« Ils étaient usés à quinze ans Ils finissaient en débutant Les douze mois s’appelaient décembre Quelle vie ont eu nos grands-parents Entre l’absinthe et les grand-messes Ils étaient vieux avant que d’être Quinze heures par jour le corps en laisse Laisse au visage un teint de cendre Oui, notre Monsieur oui notre bon Maître Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu’ils furent esclaves De là à dire qu’ils ont vécu Lorsque l’on part aussi vaincu C’est dur de sortir de l’enclave Et pourtant l’espoir fleurissait Dans les rêves qui montaient aux yeux Des quelques ceux qui refusaient De ramper jusqu’à la vieillesse Oui notre bon Maître oui notre Monsieur Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient C’était pour partir à la guerre C’était pour finir à la guerre Aux ordres de quelques sabreurs Qui exigeaient du bout des lèvres Qu’ils aillent ouvrir au champ d’horreur Leurs vingt ans qui n’avaient pu naître Et ils mouraient à pleine peur Tout miséreux oui notre bon Maître Couvert de prêtres oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse Le temps de l’ombre d’un souvenir Le temps du souffle d’un soupir Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »
Merci à l’Auteur et à tous les commentateurs pour ce moment de joyeux délire qui ralentit la déliquescence des articles et commentaires sur Avox ces derniers temps. Histoire de plomber un peu le débat et le relancer : l’espadrille est -elle de doite, et la tong est-elle de gauche ?
PS : en espagnol, celui qui fabrique des espadrilles se dit : Zapatero !!!
Je suis surpris que dans ce banc d’essai où j’ai pris mon pied, soit occultée la « Louboutin » des tongs, je veux parler des « Birkenstock », indispensables dans le dressing des snobinardes « estrasses » marseillaises ! Au demeurant, les semelles orthopédiques de ces « Birkenstock » à base de liège sont d’un confort incomparable, et sont recommandés par de nombreux rhumatologues !