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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Nicolas 28 mai 2007 20:29

    Dans votre deuxième paragraphe , les bases de votre raisonnement sont éminemment contestables. Vous dites : " La définition originelle du capitalisme demeure la combinaison de critères primordiaux : la liberté d’entreprise, la propriété privée des outils de production, la rémunération du risque pris par l’entrepreneur.

    D’où vient la soi-disant liberté d’entreprendre ? Fixée par qui et par rapport à quoi ? Et pour entreprendre quoi ? Pour le bien-être de qui ? La liberté absolue, dans la société civile n’est qu’imaginaire, voire métaphysique. Cette liberté ne peut exister que contrebalancée par une autre force, disons l’égalité, si vous le voulez bien, ou un élément régulateur. Seule, elle donne toujours lieu à tous les abus. Ce thème revient dans la pensée politique depuis la Révolution française et fait toujours débat, car cette égalité est partout battue en brêche, et est même inexistante dans bien des sociétés. La liberté d’entreprendre est par ailleurs soumise à des « droits d’entrée », possession de capital, de savoir faire, de connaissances de conditions économiques, autant de barrages établis par un système économique qui est impitoyable pour les nouveaux venus. De plus, la sacro-sainte notion de marché est asymétrique, l’information circule mal, la dissimulation est de règle, la concurrence souvent illusoire, etc. Renseignez-vous !

    La propriété privée des outils de production achetés par extorsion, voire exploitation sinon esclavage des populations locales. Qu’on le veuille ou non, l’appropriation du travail d’autrui par qui que ce soit induit une injustice évidente, et très souvent des souffrances inacceptables pour un très grand nombre de personnes. Le capitalisme étant une activité s’exerçant parmi les humains, votre raisonnement fondant votre article est extrêmement tendancieux. Le capitalisme n’induit « in fine » que l’autosatisfaction de ses propres besoins, une entrave à tout raisonnement conséquent hors de lui-même.

    Quant à la rémunération du risque par l’entrepreneur, pourquoi son risque serait-il plus « noble » que celui du commun des mortels qui va s’éreinter dans son entreprise ? Par ce que c’est de l’argent ? Tiens ! Vous dites que le capitalisme est (ou doit être) dissocié de la morale. Mais comment justifiez-vous que le risque financier aurait plus d’importance que les autres risques de la vie ? Vous introduisez une rupture morale-capital et vous dites que c’est bien. Beau raisonnement téléologique !

    Vous sortez des concepts qui n’ont d’autres fondements que de refléter une pratique existant déjà, sans autre justification que l’autorité, la force, la loi, la coutume et l’iniquité. Le capitalisme opère dans des sociétés et, au nom d’un pseudo-scientisme continue à faire des ravages même où il est sévèrement contrôlé. De plus, dans les pays à très forte régulation, ce même capitalisme commet des abus qui précipitent des masses de gens dans la misère, avec la plus grande indulgence des gouvernements et des hochements de tête hypocrites.

    « La définition originelle du capitalisme », comme vous le dites, est une gigantesque imposture. Monsieur, vous manquez d’information, avez très peu de sens critique, et c’est très regrettable. Cela détruit la crédibilité de ce qui suit dans votre article. Voulez-vous vendre le capitalisme à la France ? C’est déjà fait.



  • Jason Nicolas 16 mai 2007 18:16

    Merci pour cet excellent article très bien documenté. Le genre d’article qu’on aimerait voir plus souvent sur Agoravox.



  • Jason Nicolas 16 mai 2007 18:08

    Très bien dit Tavernier, mais vous vous situez là dans le domaine de l’éthique. Or, celui-ci ne possède pas d’unités de compte. Comment mesurerez-vous les réalisations de ce que vous souhaitez ? Je ne dis pas que ce que vous évoquez n’est pas faisable, mais on est là hors de la sphère économique. Et comme chacun sait, hors du capital, point de salut.

    Mesurer les impacts de la « financiarisation de l’économie » sur le plan social, là est le formidable défi. Dans un premier temps, les mesures préconisées par l’auteur de l’article (billet de 17 h 01) seraient une solution. Ne s’approche-t-on pas là de la fameuse taxe Tobin sur les plus values d’actifs ? N’étant pas spécialiste je ne saurais me prononcer.



  • Jason Nicolas 14 mai 2007 15:11

    Je vous remercie pour cet excellent article donnant un éclairage inattendu et très pertinent sur la course présidentielle. Les surenchères ont été frappantes. Mais les deux partis avaient, ce me semble, deux notions différentes de ce qu’ils voulaient changer. Ne voulant pas utiliser le terme de libéralisme, trop galvaudé, j’utiliserai celui de laisser-faire. Les deux candidats ont brandi la course au désir de changement, mais dans une atmosphère de laisser-faire économique, honteux à gauche et ambitieux à droite. Capitalisme raisonnable (donc impossible) contre capitalisme galopant à droite. Comment s’en sortir alors que la France est un minuscule pignon dans les rouages de l’économie mondiale ? Il y aura sans doute des changements, mais pas ceux qu’on attend.

    D’ailleurs les observateurs ont noté que tous les présidents, jusque-là, ont changé leur politique économique au bout de deux ans de mandat. A suivre...

    L’archéo-conservatisme est un humanisme ; mais ce dernier n’a plus guère la cote aujourd’hui.



  • Jason Nicolas 14 mai 2007 12:24

    Voulez-vous dire par là que la France est un pays corrompu ? Non, on n’est tout de même pas une kleptocratie quand même ! Ah oui, on a une mauvaise réputation dans le monde ? On est mal classés ? Bah, ça passera. Il est vrai que le concept de conflit d’intérêt gagne peu à peu du terrain. Il y a bien la notion de trafic d’influence ; mais allez prouver que c’est le cas ici. Les juges ont trop de travail, et la justice en France est très mal dotée (23 € par habitant contre plus de 40 € pour l’Allemagne et le Portugal).

    Dire que les papeteries du groupe Bolloré ont remporté le contrat de fourniture pour la production de documents officiels ne prouve rien. Avez-vous consulté la procédure d’appel d’offres et les conditions d’attribution de ce marché ? Votre argument, là, prive votre article de crédibilité, et c’est dommage, car le sujet est intéressant. Vous polémiquez parfois sans preuves.

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