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HOUSSAYE Marc

HOUSSAYE Marc

Je réside à Caen (Basse-Normandie, Calvados). Actuellement président de la Fédération des Cafés Citoyens La Nouvelle Arcadie, je pratique régulièrement l’exercice du débat au Café Citoyen de Caen.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/10/2006
  • Modérateur depuis le 02/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 18 février 2009 15:38

    J’aime assez l’image du bâteau pour exprimer le processus démocratique d’un peuple. La devise de la ville de Paris n’est-elle pas d’ailleurs "Fluctuat nec mergitur" ? L’association que je préside, La Nouvelle Arcadie, www.cafes-citoyens.fr, dont est issu ce compte-rendu que nous commentons, a également pris comme logotype le bâteau. Dans ce cas, il fait référence aux trois bâteaux sous le commandement de Christophe Colomb parti à la conquête du nouveau monde.



  • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 17 février 2009 23:21

    Bonsoir DDàCoudre,

    Tout d’abord, merci pour votre post et vos encouragements sur mon dernier article.

    Concernant votre article judicieusement intitulé "il y a toujours une solution à la crise", vous semblez écrire que l’humanité, en tous cas les forces qui la gouvernent, celles que l’on tente de saisir et comprendre que trop peu souvent, ces forces donc que l’on restreint souvent à une sorte d’instinct naturel, un esprit grégaire, ces forces de préservation de l’espèce, d’adaptation à l’environnement, sont les garde-fous en quelque sorte de notre propre suicide collectif.

    Nous pourrions également aller plus loin et, comme l’affirme Jacques Attali dans sa "brève histoire de l’avenir", concevoir que les temps qui nous attendent permettront de faire évoluer l’humanité vers une nouvelle forme d’organisation planétaire, après être passé par une période apocalyptique.

    Voilà peut-être toute la question : jusqu’où aller dans l’apocalypse ? Si tenté que l’on puisse raisonner de cette manière ; les choses de cet ordre emportent tout sur leur passage. Le système devra-t-il à nouveau exacerber le degré de tolérance des individus, les maltraiter (ce qui a déjà commencer) pour réveiller quelque chose en eux ? Et jusqu’où ira la violence qui en résultera ?

    Car de la violence, nous en accumulons depuis quelques décennies, et la cocotte minute ne fait que grimper en température. Le sacré s’efface et la violence s’installe. Pour retrouver un sens sacré, il faudra peut-être que la violence évacue des choses.

    Enfin, voilà, il y a toujours une solution à la crise. La solution se trouve peut-être dans la crise. Comme le ver qui se transforme en papillon et qui soit pour cela passer par une phase de transformation douloureuse.



  • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 17 février 2009 18:41

    Votre intervention est intéressante, mais c’est dommage car vous n’explicitez pas assez votre pensée. "C’est un peu court jeune homme" aurait lancé un personnage pas si fantasque que l’on pourrait croire.

    La question posée comme telle : "Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie" met en évidence la question suivante : qu’est-ce qui est le plus important ? L’esprit démocratique avec ses nécessaires apprentissages ou la préservation de l’humanité à en croire les écologistes les plus convaincus ?

    La question du choix et de la liberté est au coeur de cette question. Mais qui fera les choix demain et pour quel projet de société ?

    Bien cordialement,



  • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 23 décembre 2008 15:37

    Le texte est ke résumé d’un débat. Il ne correspond donc pas à mon opinion. Voici ci dessous quelques réflexions personnelles pour poursuivre le débat.

    En fait, il est question ici du concept de citoyenneté à la française (et la question se situe
    effectivement sur le plan culturel). Le principe démocratique peut être décliné en fonction de la nature des peuples. Le caractère du peuple français, si l’on peut s’exprimer ainsi, se retrouve dans l’acception rouseauiste du terme de citoyen, c’est-à-dire celui qui va s’attacher à l’intérêt général, et non à un intérêt communautaire.

    En ce sens, la discrimination positive entre en contradiction avec les valeurs intégratives de la citoyenneté française.



  • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 11 mai 2008 20:57

    Le Café Citoyen de Caen s’est également penché sur la question de la dictature de l’opinion (http://www.nouvellearcadie.net/index.php?m=334)

    Eriger en vérité dogmatique une opinion publique censée représenter l’ensemble de la population, c’est nier l’acte même de l’individuation démocratique, c’est tuer la nécessité de laisser mûrir par le débat et la confrontation des idées l’exercice de la pensée démocratique. C’est figer la réflexion, c’est rendre inutile la poursuite de la réflexion. A quoi bon chercher par soi-même ce que l’on pense lorsque l’on nous présente de façon complète, sous forme de beaux camemberts de statistiques, de disques multicolores, desquels un sentiment d’exhaustivité se dégage, de façon complète donc l’ensemble des positionnements des sondés.

    Ces morceaux de vérités, ces bouts d’authenticités puisés chez nos concitoyens nous sont livrés prêts à consommer. Et pourquoi réfléchir lorsque une grande quantité de personnes interrogées ont déjà pris la peine de réfléchir à votre place ? Le nombre ne fait-il pas loi en matière de démocratie ? Un échantillon de Français n’a-t-il pas plus raison que moi ? Moi qui suis seul et qui n’a donc qu’une vision parcellaire de la société ?

    C’est sans compter la fausse vérité consistant à rapprocher vérité scientifique et vérité démocratique. Les statistiques veulent nous faire accroire que de l’opinion publique émergera une vérité intangible, plus essentielle que la réflexion personnelle de chacun d’entre-nous. Alors que la complexité de la société vaut la peine de prendre le temps du débat, de la contradiction des idées, de l’accouchement de notre propre regard sur le monde.

    Mais qu’induit donc le déversement dans l’espace public de tant de sondages d’opinions sinon une paresse chez chacun d’entre-nous ? Vous voulez connaître ce qu’il faut penser sur telle ou telle question ? Consultez un sondage et vous pourrez ainsi saisir différentes pistes proposées, autant de pistes vous permettant de faire un choix qui n’en est pas un. Cherchez-vous votre propre piste ? Quelle est le degré de liberté proposé par cet éventail de solutions pré-mâchées ? Ce que vous pensez vous finalement de la question, on s’en balance, car ce qui compte c’est que vous vous positionniez apparteniez à la moyenne représentative.

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