Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
J’ai une objection à votre proposition. Quand vous écrivez « Tout se fera en douceur, car la dette est une série d’échéances à rencontrer. », il me semble que vous faites l’impasse sur une conséquence d’un tel programme de remboursement de la dette.
En effet, depuis les travaux de Maurice Allais, nous savons que, dans le système monétaire actuel, le remboursement du capital d’une dette s’accompagne de la destruction monétaire de ce capital.
Ainsi, le remboursement de la dette souveraine provoquerait une énorme diminution de la masse monétaire. Donc une déflation. Or, la déflation (baisse des prix, baisse des salaires) provoque en général une récession... qui ne se développerait pas dans la douceur !
Si chacun, absolument chacun, doit contribuer au remboursement par un pourcentage fixe de son patrimoine, il serait peut-être plus simple et plus indolore de rembourser la dette par l’inflation, laquelle est aussi moins douloureuse aux travailleurs qu’aux rentiers.
à mon tour de vous dire que la conclusion de votre commentaire est parfaite. Sur la problématique de la liberté aussi, l’auteure conserve une rafraîchissante ingénuité
@ l’auteure,
Thierry Meyssan fait partie des derniers vrais journalistes français. Pour pouvoir continuer à exercer son métier dans le respect de sa déontologie, il a dû s’expatrier. Son courage n’est plus à démontrer et fait qu’il mérite pleinement la qualité de résistant. De plus, il est peut-être un des seuls à, à la fois, connaître le dessous des cartes et oser l’exposer. Si j’ai bien compris sa biographie, au moins un des parents de Meyssan travaillait à la DGSE. Depuis toujours, ses contacts avec les milieux du renseignement - et maintenant de la diplomatie - lui ont permis de donner des informations et des points de vue que personne d’autre ne peut ou n’ose publier. C’est, je crois, ce qui lui a permis d’être le premier à nous alerter sur l’imposture du 11-septembre. Savez-vous que pour nous informer, il risque de perdre la vie à tout moment ? L’Empire a le bras long.
Meyssan n’a évidemment aucune sympathie ou mansuétude pour DSK. Moi non plus. J’aimerais voir en prison tous les seigneurs et serviteurs de l’oligarchie qui nous opprime, les abonnés du Bilderberg, du CFR, du Siècle, des Illuminati. Et en jeter la clé. Bref, j’aimerais voir, entre beaucoup d’autres, DSK livré à la vindicte populaire, mal rasé et menottes aux poignets. Oui, mais pour les vraies raisons, pas pour cette pseudo affaire manifestement montée de toutes pièces pour l’éjecter d’urgence du FMI. Je ne gobe plus le story-telling impérial.
Je crois qu’on ne peut comprendre ce qu’il se passe en ce moment au sein de l’Empire anglo-saxon sans admettre qu’il y a deux camps qui s’opposent de plus en plus frontalement : d’une part le complexe militaro-industriel (et j’ajouterais énergétique) incluant la CIA (appelons ce camp « les militaires »), camp qui prédomine depuis des dizaines d’années et d’autre part la finance, Wall-street. Les intérêts des deux camps commencent à diverger. C’est aussi l’opinion de Soral, lequel a très souvent de bonnes intuitions.
DSK était plus le représentant de Wall-street que celui des « militaires ». La suprématie du Dollar est indispensable aux « militaires » pour mener leurs guerres d’agression et sécuriser l’approvisionnement en pétrole. Le Dollar n’est pas indispensable à Wall-street (du moins les banquiers le pensent-ils). Dit autrement, les « militaires » sont nationalistes, pas Wall-street.
Il est tout à fait possible que le choix de Lagarde ait échappé aux
« militaires », ou qu’elle ait été ensuite recrutée par Wall street...
L’affaire DSK porte le sceau des « militaires » (la CIA). Comme l’attentat en Norvège.
Je trouve désolant que l’auteure préfère accuser Meyssan d’une coupable sympathie en faveur de DSK plutôt que d’envisager que ce serait peut-être elle qui se tromperait, elle qui devrait remettre en cause son « logiciel »...
Comme certains autres commentateurs l’ont déjà exprimé plus haut, je crois que l’auteur pèche par naïveté en acceptant en partie le « storytelling » officiel.
Pour moi, l’attentat en Norvège est une punition préparée par L’Empire et exécutée par un pauvre fou (dangereux !) manipulé. Punition pourquoi ? Nous ne savons pas exactement, mais le gouvernement norvégien, lui, doit le savoir. Une des raisons possibles serait le prochain retrait de la Norvège de la coalition de guerre en Libye. Il y en a peut-être d’autres. Ce qui est sûr, c’est que les jeunes tués sur l’île étaient les enfants des dirigeants norvégiens. L’Empire ne recule devant aucune ignominie pour intimider ceux qui lui résistent !
Souvenons-nous de l’assassinat, en 1978, d’Aldo Moro, président du Conseil italien, comme par hasard juste après avoir été menacé de mort par Henry Kissinger parce qu’il (Aldo Moro) voulait faire entrer les communistes au gouvernement.
Et puisque l’article parle de fascisme et les commentaires de nazisme, il faut admettre que cette idéologie sous-tend l’action de l’Empire.