Ouverture le Dimanche :
Oui, lorsque l’on est consommateur, on apprécie de faire ses courses le Dimanche.
Oui, mais à condition que lorsque l’on travaille le Dimanche on gagne un double salaire.
Non, lorsque l’on choisit de travailler le dimanche parce qu’un smic par mois c’est pas suffisant pour vivre !
Non, si l’entreprise considère le dimanche doit être payé comme un jour ordinaire.
Non, lorsque l’on ne voit plus ses enfants le dimanche.
C’est un comble on demande aux français de s’autofinancer les augmentations de salaire (le leurre du travailler plus pour gagner plus !! heures supp, paiement des RTT, retour au 40 heures, départ en retraite retardé. Pendant que le cac40 s’offre des ponts d’or, les autres triment à moins de 1000 euros par mois !
A quand la révolution again ?
La modernité c’est travailler moins et gagner plus ! pour avoir du temps et ainsi avoir une meilleure qualité de vie !
Et bien au 21ème en France, une minorité devient corvéable à merci. La smicardisation est en voie de gagner les classes moyennes !
Et bien sûr, on ne remet pas au travail les 5 millions de chômeurs... on préfère ponctionner le travailleur à coup de prélèvements sociaux, d’impôts et de taxes...
Il est évident qu’en France, nous avons de plus en plus intérêt à se mettre au chômage puis au RMI le statut suprême de l’assisté roi !
La démocratie est fragile surtout lorsqu’elle n’est pas respectée. La paupérisation croissante d’une population écrasée d’impôts exhorbitants, un Etat incapable de gérer ses finances publiques, des pays émergents prenant de plus en plus de parts de marché, un chômage endémique, une jeunesse qui échoue à l’école...
Voilà un cocktail explosif !
Et heureusement qu’on la sécu hein ?
Hélas, la sécurité sociale est un scandale une pompe à pomper le fric des contribuabes avec un retour bien en deça de ce que l’on est en droit d’attendre !
Depuis les années 80 nous faisons toutes les erreurs possibles pour que dans ce pays les jeunes des cités deviennent des bêtes sauvages !
Toutes les villes de France sont ceinturés par ces populations à la dérive !
Et que propose-t-on actuellement ? D’en faire entrer d’autres (immigration choisie alors que nous ne savons pas quoi faire des 5 millions de chômeurs, des 1,5 millions de rmistes !) alors que nous subissons une immigration illégale de centaines de milliers de sans papier chaque année !
Il faut stopper d’urgence l’immigration. Renvoyer sans état d’âme chez tous les sans papier sans exception.
Réservons nos états d’âme aux retraités qui ont travaillé dur toute leur vie et dont les 3/4 des retraites ne dépassent pas 1000€ ! De plus un génération qui a connu les horreurs, l’extr^me pauvreté de la seconde guerre mondiale (l’assistanat d’Etat n’existait pas en ce temps là).
Depuis les années 90, malgré une politique d’assistance qui grève gravement le pouvoir d’achat des classes moyennes, notre pays est entré dans l’ère de la paupérisation durable, aggravée par l’arrivée massive de nouvelles populations étrangères qui ne peuvent plus s’intégrer et qui vivent à nos crochets (combien de milliards d’euros dépensés pour toutes ces banlieues en vain ?)
Autre fléau qui sape l’éducation des enfants : laxisme parental (plus prompt à passer du temps à la CAF et incollables pour avoir droit à toutes les aides, qu’à surveiller leurs mômes !), une culture TV qui détruit chaque jour un peu plus nos valeurs morales, ces mômes sont nourris à la violence, aux crimes, viols, braquages dès le berceau ! Toutes les chaînes TV proposent des séries épouvantables, vidéos, films prônent la culture de violence !
Une société ne peut que s’écrouler lorsqu’elle vénère un footballeur, un animateur de TV qui gagne plusieurs smic par jour jour, alors que le savant dans son labo gagne un smic et demi en début de carrière !
Stopper aussi cette gauche avec leur idéologie de la bienpensante (on en fait pas assez dans l’assistanat...) excuse tous ces débordements et acceptent des les exorcicer en envoyant les journalistes observer les sauvages en action avec de longs débats TV à se masturber le cerveau en bonne compagnie !
Quand il s’agit des privilèges des pauvres, les riches sont intraitables. Entre les défavorisés, ils ne tolèrent ni différence ni discrimination. A l’idée que l’OS de chez Renault contribue, sans murmure, à l’avantageuse retraite du cheminot de la SNCF, leur sens de la justice s’insurge. Il faut donc au plus vite faire une nuit du 4-Août chez les petites gens, et commencer par abolir ces abominables « régimes spéciaux » de retraite qui sont injustes, dit l’UMP, et même « indignes », selon Nicolas Sarkozy. Devant tant de sollicitude, mes yeux s’embuent et mon coeur tressaille de tendresse.
Que les choses soient bien claires. Je suis, depuis 1995, favorable à la réforme des régimes spéciaux ainsi qu’à celle de la Sécurité sociale. C’est pourquoi, avec d’autres personnalités de gauche, j’ai soutenu alors le plan Juppé. Que n’avons-nous entendu, y compris ici même, de la part de cette « gauche brasero », composée d’intellos et de bobos bien décidés à résister jusqu’au dernier prolétaire ! Ce n’est donc pas aujourd’hui, quand presque tout le monde a compris le caractère inévitable de cette réforme, que je vais changer d’avis. Pour réussir, elle a besoin d’être négociée, comme le réclame François Chérèque, et même au cas par cas, comme le préconise Michel Rocard.
Mais ! Mais, Monsieur le président de la République, quitte à vous agacer encore, je voudrais vous dire ceci : qu’il serait en effet indigne de rogner quelques avantages aux petits sans retirer quelques privilèges aux grands. Tenez, Philippe Séguin, qui préside avec talent la Cour des Comptes, vient de vous donner une bonne idée. Il a remarqué que les stock-options ainsi que les indemnités de départ parfois monumentales dont bénéficient les grands dirigeants d’entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales, alors qu’il s’agit bel et bien de revenus du travail. Un privilège dans le privilège en somme. On prétend souvent que les avantages consentis aux caciques du CAC 40 sont peut- être excessifs, mais qu’ils ne portent pas à conséquence compte tenu du petit nombre des bénéficiaires. Or remarquez bien ce qui suit. L’assujettissement des stock-options et des indemnités de départ aux cotisations sociales produirait, au dire de la Cour, environ 6,5 milliards d’euros. Ce chiffre est à rapprocher de celui du déficit des régimes spéciaux : 6,2 milliards. Concluez vous-même.
Vous tenez là une occasion en or, si j’ose dire, de vous élever au-dessus de votre électoral comme il sied au président de la République. Réduire simultanément les petits avantages et les gros privilèges authentifierait - plus que l’attribution de ministères et de postes honorifiques à des hommes de gauche en fin de carrière - ce désir d’ouverture que vous proclamez. Car jusqu’ici, tandis que vous avez fort légèrement attribué 15 milliards de gratifications à vos électeurs des classes aisées, les classes populaires n’ont reçu, en termes d’ouverture, que la perspective d’être moins remboursées en cas de maladie et d’être plus encadrées en cas de grève.
Prenez-y garde. Prenez garde à votre tropisme du côté de l’argent, que François Bayrou stigmatisait avec éloquence dimanche dernier. Il est faux que l’argent n’ait pas d’odeur. C’est le contraire qui est vrai, jam olet. Il monte des allées du pouvoir le fumet caractéristique de l’argent-roi. En dehors de quelques intellectuels cosmétiques, il n’y a autour de vous que les grandes fortunes de ce pays. Je ne vous le reproche pas. Au moins pourriez-vous profiter de cette familiarité avec les plus opulents de nos concitoyens pour les convaincre de sacrifier un peu de leur superflu.
Certes, votre popularité reste grande. Mais elle est due à votre style plutôt qu’à vos résultats. Quand viendra l’heure de la rigueur - c’est pour bientôt, dit justement Christine Lagarde -, les Français sortiront de leur fascination. Ils n’accepteront les sacrifices que s’ils ont la certitude qu’ils sont partagés. La France n’est pas l’Amérique. La justice y est la condition de l’efficacité. Il faudra bien que vous en preniez votre parti.