Les occidentaux sont propriétaires de dettes bancaires vis-à-vis des quelques pays asiatiques et de producteurs de pétrole.
Un jour, on dira, « et bien mes amis, vous les asiatiques vous me vendez des produits à un prix tellement bas que nous ne pouvons pas refuser. Evidemment, nous savons que vous truquez les taux de change pour qu’on ne voit pas de l’extérieur que la croissance de votre économie est à deux chiffres. Vous les habitants du moyen orient (pour rester courtois), vous me vendez un pétrole à un prix élevé, et ce depuis longtemps. L’argent que je vous ai donné vous a servi à racheter mes propres entreprises, mais bon, c’est la mondialisation. Aujourd’hui, je crois que je ne vais pas être capable de rembourser. Alors et bien puisque vous êtes en partie responsable de cette situation, on n’a qu’à faire comme les russes, annuler la dette... tellement désolé »
Je ne contredis pas Stiglitz. Stiglitz n’a jamais dit que la crise financière asiatiques était due aux USA.
La crise asiatique des années 90 s’est déroulée en plusieurs étapes. Dans le processus de décomposition de l’économie de cette région, le FMI et la Banque Mondiale (e.g., les occidentaux) ont joué (comme d’habitude) un rôle de pyromanes vis-à-vis d’économies pas prêtes à la libéralisation de leurs économies.
Mais cette action est arrivée bien après les « folies » économiques asiatiques, les bulles spéculaties industrielles et immobilières, dont les acteurs économiques locaux sont seuls responsables !!!
Ce ne sont pas les USA qui sont à l’origine de la crise asiatique, ils n’ont joué que le mauvais rôle de catalyseur.
Vous dites (et c’est en partie vrai) que leur tableau de bord économique est terrible (la liste des indicateurs virant au rouge sont nombreux). Mais cette situation deséquilibrée date de cette époque, d’il y a 10 à 15 ans. Ce laps de temps correspond à l’inertie de l’application des décisions économiques.
Les vrais fautifs de cette histoire restent les asiatiques, qui comme seul modèle économique de développement ne jurent que par l’export. C’est le productivisme totalitaire avec des capacités de production excédant largement les besoins intérieurs. Ca marche un temps, lorsque quelqu’un est prêt à acheter. Puis ça ne marche plus du tout...
Le terme « Empire » provient pour l’essentiel de l’analyse de Bonner « L’empire des dettes ». On l’oublie souvent, ce monsieur Bonner...
En bref, je ne suis pas d’accord avec votre constat.
D’abord, nous ne voyez que les points négatifs qui font aujourd’hui les choux gras de la presse économique, et de ceux (Leap2020 pour ne pas les citer) qui n’attendent que la chute de l’empire US (« On vous l’avait bien dit ! »).
Il y a des points positifs dans l’économie US (une économie productive et dynamique, des investissements en recherche pour l’avenir, ...).
De plus, la chute de l’empire US ne sera pas sans conséquences pour l’Europe ; c’est l’Occident tout entier qui est menacé par l’asie.
Enfin, votre -soi-disant- connaissance historique est vraiment limitée ; en matière économique, quelque chose arrive parcequ’il existe autrepart dans le monde, une contrepartie.
Si les USA sont dans une situation économique difficile c’est en grande partie parcequ’ils ont sauvé le monde entier d’une crise économique et financière dans les années 90 : pour que l’asie puisse sortir de son implosion économique, les USA ont accepté d’acheter en masse leurs produits, d’ou les deséquilibre que nous connaissons maintenant.
Aujourd’hui, ces ingrats d’asiatiques se moquent des économies occidentales alors que c’est bien l’Occident qui les a sortis de la misère
Décidemment, je vais finir par croire que ce site est miné de gauchots-mauvais-perdants-à-la-dent-dure.
Pourquoi serait-il catastrophique qu’une entreprise augmente ses marges ? Si c’est un grand groupe côté en bourse, alors c’est vrai que les actionnaires vont passer à la caisse. Mais si c’est une PME ? ce n’est pas pareil !
L’augmentation des marges des PME, d’une manière ou d’une autre, est nécessaires pour que ces dernières puissent investir pour étoffer leurs offres de produits ou de services, en particulier à l’export. Dans le contexte actuel, il n’y a pas d’autre alternative que de baisser les charges sur le travail.
« les importations ne représentaient pas la grande majorité des produits de consommation en France »
- > Hein ???
Il faut revenir à un des fondamentaux de base qui est le fameux « manier moyen de la ménagère ». Qu’est-ce que nous consommons le plus ? des produits alimentaires et une prestation de logement !
Contrairement aux USA, où Wal Mart s’approvisionnent à 70% en Chine, nos importations de produits alimentaires sont très faibles. Les importations ne représentent donc pas la grande majorité des produits consommés.
En revanche, et si vous faisiez par là référence aux déficits commerciaux, nos EXPORTATIONS sont inférieures à nos importations.
Enfin, je ne suis pas contre devoir payer plus cher mon lecteur MP3, dans la mesure où sa durabilité est aujourd’hui beaucoup trop faible.
La sur-taxe des produits électroniques permettra au moins d’obliger les fabricants à améliorer la qualité de leurs produits.
Nous revenons là au développement durable, qui n’est finalement qu’une forme de protectionnisme supplémentaire contre les pays asiatiques économiquement « déloyaux ».