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John Foster

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  • John Foster 27 septembre 2011 16:21

    Je pense que vous devriez lire un tout petit peu ce que propose l’UPR, notamment lorsqu’il dénoncent cette « mondialisation inévitable » et expliquent qui a érigé ce dogme, avec quels appuis politiques et dans quel but.


    Ensuite, si vous lui reprochez de ne pas se prononcer sur le temps de travail ou d’autres valeurs clivantes, c’est qu’il ne vous aura pas échappé que les français sont partagés à 50% sur la question. Il laissera les français décider quel model de société ils veulent une fois qu’ils le pourront, quand nous ne serons plus asservi au pouvoir financier et aux lobbies de Bruxelles.

    Au passage, il va falloir m’expliquer en quoi la nation est une idée « de droite » smiley Allez donc demander à Mélenchon ce que représente la nation pour lui. Vous risquez d’être déçu.


  • John Foster 27 septembre 2011 16:10

    Je constate qu’il y a donc une divergence de point de vu quant à la méthode à employer pour se libérer du joug de Bruxelles. Je constate aussi que :


    Dans un temps, Mélenchon veut s’asseoir sur les traités européens pour rétablir les emprunts d’Etat à la Banque de France. Or la Banque de France n’a pas ni le pouvoir de battre monnaie ni le pouvoir de prêter aux Etats. Changer un de ces deux axiomes reviendrait à ni plus ni moins que de remettre en cause les fondements de la monnaie commune. Cela reviendrait en clair à couler l’euro. Immaginez que tout le monde en fasse autant, ce serait le chaos et l’hyperinflation assurés, sans compter la panique des marchés (même si cela m’est égale, cela fini toujours pas une récession au cours de laquelle le peuple trinque). C’est donc une solution inconsciente et dangereuse. A ce titre, il vaut mieux annoncer que l’on va sortir de l’euro, préparer le terrain et sortir de manière calme et ordonnée, ne serait-ce que par respect des autres pays européens (solidarité dont se prévaut d’ailleurs JLM). M’enfin, si certains préfèrent jouer les apprentis sorciers, ça les regarde. C’est pour cela que les solutions de Mélenchon sont inapplicables en l’espèce.

    Dans un deuxième temps, vous proposez de négocier avec les autres pays européens pour changer l’Europe. Cela implique d’avoir le soutien de bien plus que l’Allemagne qui devrait elle aussi obtenir plus que 14% dans son pays et aller jusqu’à 51% ce qui est une autre paire de manches. Tout cela est bien trop hypothetique à mon goût. Entre un vote dont l’issue dépendra du vote d’autres pays, et un dont je sais qu’il ne tiendra qu’à la volonté de mon président de l’appliquer, le choix est vite fait. Je ne dis pas que ce n’est pas possible (même si je le pense mais respecte vos convictions), mais disons que la probabilité est proche de zéro.

    Le double discours qui consiste à dire aux partenaires d’aller se faire voir en bafouant les règles européennes (comment pensez vous qu’ils vont le prendre ?) pour ensuite leur demander de l’aide pour changer l’Europe, a du mal à passer.

    Quant à ma discussion avec Mélenchon, je ne vois pas trop où est le problème. Il vous suffit de vous rendre à une réunion du FDG pour constater qu’il est un être humain abordable comme vous et moi, et c’est tout à son honneur. On ne parle pas de Sarkozy hein^^ Et puis, ce n’est pas à vous que je vais apprendre qu’il peut être assez « chaud » lorsqu’on le titille. Quoi d’étonnant à sa remarque lorsqu’on le connaît un peu ? Je relatais cette histoire pour illustrer mon propos mais rassurez-vous, je ne l’ai pas pris personnellement, ça m’a plutôt fait sourire à vrai dire. Vous savez bien qu’il n’est pas du genre à prendre des gants pour dire ce qu’il pense.


  • John Foster 27 septembre 2011 14:20

    Cela ne me semble pas être « de droite » que de dire qu’il faut que la France retrouve de la compétitivité ? Si c’est cela la compétition économique, c’est également ce que dit Mélenchon hein ;) Et Asselineau, tout comme Mélenchon ne dit rien de moins que ce dogme de mondialisation inévitable par laquelle tout le monde se retrouve en concurrence est un non sens qui pousse à toujours plus de délocalisation, de destruction d’emplois etc.


    Donc à moins que vous me disiez en quoi Asselineau propose un programme de droite, je ne vois pas en quoi mes conviction sont en contradiction avec ce que propose l’UPR smiley


  • John Foster 27 septembre 2011 14:06

    Alors là, logan, je ne pensais pas être d’accord avec vous mais finalement tout arrive !


    Bien sûr, c’est dans cette direction qu’il faut aller. Je veux parler des accords ponctuels de groupes de pays sur des questions précises et autour desquels nous avons des intérêts communs.

    Nous pouvons effectivement nous accorder autour de projets précis comme Ariane, certaines industries, ou encore le commerce international. Ce qui est en revanche fou, c’est de croire que nous avons tous les mêmes intérêts sur toutes les questions. Ce qui est le sens de l’Europe politique telle qu’elle est construite et qui nous conduit à l’immobilisme au blocage et à la crise actuelle. Car il est impossible de mettre les mêmes personnes d’accord sur tout.

    La France a une multitude de partenaires potentiels dans tout un tas de domaines. Dans tous ces domaines, des accords (tels que ceux de la Havanne) peuvent être passés avec différents pays avec lequels nos intérêts convergent. Mais on ne met pas de force tout le monde dans un même ensemble et en les forçant à s’entendre sur TOUT alors que leurs intérêts divergent sur la plus part des points.

    C’est ça que je pense que Mélenchon fait semblant de ne pas comprendre.




  • John Foster 27 septembre 2011 13:50

    C’est à dire qu’au bout d’un moment cela ne sert plus à rien de débattre pour tourner en rond. Vous me dites que Mélenchon a les marges de manoeuvre nécessaires pour changer l’Europe sans toutefois m’expliquer comment, cf : « je ne suis pas à votre service ». Ensuite si Mélenchon veut passer outre les traités qu’il le dise et qu’il sorte de l’UE. C’est pas plus compliqué que cela.


    Vous me dites que nous avons des aliés dans toute l’Europe. Je voudrais savoir lesquels. Combien ils représentent, s’ils ont une chance d’être élus etc. afin de former une majorité à Bruxelles. Vous allez me reprocher de trop rentrer dans les détails, mais le diable s’y cache tellement souvent qu’on fini par savoir le repérer à des kilometres à la ronde.

    Il est quand même normal que je demande des garanties. Je ne crois plus aux promesses car ai trop souvent été déçu par elles. Je ne fais confiance qu’à un programme clair et précis dont je peux mesurer les tenants et aboutissants par moi même en vérifiant les sources. Pour l’instant, avec Mélenchon, à part de l’espoir, comme j’en ai trop souvent eu, je n’ai rien de réellement tangible.

    Peut être cela changera t-il, mais le dernier échange que j’ai eu avec lui en lui demandant des précisions et au terme duquel j’ai à peu près subi le même traitement que le militant dont il est question dans l’article, me laisse penser le contraire. L’absence de réponse à tous les points que j’ai relevé au court de notre échange et le « t’es gentil, ça suffit, va voir ailleurs », je ne l’ai pas oublié, et j’ai même appliqué son conseil à la lettre.
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