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Marc Viot

Marc Viot

Né en 1962 à Marseille de parents pied-noirs. Je me spécialise dans l'accompagnement de projets d'entreprise jusqu'en 2001, année où je mets au point puis cède un concept d'enveloppe numérique dynamique. Tout bascule depuis mon arrivée dans le Gard en 2004, où après avoir aider ma femme à monter son entreprise de restauration artisanale, je consacre ma vie d'humain à me relier à ce que je sens.
J'aime à me définir par ma relation à l'autre. Aussi, en lieu et place de ma bio, un projet qui me tient particulièrement à coeur : http://www.libertero.net

Tableau de bord

  • Premier article le 21/11/2007
  • Modérateur depuis le 17/07/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Marc Viot idoine 28 novembre 2008 16:15

    Soyons positif, si le chaumage te met sur la paille, tu peux toujours essayer de te refaire le toit.



  • Marc Viot idoine 27 novembre 2008 13:32

    Beaucoup voient dans les crises les facteurs négatifs, or les crises se révèlent souvent comme d’excellents stimulants intellectuels, pour qui transforme son angoisse protectrice et réductrice en opportunité d’ouverture dynamique.



  • Marc Viot idoine 27 novembre 2008 00:22

    Pour votre 2). Disons que l’intelligence a toujours été la seule alternative au chaos, non ?



  • Marc Viot idoine 27 novembre 2008 00:20

    Bayrou n’avait-il prévu un score a 2 chiffre en 2007 et sa victoire en 2012 ?

     smiley



  • Marc Viot idoine 26 novembre 2008 17:38

    Au café du coin, des amis jouent aux osselets avec leurs os, ils ont des visages ronds et rouges et parlent en riant autour d’un gros arbre en bois bleu, Epistogon de se dire ;
    Ces amis m’ont l’air bien sympathique
    Peut-être que leur parler m’égaiera ;
    Moi qu’on dit fou et solitaire
    Trop vieux et enfant bruyant
    Je vais m’asseoir et boire à leur table
    Des jus de patates a la framboise
    Délicats
    Je vais les divertir

    Alors Epistogon s’asseoit a la table et les bonhommes au visage rond rient de le voir faire des grimaces, tordant ses milles oreilles et agitant ses trente nez ; cependant un homme de l’assistance ne rie pas, il a la bouche fermée mais on devine dans ses yeux sa langue de fer. Plus tard dans le temps, la ronde des bonhommes se lève ; toujours en riant ils rentrent dans le gros arbre bleu. Le patron du café, un chaton, range les chaises. Epistogon prend la route et va au port. Il y voit un marin vert qui l’aborde :

    Je te devine derrière ton malais beau
    Tu es Epistogon ;
    Un homme qui n’a fait de neuf
    Que la somme de cinq et quatre
    Tu copies la terre comme la mer
    Copie la couleur du ciel
    Seulement toi tu as un fond qui est le bord
    Fais toi marin avec moi Epistogon
    Nous allons pleuvoir sur les océans ;
    Et tu connaîtras quelques abysses
    Quelques sirènes quelques poissons
    Qui te feront oublier ta figure d’arc-en-ciel
    Et peut-être feras-tu sortir de ton anus
    Les couleurs qui te manquent ;
    Une odyssée voila une carence qui te chagrine
    Pourtant du bout de sa lampe elle claire
    Même les draps de satins rendus noirs
    Par la solitude et le vide
    Allons Epistogon
    Sous le point, sous la virgule
    Sous le point virgule
    Allons Epistogon
    Connaître chacune des inhalations de la vie

    Epistogon répond :

    Tu me parles, mon ami
    Je serais le tien
    Dis que je fasse
    Mais je ne parle qu’une langue
    Non pas le français mais s’y approchant
    Elle tombe bas car elle est sourde
    Et je ne sais si elle est capable
    De connaître avec toi les supplices et les joies
    De l’aventure
    Car vois-tu elle est bien superficiel
    Comme la coquille vide d’une femme morte d’amour
    Elle est fragile
    Mais soit partons, mais je t’en prie, tue-moi si tu la trouves inacceptable
    Car je ne peux me résoudre à me séparer d’elle
    Mais, soit, partons
    Et le point-virgule sera notre Athena !

    Les deux compères rentrent dans le bateau du marin ; le Léviathan, Ils partirent dès l’aube pour se rendre aux corridas de Moscou acheter une cargaison de pains frais pour les vendre au Mexique le vendredi suivant, arrivé a Moscou, Epistogon dit :


    Ami, il neige aujourd’hui
    Jaunes et blancs
    Des œufs au plat !
    Ramassons et faisons fortune
    De la vente de ces trésors
    Un bouquet de fleurs de cendres
    Et offrons-le à Cassandre
    Qui a tellement à pleurer
    Réconfortons son sein
    Car Moscou est belle ce soir !
    Roule donc dans un drap de lit
    Ce jardin suspendu dans ma poche
    Roule donc dans le soir
    Moscou qui brûle
    Qui hurle de joie
    Des colonnes rythmiques
    Et son cœur qui bat si vite
    Sous l’horizon du point ;
    Souriant ce soir
    Roule donc dans Moscou
    Des paysages blancs et perdus
    Désolés tel la virgule ;
    Moscou est belle ce soir !
    Je veux vivre ce soir !
    Mais perdu ! Égaré au rythme battant de mon cœur ;
    Recueillant de ma bouche
    Des langues slaves
    Serrant de ma main
    Des alphabets cyrilliques
    Et aspirant le lait de la lie de l’homme !
    Ami, Ami, souris, ce soir la vie brille
    Les voitures défilent honorées
    Et Moscou brûle !
    Roule donc dans ce bûcher immense
    Ce qu’il faut pour déboîter
    Les coupoles et jouer avec chacune
    De leurs rougeurs !
    Roule la plaine froide
    Dans l’étui du Kremlin
    Entre les seins de leurs femmes !
    J’aime Moscou et sa neige ;
    Comme j’aime son bûcher !

    Et Epistogon et le marin, heureux et torches à la main, brûle chaque maison et chaque pont, et la neige fond sur la ville rouge et jaune tel que vu de loin, Moscou paraît elle, sans lendemain, donc belle ; Epistogon ému :


    Ce spectacle est en fait bien lamentable
    Une route adolescente finie
    Grise terne sans plus de dorures
    Mais, après tout qu’importe
    Le vide
    Et le point-virgule m’ont beaucoup vomis
    Couchons, nous, attendons
    Que les cochers et les sabots des chevaux
    Brisent ce qui nous restent
    Et étouffent les braises de Moscou
    Ami, tends ta main ; vois-tu ?
    L’absence de cendres de mon coeur !
    Je suis bien Epistogon oui
    Le roi de toutes choses
    Prétentieux comme le premier des hommes
    Et haineux comme le dernier
    Qui regarde l’arbre et crie l’injustice
    Lui, l’égoïste ; qui pleure de ne plus voir les branches
    Et qui pleure du regard cruel du corbeau.
    Ami, creuse ta tombe aujourd’hui
    Et montre bien la merde de ton voisin
    Fais jaillir son sang et ris-en,
    Il en rira ; s’il n’est pas ivre

    Epistogon s’arrête, s’asseoit, regarde lentement les toits de chaume maintenant arrosés de pétrole qui s’enflamment gaiement, et continue :


    Il n’y a rien de plus simple que d’être fou
    Il suffit de fermer les yeux au temps
    L’ignorer et absent
    Mais capable, tracer des points-virgules,
    Tranquillement inquiétants au profane érudit
    Souriant au passant
    Et qui se place au front ;
    Comme des icônes
    Et ces signes contemplent
    Le sang et la merde de nos voisins
    Bien mieux que la raison.

    Epistogon attend. Un nain sans sourire s’approche et le transperce de son épée, Epistogon s’est effondré :

    Mes souliers ridés
    Et au-dessus les soleils bleus
    L’amour est mort ce soir
    Sur l’herbe brûlé de Moscou.

    Dans un son qui ne s’éteint nulle part
    La bouffonnerie, et laquelle ! Est finie
    Mais sur mon masque sur ma couronne
    La peinture coule en larmes bien réelles ;
    J’aimerais savoir.

    FIN DE LA LEGENDE.

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