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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 14 décembre 2011 18:35


    Je suis persuadé que les élections de 2012 ne changeront rien. Ce qui changera, c’est l’équipe qui héritera de la patate Euro (et Europe).

    Je remets ici un billet que j’ai déjà posté à propos de l’article de M. Asselineau, avec qui je ne suis pas d’accord. Il est partisan de la sortie de l’Union Européenne et ses scénarios ne me convainquent pas.

    Les options auxquelles l’Euro fait face sont redoutables. Continuera ? Continuera pas ? Sortir ? Pas sortir ? Il n’y a que trois options :

    1. Si on continue avec l’Euro
    , même avec les nouveaux accords à venir, il faudra que les états endettés (ils le sont tous ?) continuent à emprunter sur les marchés financiers. A des taux qui leur interdiront d’éteindre la dette (emprunter pour payer les intérêts), et ce dans une durée indéterminée. C’est le scénario de l’étouffement économique partiel, un très fort ralentissement des activités de production et de consommation (récession) et de grands troubles sociaux. C’est le cercle vicieux.

    2. Sortie de l’Euro. Pour aller vers quelles monnaies ? Et quelles seront les parités de ces monnaies entre elles ? Et face au Dollar, qui sert, rappelons-le à régler 60% des transactions commerciales dans le monde. Comment le monde de la finance, et les banques dont les prêts sont indispensables au bon fonctionnement des économies, réagiront ? On peut entrevoir là de sérieux blocages (prêts interbancaires, confiance zéro, investissements dans l’économie réduits). Les créances en Euros, les obligations risquent d’être dévaluées. Cela fera plaisir à certains, mais les marchés ne se laisseront pas faire. Conséquences ? Inconnues.

    3. Troisième hypothèse,
    garder l’Euro, mais « imprimer » sa propre monnaie, tout en disant aux marchés d’attendre qu’on veuille bien les rembourser. Ca ou rien (ou peu). Maintenant, si l’Europe émet des obligations centralisées (bonds), qui y aura accès, et dans quelles conditions ? Les procédures seront à mettre au point, et les querelles de chiffonniers vont reprendre. Et que feront les banques et les économies ? Peut-être un redémarrage très lent. Et en plus des querelles de souveraineté.

    Dans les trois cas de figure, on court à un désastre. Il faudra veiller à ce que l’omelette soit la plus petite possible. Faites votre choix. Et malheureusement 2012 n’y changera rien.

    Il va falloir des années pour remettre le train France sur les rails.



  • Jason Jason 14 décembre 2011 16:54


    @ Alain Colignon,

    Entièrement d’accord. Les théories de Ricardo ont eu leur heure de gloire. Quant à celles de List, elles indiquaient déjà les ravages possibles lors de l’ouverture incontrôlée des frontières.



  • Jason Jason 14 décembre 2011 15:21


    Il semblerait que les trouvailles des économistes ne soient que des boîtes à outils dans lesquelles les affairistes (il faurait dire les affaireux) et les politiques puisent à leur guise, les uns pour profiter, les autres pour endormir.

    Je suis favorable à la création d’un prix Diafoirus. Mais il faudrait remettre au goût du jour la vieille pratique qui faisait renifler aux médecins les selles du patient pour établir un diagnostic. Les lauréats auront pour tâche d’aller renifler les selles des banquiers pour prédire l’avenir. 

    P.S. les théories du libre-échange ont été formulées dès le XIXème, avec les théories des avantages comparatifs de Ricardo. Et les dangers de la suppression des frontières commerciales par List, lors de l’unification progressive de l’Allemagne sous la houlette de la Prusse et le Zollverein, ou union douanière.

    Tout a déjà été dit, mais on réinvente la roue, encore, et encore.



  • Jason Jason 14 décembre 2011 08:42

    Merci, M. Dupagne pour ces précisions. De la part de quelqu’un qui vient du sérail, c’esr rare, et c’est précieux.



  • Jason Jason 13 décembre 2011 19:22

    Je n’aime pas l’Euro. Je n’aime pas l’Union européenne, cet assemblage de 27 petits épiciers mesquins et égoïstes, le tout couronné par 30.000 bureaucrates en quête d’idées et d’activités.

    Mais les options sont redoutables. Continuera ? Continuera pas ? Sortir ? Pas sortir ?

    Si on continue avec l’Euro, il faudra que les états endettés (ils le sont tous ?) continuent à emprunter sur les marchés financiers. A des taux qui leur interdiront d’éteindre la dette, et ce dans une durée indéterminée. C’est le scénario de l’étouffement économique partiel, un très fort ralentissement des activités de production et de consommation (récession) et de grands troubles sociaux.

    Sortie de l’Euro. Pour aller vers quelles monnaies ? Et quelles seront les parités de ces monnaies entre elles ? Et face au Dollar, qui sert, rappelons-le à régler 60% des transactions commerciales dans le monde. Comment le monde de la finance, et les banques dont les prêts sont indispensables au bon fonctionnement des économies, réagiront ? On peut entrevoir là de sérieux blocages (prêts interbancaires, confiance zéro, investissement dans l’économie). Les créances en Euros, les obligations risquent d’être dévaluées. Cela fera plaisir à certains, mais les marchés ne se laisseront pas faire. Conséquences ? Inconnues.

    Troisième hypothése, garder l’Euro, mais « imprimer » sa propre monnaie, tout en disant aux marchés d’attendre qu’on veuille bien les rembourser. Ca ou rien (ou peu). Maintenant, si l’Europe émet des obligations centralisées (bonds), qui y aura accès, et dans quelles conditions ? Les procédures seront à mettre au point, et les querelles de chiffonniers vont reprendre. Et que feront les banques et les économies ?

    Dans les trois cas de figure, on court à un désastre. Il faudra veiller à ce que l’omelette soit la plus petite possible. Faites svotre choix.

    Le scénario proposé par M. Asselineau me paraît extrêmement risqué, et ses prévisions plutôt vagues. Avant de s’engager il faudrait une très sérieuse étude économique et technique (procédures, accords, traités, etc).

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