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  • jakem jakem 5 octobre 2024 15:24

    @tashrin
    Je trouve votre jugement hâtif, simpliste et bien approximatif.

    Vous confondez l’émotion, les sentiments, avec le vice ou les défauts ( paresse, exhibitionnisme, vantardise, goût du lucre ...).

    Pourtant certaines émotions sont salutaires : l’instinct de survie provoquant la fuite face à un danger ; l’instinct ( le 6e sens ) qui nous conseille ou dicte un comportement à partir d’informations non perçues explicitement et pas encore traitées par le cerveau, mais qui pèsent ; compassion ou pitié ou solidarité ; tristesse ; joie ...

    Peut-on se passer de tout ça ?

    Au nom de quoi ? de la Raison érigée en principe intangible, froid et quasi mécanique, à la manière du système informatique ?

    Dans la réalité notre cerveau mêle émotion et raison, morale et droit, passion et tempérance ....

    Pendant la crise du Covid, je me suis vacciné sans attendre et sans me sentir esclave. Je suis atteint de BPCO, ma capacité respiratoire est diminuée de presque 60% par rapport à ce qu’elle était ( selon l’évaluation médicale — et je le sens ! ), et si cette saloperie m’avait attrapé, j’aurais passé je ne sais combien de jours, voire de semaines, à l’hôpital, relié à des machines, et sans garantie de m’en sortir.
    Gaspillage de temps, de compétences, d’attention, et d’argent.
    Et que serait-il devenu de Kim, mon chien ?
    J’estime que ma trouille fut salutaire.

    J’aurais admis, compris que nos dirigeants laissent les jeunes continuer à vivre à peu près normalement, avec des limites, pour éviter de trop nombreuses « petites gripettes » ( selon le Raoult — qui avait aussi prédit la fin de la guerre en Ukraine au bout de 3 mois ). Et j’aurais accepté mon confinement, en tant que vieux à risque, et ne serais sorti, comme je l’avais fait, qu’une heure par jour. En trichant un peu parce que je ne marche plus très vite et il me faut plus d’une heure pour faire la grande promenade de Kim ( 5 km).

    Pour me répondre, si ça vous tente, ne tenez pas compte de mes confidences, mais seulement de la 1ère partie.



  • jakem jakem 5 octobre 2024 13:07

    6 — ( fin ) ....

    Il est facile de répondre que le volontarisme actif, le courage politique effectif, s’ils étaient mis en œuvre, résoudraient beaucoup de ce qu’on prétend insoluble. Par exemple récemment, l’ancien ambassadeur de France en Algérie (de 2008 à 2012 puis de 2017 à 2020) Xavier Driencourt a proposé plusieurs pistes que la France devrait emprunter pour contraindre l’Algérie à délivrer les laissez-passer consulaires. Elles réduiraient sensiblement le nombre d’OQTF en jachère, non exécutées et qui mettent les Français en péril. Il y faudrait presque rien : l’audace attendue de ceux qui nous gouvernent.

    Bruno Retailleau doit donner du courage à ceux qui doutent, aux fatalistes, aux frileux. Son plan d’action est de nature à rassurer la « majorité nationale » derrière lui. Son verbe ne sera pas un substitut aux œuvres qu’on espère de lui.

    Ne nous laissons plus intimider.



  • jakem jakem 5 octobre 2024 13:07

    5— ....L’excellente tribune de Jean-Éric Schoettl, au contraire, nous éclaire quand il souligne que « l’État de droit ne doit pas empêcher de modifier l’état du droit ». On ne peut que l’approuver quand il écrit ceci : « Le corpus des textes relatifs à la sécurité publique et à l’immigration, lui, n’est pas intangible. Il peut être modifié dans le respect des procédures dans lesquelles s’incarne l’État de droit et, en tout premier lieu, de la procédure législative ».

    On pourrait résumer ainsi : l’Etat de droit est un cadre dans lequel l’état du droit apportera sa pierre et ses dispositions avec pragmatisme. En allant aussi loin qu’une démocratie à la fois combative et se limitant pour ne pas se dévoyer le permettra.

    Il ne faut plus se laisser intimider.

    En particulier par une ultime injonction. Que feriez-vous à la place de ceux qui n’ont que leur bonne volonté ou, pire, leur impuissance à offrir aux citoyens pour les consoler ?



  • jakem jakem 5 octobre 2024 13:05

    4— ....

    Les communiqués du Syndicat de la magistrature, sur ce sujet, nous confirment plutôt que Bruno Retailleau parle vrai et voit juste.

    Et, dans un tout autre registre, les propos convenus (pour la haute hiérarchie judiciaire d’aujourd’hui !) du procureur général près la Cour de cassation Rémy Heitz ne sont pas bouleversants au point de nous dissocier de la rudesse lucide du ministre.

    Ce n’est pas non plus le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, qui avec une banalité solennelle nous alerte sur le fait que « l’État de droit est la condition de la démocratie » qui nous troublera : on est d’accord avec lui.

    Ce n’est pas également ceux qui confondent le jeu de mots avec l’analyse intellectuelle et juridique qui sont susceptibles de nous détourner du point de vue de Bruno Retailleau : soutenir qu’il ne fallait pas confondre l’État de droit avec l’état du droit est amusant mais ne fait pas progresser.



  • jakem jakem 5 octobre 2024 13:05

    3 — ....

    J’ai noté avec une grande satisfaction – rien n’est jamais gagné et la lâcheté sait couvrir toutes ses abstentions d’un voile honorable ! – le soutien clair, net et argumenté apporté à Bruno Retailleau par cent soixante-dix députés et sénateurs de la droite républicaine.

    Ils ont rappelé que l’État de droit n’a pas vocation à être « intangible » et que le signifier n’a rien qui offense la démocratie. L’État de droit, c’est d’abord ce socle : « le respect de la Constitution, de la séparation des pouvoirs et de nos principes fondamentaux ». Tout le reste peut être évolutif si on veut bien s’attacher à quelques repères inaltérables, à portée moins juridique qu’humaine, sans lesquels la démocratie tournerait à une sorte de sauvagerie officielle. Notamment on ne juge pas deux fois la même affaire, l’exigence de la non-rétroactivité, du principe de la prescription, de l’irresponsabilité pénale (on ne juge pas les déments).

    À partir de telles lignes rouges, qui peut soutenir de bonne foi que le pouvoir politique n’aurait pas à mettre toute son énergie au soutien de la sauvegarde sociale et de la tranquillité de chacun ? Qu’oppose-t-on d’ailleurs à cet impératif à la fois humain et juridique ?

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