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Jowurz

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  • Premier article le 04/09/2010
  • Modérateur depuis le 15/09/2010
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Derniers commentaires



  • Jowurz 26 octobre 2010 17:31

    Bonjour cher député,

    J’apprécie vos articles même s’il m’arrive de ne pas être unanime avec leur contenu. Par exemple votre montée au créneau contre Madame Reding sur le ton offusqué du grand seigneur, peu convaincu de ce qu’il raconte, ne m’a guère enthousiasmé. A la lecture de vos différentes interventions sur Agoravox il m’apparaît que vous développez une tendance, très discrète mais présente, à l’usage de « pour être franc ».

    Comme le contexte ne s’y prête pas ces mots ne sauraient désigner le cousin du Germain, qui du reste prendrait un Fmajuscule, il s’agit donc de souligner l’expression de la vérité ou pour le moins de la vôtre.

    Cet emploi appuyant, de temps à autre votre discours, présuppose qu’en général votre propos ne l’est pas.

    Ôtez, cher député, ce doute que sème cette locution sur votre crédibilité. Parlez-vous généralement franchement ?   



  • Jowurz 26 octobre 2010 16:09

    Bonjour grangeoisi.

    Merci de votre réponse et du temps qeu vous avez bien voulu y consacrer. je prends acte que votre calcul concerne trois exercices et non un seul.

    A lire les comptes de la sécurité 2007,2008,2009 présentés dans les différents rapports de la Cour des Comptes :

    Le déficit du régime général de la Sécurité sociale est de 9,4 milliards en 2007 , 4,1 milliards en 2008 et 23,5milliards en 2009.

    Je ne vois pas que ce total atteigne les 73 milliards sur 3 exercices, j’en compte 37 milliards. sans doute manque-t-il des chiffres quelque part. Où ?

    J’observe que vos données ne concernent que le régime général, la sécurité sociale présente les comptes de tous les régimes de base obligatoire et pas seulement ceux du régime général. Conséquence le déficit global s’élève :

    en 2007 à 11,1 milliards
    en 2008 à 3,6 milliards
    en 2009 à 24,9 milliards

    soit un déficit de l’ensemble des régimes obligatoires de 39,6 milliards sur 3 exercices ce qui ne fait toujours ni 73 ni 54,3 milliards. 

    Vous parlez de compensation financière : s’agit-il de la compensation de solidarité entre les différents régimes prévue pour assurer si possible l’équilibre entre les différentes caisses ou s’agit-il de la compensation par l’Etat des pertes ou manques de recettes provoquées par la politique d’aides à l’emploi recourant à l’exonération partielle des cotisations patronales ?

    Je note que vous avez à juste titre évoqué le mot emprunt. Vous avez raison l’état ne finance pas directement en totalité le manque de recettes que sa politique d’aides à l’emploi provoque comme le prévoyait la loi du 25 juillet 1994.

    Il a créé le 24 janvier 1996 un établissement public administratif la CADES Caisse d’amortissement de la dette sociale. Cette caisse fonctionne avec une partie des fonds de la CSG et peut recourir à l’emprunt.

    Fin 1996 la dette de cette caisse d’amortissement était déjà de 41,3 milliards. Elle est aujourd’hui (fin 2009) de 91,8 milliards. En 14 ans, la CADES a repris 134,6 milliards de déficit dont 18,8 milliards en 2008 et 27 milliards en 2009, elle a payé 26,8 milliards d’Intérêts.

    Ceci n’explique toujours pas vos 54,3 milliards et vous le constatez la dette réelle de la CADES est plus importante.

    En supplément la loi organique relative au financement de la sécurité sociale du 2 août 2005 a modifié le principe de compendation à 100% de l’effet pervers des dérogations et exonérations sociales sur les recettes adoptée en 1994. Aujourd’hui c’est dans le cadre du projet de loi de finances soumis au Parlement que le dédommagement ce préjudice est réglé. C’est à dire, au bon vouloir du Gouvernement, responsable de ce manque de recettes.

    En 2009 la cour des Comptes estime ce préjudice à 44 milliards minimum tant il est difficile d’évaluer l’impact sur l’emploi de nombre des mesures prises pour un montant global de 172 milliards. L’éat lui a pris en charge un peu moins des 2/3 de ce manque estimé c’est à dire environ 27 milliards de dédommagement direct. Il laisse donc à la sécurité sociale le soin de combler les 17 milliards restant. Celle-ci participe donc à hauteur de 17 milliards au paiement des mesures pour la plupart absurdes et inutiles prétendues exonérations prises enfaveur de l’emploi.

    A ce sujet le pire des rendements relevés par la Cour des Comptes ou plus précisément le Conseil des Prélèvemnts Obligatoires est le soutien d’un emploi   dans le secteur du service à domicile qui coûte 180.000 € annuels puisque l’enveloppe globale d’exonération sur ce secteur d’activité s’élève à 6,5 milliards pour l’équivalent de 36.000 emplois travaillés à plein temps en 2009.

    Sans doute est-il nécessaire que j’abuse de votre temps pour que vous m’expliquiez plus clairement votre démarche comptable ou plutôt que vous nous communiquiez les sources qui vous ont permis de l’établir, vous gagnerez ainsi du temps.

    Merci d’avance

    et à bientôt je l’espère. 



  • Jowurz 26 octobre 2010 13:04

    Bonjour Gael,

    Merci de votre réponse elle est sincère, mais de grâce ne cédez pas à la facilité de la conjoncture qui explique tout comme par magie. Cela entache votre démonstration.

    Ce que vous appelez conjoncture est en réalité le produit d’une politique censée développer l’emploi et dont les conséquences sont, grâce à 172 milliards de dispositifs dérogatoires sans contrôle n’y évaluation, 500.000 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis janvier 2008 et une situation économique catastrophique. Ceci est un constat sans passion. Que vous jetiez ou non la pierre à Monsieur Mitterrand ne résout pas les difficultés de l’Etat de la nation et de la majorité de nos compatriotes.

    Le constat de la cour des comptes révèle l’inutilité et la nuisance d’un grand nombre de mesures qui pèsent sur la diminution des recettes de la Sécurité Sociale, de l’Etat et ne servent pas l’emploi. En revanche elles profitent aux entreprises dont un certain nombre, vous le savez, utilisent ce financement pour délocaliser. Ce gaspillage produit l’effet contraire des raisons nobles avancées pour l’appliquer.

    Ne soyez pas dupe de la conjoncture !    



  • Jowurz 26 octobre 2010 12:39

    Merci gente dame,

    C’est le choeur frissonne-t-elle.... Ce choeur qui bat dans tous ses membres. C’est très beau mais je ne vois pas dans les versions consultées que cette beauté s’y trouve. Aussi me permettrez vous d’imaginer que l’antique réalisateur de cette fameuse retransmission en stéréo avait un dialoguiste d’un exceptionnel talent ou bien, ce qui est encore plus élogieux, votre souvenir possède ce génie inconscient qui y confine. Je vous l’attribue donc !

    Ecbatane, capitale des Mèdes. Ce malheureux Darius III s’y était réfugié, non sans avoir, bien auparavant, envoyé une ambassade proposant à Alexandre une de ses filles en mariage et la propriété des terres que le conquérant venait de lui soustraire, ce avec pour seule condition qu’il devienne son vassal et lui verse tribut. Les Macédoniens formant, encore à l’époque, un peuple où le conseil des chefs pouvait s’exprimer, Alexandre soumis à celui-ci la proposition de Darius qui, de vous à moi, le flattait fort...

    Parménion, le plus brillant de ses généraux ,déclara tout net à l’assemblée : « Moi, si j’étais Alexandre, j’accepterais » sur quoi le mis en cause rétorqua : « Moi aussi !... Si j’étais Parménion. » Nos anciens avaient bien du talent et de l’humour. Ces merveilleux conteurs syriens qui refont l’histoire au cours de longues soirées et tiennent la gent masculine en éveil autour d’un thé avec celle d’Iskander, leur doivent beaucoup.

    Mais le coeur criant dans chacun des membres, c’est le sublime de la poésie.
    Cette phrase superbe me fait songer au tollé imbécile des scientifiques que souleva jadis cet excellent Francis Blanche qui, inspiré par la tragédie grecque, avait intitulé une émission« Les escargots meurent debout  » Sous l’indignation des savants zoologistes il fut contraint de changer de titre et le métamorphosa en « Les kangourous n’ont pas d’arêtes. » Ce qui ne fut pas contesté par ces doctes personnes.

    Bon ! Je vous souhaite un excellent après-midi, Gente Dame, à moins que vous n’en préfériez une excellente.

     
       



  • Jowurz 26 octobre 2010 03:09

    Bonjour l’auteur.,

    Ô combien vous avez raison ! Mais la ségrégation n’est-elle pas l’art de discriminer ?

    Si le coeur du personnage frémis dans chacun de ses membres c’est sans doute qu’il est plein de pouls. Vous savez ces bêtes horribles et agités qui démangent nos neurones là où on ne peut les gratter.

    Au risque de passer pour un culte, vu que les personnages ne se bousculent pas dans « Les Perses » et s’expriment chacun à leur tour derrière leur masque, je me demande lequel d’entre eux à bien pu chanter ces mots que vous nous rapportez.là Gente Dame.

    Serait-ce un fil tissé par la douce Ariane pour nous égarer dans la tragédie ?  

    Bon matin !

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