Les fonds souverains, c’est pour les pays qui ont des excédents. Pour la France il serait bien plus correct de parler de dettes souveraines.
Sarko prend vraiment les français pour des cons, comment peut-il constituer un fond souverain avec des dettes ?
Et si il ne prend pas les français pour des cons et qu’il croit vraiment à ce qu’il dit, je lui suggère de prendre d’urgence des cours d’arithmétique élémentaire, niveau CP.
Et pourtant j’avais un très bon job aux USA, une épouse d’origine US, mais, après plus de 20 ans passés la-bas, nous avons décidé que le mode de vie européen était bien plus agréable, que nous en avions marre de vivre dans le trou du cul du monde à Columbus (Ohio), pourtant une ville de plus de 700.000 habitants, même dans une maison agréable avec tout le confort envisageable. Et, je le répète, mon épouse est d’origine étatsunienne depuis de nombreuses générations (si ses ancètres ne sont pas venus avec le Mayflower, c’était avec le bateau suivant).
Et lorsque je parle de Columbus, je parle de la quasi totalité des USA, New York et San Francisco sont très loin de représenter le véritable mode de vie US, à se demander même si ces deux villes sont vraiment étatsuniennes.
Bon, pour être juste, nous nous voyions mal nous endetter pous 15-20 ans à seul fin de payer les études de nos deux enfants, alors qu’ici, en Europe, les études sont pratiquement gratuites.
Croyez-moi, amis rêveurs, la vie en Europe est bien plus agréable à vivre.
Je crois que l’auteur n’a jamais mis les pieds aux States. J’y ai vêcu et travaillé plus de 20 ans.
Lorsqu’il parle de "quelques poches de pauvreté" j’aurais envie de rire si le sujet n’était pas si triste.
Je vais simplement parler de quelques faits.
Plus de 50 millions d’étatsuniens n’ont strictement aucune couverture médicale et ne peuvent pratiquement pas se soigner. Aux USA, tous les jours des gens meurent faute de pouvoir se soigner. Quant aux soins dentaires, il suffit de constater, dans la rue le triste état de la dentition de la majorité des gens pour s’apercevoir que le dentiste est un rêve pour eux.
Aucune sécurité de l’emploi, licencié du jour au lendemain, le vendredi, en recevant son chêque, on peut se voir dire qu’il est inutile de revenir lundi, sans aucune justification, même après être resté plusieurs années dans la boite. Pratiquement pas d’assurance chômage, et l’on peut se retrouver clochardisé très rapidement, parfois quelques mois suffisent.
Des montants de retraites misérable, c’est pour ça que l’on voit tellement de personne agées travailler, à cet égard, il me revient le cas de ce laveur de voiture de 74 ans, dont la femme était en train de mourir du cancer (sans être soignée, trop cher) et qui avait le dilemne entre arrêter son travail pour rester près de sa femme les derniers moments mais alors ne plus pouvoir manger ou aller travailler et laisser sa femme mourir comme un chien.
La recherche, parlons en. Elle est en grande partie le fait d’étrangers venu aux USA pour un post-doc (je sais personnellement de quoi je parle). Elle est en partie en perte de vitesse (dans un domaine que je connais bien, l’informatique) par la faute de Bush qui a découragé (voire expulsé) pas mal de chercheurs de bon niveau qui avait le tort de venir de pays avec lesquels les USA ne sont pas forcément copains.
Il y a plus de 2 millions de personnes en prison, c’est-à-dire que c’est le pays du monde où il y a la plus forte proportion de la population incarcérée (ça doit être que que l’on appelle le pays de la liberté ...), et pourtant l’insécurité règne dans les rues. S’il y avait la même proportion de détenus en France, ils seraient non pas 60.000 mais 600.000, c’est-à-dire dix fois plus. Et pourtant la France n’est pas connue comme un pays laxiste en matière de prison.
Pourquoi autant de prisonniers aux USA ? La société US est-elle à ce point criminogène ? Alors, pourquoi est-elle criminogène ? À moins que les prisons privatisées soient d’un très bon rapport (c’est le cas) et qu’y maintenir plusieurs années un pauvre diable qui a pissé sur une pelouse est une excellent affaire. Bon, moi j’appelle cela de l’esclavage déguisé.
Bon, je vais arrêter là et laisser l’auteur à son rêve, tout en lui répétant que le rêve américain est plus proche du cauchemar que du paradis.
Par exemple, voici ce qu’en dit un journal canadien (Le Soleil du 18 octobre) :
"C’est surtout lors de sa conférence de presse à la Citadelle qu’on a pu saisir la réelle nature du personnage. D’abord, l’homme est incapable de rester en place une seule seconde. Il se dresse sur le bout des pieds, il regarde le plafond, il se gratte le menton, il plaque son regard dans les yeux des jolies dames, il s’attarde sur leurs jambes, il distribue les sourires, il joue avec le lutrin, il part dans la lune aussi à l’occasion. On dirait un gamin qui s’apprête à faire un mauvais coup."
Bien vu, non ?
J’imagine (et, en fait, je sais) que les journalistes français n’en pense pas moins. Mais lorsque leur patron leur dit ou leur fait comprendre que "tu flattes ou tu dégages", alors compte tenu du marché de l’emploi pour un journaliste, ils flattent.