Jeune neurobiologiste et neuropharmacologue comportemental. Tout jeune papa également, qui s’intéresse de plus en plus à l’avenir, pas du sien mais de ses enfants. Anonyme ? Parce qu’on se fout de savoir qui je suis. Ce pseudo ? Je ne suis ni sage ni philosophe, juste parce que j’aime bien l’empiriste (mais je n’ai absolument rien contre l’apriorisme de Kant !). Et puis peut-être aussi tout simplement parce que je suis un fan de Calvin et Hobbes...
Desole pour le manque de tact Je ne remets pas en question votre travail et j’ai tres bien compris et apprecie le cote temoignage de votre article comme je l’ai dit plus haut. Au vu d’un certain nombre de commentaires je voulais juste recadrer un peu les choses sur le rap et l’idee que l’on s’en fait.
Je ne suis pas d’accord par contre avec l’idee de legifere une musique, un style, j’ai vraiment du mal a voir comment. Le probleme ne vient pas de ce qui raconter, mais de la facon dont les auditeurs le recoivent et l’interprete. Les stereotypes que vous evoquez se passsent tres bien du rap pour se rependre dans ses milieux. D’ou l’idee (mais elle n’est pas neuve et certains voire beaucoup y travaillent deja) d’utiliser cette musique comme un moyen de communication car elle prete souvent a polemiquer et a debattre.
L’ensemble des reactions et l’article lui-meme laisse de cote une grosse partie du rap francais, pas grande gueule avec de tres bons textes a l’encontre de ce qui est expose dans l’article (meme si je rejoins l’auteur sur les problemes actuels).
Je pense notamment a :
Disiz la Peste qui justement fustige le stereotype « des victimes du systeme) » dans « la philosophie du hall » ou la racisme anti-blanc et anti-noir de son point de vue de metisse dans une chanson delirante (« j’irai cracher sur vos tombes ») utilisant fort a propos (le titre l’est aussi d’ailleurs pour ceux qui connaissent l’oeuvre de Boris Vian) la fameuse sentence de Mercutio « La peste soit de vos deux maisons ».
Ideal J avec une surprenante chanson contre le shit et l’aclool, dont voici le refrain de tete :
« Un nuage de fume me contient, dans un simple joint ma rage je contiens, un liquide nocif m’atteint, et soudain, le malin qu’il contient deteint sur mes traits, tout d’vient abstrait, j’tire un trait sur le passe... »
Ou encore IAM qui en 8 ou 10 min depeind la societe actuelle sans refrain, tout en phrase sur « demain c’est loin ».
Bref, pas mal d’exemples loin du cote commercial reducteur et de ce qui fait leitmotiv dans les cites.
Plutot que de vouloir legiferer sur cette musique, en tant qu’educateur : pourquoi ne pas connaitre cette musique et s’en servir comme un moyen de communication avec eux, les commentes, leur montrer autres choses et les origines, etc... ?
Je comprends votre reaction par rapport au gansta. Cependant, ce rap choquant n’est que le triste reflet de ce qui se passe dans les ghettos americains. La plus part des chanteurs sont des anciens dealers, braqueurs, fils de prostitue ou prostitue chez les femmes (cf Lil’Kim). Par contre en France c’est une autre histoire.
et oui c’est le probleme du « commercial » mais aussi de l’ambiguite que les chanteurs vehiculent avec des textes assez hardcores ou stereotypes et d’autres bien poses.
Non il y a vraimant de tres bon textes dans le rap, tres travaille. Mais souvent moins connu ou difficile a la preniere ecoute.
Cf en dessous le post de Johan.