Un (n)Epstein ( liaison ) dans la forêt, debout, tranquille et muet Il porte un mantelet éclatant de pourpre Dites, qui donc ce bonhomme peut-il être Qui se tient debout tout seul dans la forêt ?
Ma no parlare italiano. Ma a chanté italiano quando was jeune : seb(b)en che siamo donne ; se otto ore ; a la notte di natali ; montesino cugino mio ; ... voliam la liberta, ma la liberta non vienne...
Néanmoins, pour expier votre mensonge, vous devriez réciter ce mantra plusieurs fois par jour : « Le voile est notre liberté, notre liberté c’est le voile ! »
Veuillez bien remarquer l’insistance sur le dernier mot qu’il est divinement recommandé de prononcer d’une voix forte, avec la pleine affirmation de la conviction absolue.
Personnellement je recommande aussi l’absorption d’un petit verre de schnaps ( a Schnäpsle ) après chaque prière.
Que le Tout Puissant, le Prisunik et Mystère-des-Vieux vous accorde son pardon !
En 2019, vous avez décidé d’enlever votre hijab devant les caméras du monde entier lors de championnats d’échecs ; vous avez été exclue de l’équipe nationale. Pourquoi avoir fait le choix de vous rebeller ?
C’était un acte politique contre le régime qui a fait du hijab un symbole de soumission des femmes. Je suis contre le voile, je pense qu’il dégrade la position des femmes. Mais je crois à la liberté et si des femmes veulent le porter librement, elles doivent le pouvoir.
Pourquoi avoir choisi la France pour votre exil ? Êtes-vous satisfaite de la réaction de la France après l’intervention américaine ?
Depuis toute petite je suis fascinée par la France, par sa littérature. Je voulais vivre dans ce pays où règnent la liberté et la laïcité. La réaction de la France à l’attaque américaine a été un peu timide, elle a attendu d’être attaquée pour soutenir l’intervention. Je crois que la France doit se tenir aux côtés du peuple iranien, non seulement par amour de la liberté, mais parce que c’est dans son intérêt. Si ce régime tombe, ses tentacules terroristes s’effondreront aussi. Si le régime chute, il faudra tout reconstruire. La France peut jouer un grand rôle aux côtés des États-Unis pour redresser économiquement le pays. >>
Existe-t-il une nostalgie pour le régime du Shah en Iran ?
Il existe surtout une nostalgie de l’Iran comme nation, de l’Iran comme civilisation, de l’Iran comme patrie. Pour sortir de l’impasse actuelle, il faudra renouer avec notre identité nationale, que le régime islamique a voulu étouffer sous une identité idéologique et religieuse imposée. Le patriotisme iranien dépasse les appartenances communautaires, ethniques ou religieuses. Quand des manifestants crient « Vive le roi ! », ce n’est pas nécessairement l’expression d’un attachement doctrinal à la monarchie ; c’est souvent un cri patriotique. Les femmes ont eu le droit de vote en Iran avant la Suisse !
Vous avez vertement répondu à la députée insoumise Manon Aubry qui sur le réseau social X écrivait « Ni Chah, ni Mollah, ni USA : liberté pour et par le peuple iranien ! ». Pourquoi ?
Parce que je suis fatiguée de ce réflexe paternaliste d’une partie de la gauche occidentale, qui parle au nom du peuple iranien sans l’écouter réellement. Qui est-elle pour expliquer aux Iraniens ce qui serait bon pour eux ? De quel droit des responsables politiques européens, souvent très éloignés de la réalité iranienne, s’arrogent-ils le privilège de distribuer les bons points moraux ? Ce type de slogan peut sembler généreux vu de Paris ou de Bruxelles, mais il sonne souvent comme une posture. Une partie de la gauche occidentale a d’ailleurs fermé les yeux, pendant des années, sur la nature profonde de ce régime, voire a entretenu à son égard une complaisance coupable. Les Iraniens n’ont pas de leçons à recevoir de gens qui n’ont jamais risqué leur vie face aux mollahs.