Cet article , peut s’adresser à tous les pays arabo-musulmans où musulmans non arabes . où les minorités ,religieuses, politiques et ethniques sont persécutées et chassées , lorsqu’elles ne sont pas musulmanes, Coptes en Egypte , Chrétiens au Pakistan etc. Pus de 80% des chrétiens persécutés dans le monde le sont dans les pays de l’Islam. Religion de paix et d’amour.
Et celles qui sont musulmanes mais ne faisons pas partie des deux grandes confessions , sunnites et chiites , sont brimées , harcelées et ostracisées, comme les Ahmadis en Algérie , les Soufis un peu partout, les Alévis en Turquie , les Bahaies en Iran etc .
Les indépendances ont été les tombeaux de toutes les minorités, pourtant installées dans ces pays bien avant les invasions arabes venant du désert d’Arabie. Les peuples Arabo-musulmans , n’ont fait que changer de colonisateurs.
<< Les colons avaient des fermes géantes. Les décolonisateurs aussi. Les colons traitaient la paix et la soumissions avec les zaouïas. Les décolonisateurs aussi. Les colons frappaient ceux qui voulaient la libération. Les décolonisateurs frappent ceux qui veulent la liberté. Les colons trafiquaient les élections Les décolonisateurs aussi. Les colons avaient un étrange rapport avec la métropole et Paris. Les décolonisateurs aussi. Les colons ont fini par lancer le plan de Constantine pour calmer les indigènes . Les décolonisateurs aussi. Les colons donnaient des médailles aux bachagas et aussi des burnous et des chevaux gratuits. Les décolonisateurs aussi. Les colons méprisaient les indigènes en les regardant comme des intrus. Les décolonisateurs aussi. Les colons disaient que sans eux le pays ne serait que marécages. Les décolonisateurs aussi. Les colons disaient que sans eux le peuple allait se dévorer lui-même . Les décolonisateurs n’en pensent pas moins et le répètent partout... >> fin de citation . Kamal Daoud , Mes indépendances , chroniques 2010/2016, ed. Actes sud, p.165.
Savez-vous , que l’Algérie , bat le record des constructions de Mosquées du Maghreb depuis son indépendance ? Avec presque une Mosquée par jour . Alors que le pays manque d’écoles , de lycées, d’universités , de logements et d’hôpitaux etc.
Des milliards de la manne des hydrocarbures furent dépensés ou détournés , dans les poches des hommes du sérail dont un grande partie est placée dans les banques à l’étranger. L’Algérie n’a même pas un hôpital digne de ce nom. Le président Boutéflika , se rendait soit en France soit en Suisse et le nouveau président Tebboune , lui , en Allemagne.
L’auteur de l’article , est voué aux gémonies pour avoir dit ce qu’il constate avec regret et amertume dans son pays. Tout ce qu’il a décrit est confirmé par les différents classements internationaux et les rapports du PNUD ( programme des Nations Unies pour le développement des pays arabes).
Comment l’Algérie du FLN , peut-elle lutter pour la lecture , les connaissances et le savoir, lorsqu’un ancien ministre de Boutéflika occupant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique , comme Tahar Hadjar , ose déclarer sans honte, en 2018, ceci :
<< En quoi ça m’avance moi, si on a un prix Nobel issu de l’université d’Alger ? Quelle serait sa répercussion sur l’enseignement ? >> .
Un prix Nobel n’a pas d’importance pour un ministre . Alors pour un homme de la rue , pris dans ses difficultés quotidiennes pour se nourrir , se loger et trouver du travail.
A cause des ministres de cet acabit , la riche Algérie par ses nombreuses ressources se trouve au 112eme rang dans le classement de l’IDH et avec un PIB de 4279 dollars. Alors qu’elle aurait dû être le « dragon » du Maghreb.
L’auteur de l’article aborde la question de « la lecture » en Algérie et non celle de son histoire. Et sur ce sujet bien précis , l’auteur a mille fois fois. Pour preuve cette article qui déjà en 2017 , tiré un signal d’alarme. Ce n’est pas en se crevant les yeux , et en insultant l’auteur que l’on fait avancer « la lecture »en l’Algérie.
« Quel place accorde-t-on pour la lecture en Algérie » avait écrit le neuropsychologue clinicien Yazid Haddar , dans « La voix d’Algérie » le 27 mai 2017. ( extraits )
<< Le danger guette la société ! L’étau se resserre pour les libraires, même s’il existe une volonté affichée pour répandre le livre dans notre société, les lecteurs, eux , désertent les lieux. Ils sont de plus en plus réduits et concentrés dans les grandes agglomérations. Ceci dit la question de « la lecture » est fondamentale pour construire une nation qui se base sur le savoir et non pas sur la transmission orale uniquement , certes , les deux sont complémentaires , néanmoins ,la chaîne de transmission orale risque de s’interrompre, ce n’est pas le cas de l’écrit.
L’écrit demande la connaissance , de l’analyse , des capacités cognitives , de la maîtrise de la langue etc., ainsi la lecture ce n’est pas un acte inactif , au contraire. Il est un acte actif tout au long de notre vie( ...) (...) Mes souvenirs d’école me mènent à dire, que c’est rare un enseignant d’école ou de l’université m’avait conseillé de « lire un ouvrage » . Même au lycée , je n’ai pas eu l’occasion d’avoir une lecture obligatoire ,comme les résumés des « livres » ou autres. Seulement les ouvrages de l’école ,qui sont souvent studieux et difficiles d’y accéder ( ... ) fin de citation.
Pour cet hommage a cette femme de conviction ! Sans partager ses opinions , je m’incline devant son courage et a ténacité , qui malgré plusieurs échecs ne s’est pas reniée. Elle est restée fidèle à elle même.