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Karol

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« il est des époques où, parce que l'ordre se disloque, ne laissant subsister que ses contraintes vides de sens, le réalisme ne consiste plus à vouloir gérer ce qui existe mais à imaginer, anticiper, amorcer les transformations fondamentales dont la possibilité est inscrite dans les mutations en cours »  André Gorz  « Les Chemins du paradis-L'agonie du capital »
Enseignant, au cours de ma vie professionnelle, j’ai occupé diverses fonctions dans l’Education Nationale. Pour mon travail, j’ai bourlingué à Paris, dans le 93, en Martinique, au Mexique et au Maroc.Je consacre un peu de mon temps à écrire sur la nécessaire métamorphose de notre société vers un monde plus juste, décent et apaisé.

Tableau de bord

  • Premier article le 01/06/2013
  • Modérateur depuis le 10/06/2013
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Derniers commentaires



  • Karol Karol 20 décembre 2013 22:04

    C’est malheureusement bien vrai.
    Lorsque j’ai commencé à travailler dans le 19ème à Paris en 1973, entre deux cours nous nous retrouvions au café du coin pour refaire le monde et parler de notre métier. C’était notre annexe. On était connu. Trente ans après de retour à Paris, on ne se retrouvait plus. Pas de temps à perdre. La course, le repli sur soi. quant à aller au café, inimaginable.

    Dans mon village d’enfance 12 cafés, 500 habitants dans les années 60. Aujourd’hui 1 café épicerie fermé la moitié de la semaine pour mille habitants.
    Quand au centre commerciaux : la solitude moutonnière dans le tumulte et l’anonymat.



  • Karol Karol 20 décembre 2013 16:55

    Il existe de moins en moins de lieux de socialisation, de ces « lieux intermédiaires » comme les appelle C. Lasch, de ces lieux où l’on est reconnu en tant que personne dans son intégrité. De plus en plus , dans les actes du quotidien on est réduit à l’ exercice d’ une fonction, de consommateur le week-end, de parent le soir, de professionnel qualifié la semaine. L’être humain dans son intégrité n’existe plus et le citoyen encore moins. Les experts en toute chose sous l’influence occulte des lobbys exercent d’une main de fer le pouvoir réel.Sous couvert de rationalisation ils imposent à l’humain des procédures de plus en plus complexes qui conduisent à l’aliénation de l’individu.Dans ce monde qui fonctionne pour l’intérêt de quelques uns, l’homme ordinaire n’a plu sa place. La démocratie est vidée de sa substance et n’a plu lieu d’être devant cette dictature de la norme, de la technique et du capital.



  • Karol Karol 20 décembre 2013 15:01

    Bonjour Alinéa,

    Je partage aussi beaucoup de vos observations et en particulier cette phrase :

    "Et puis, cette espèce de souffrance ne se partage pas, elle est indicible ; l’homme brisé, même revenu de camps, ne trouve guère d’oreille pour l’entendre, du reste il n’a rien à dire et c’est ce qui étonne et c’est ce qui effraie.« 

    Je crois qu’ill est vain de penser que l’on pourrait prendre à son compte une partie de la souffrance de l’autre, qui nous est étrangère, pour alléger son fardeau. Pas d’échange ni de partage possible.Seule la victime peut s’en dépatouiller. c’est ainsi, à lui, à elle de l’assimiler plus ou moins facilement. Au mieux on peut, par une présence silencieuse écouter et apaiser, prendre la main que l’on nous tend.
    Un constat vous employez l’imparfait  »Il était notable pour moi..." c’est bon signe n’est-ce-pas ?

    Quant à Noël, j’ai dis ce que j’en pensais dans un autre texte.
    Bonne fin d’année tout de même.



  • Karol Karol 20 décembre 2013 09:26

    Je comprends ce que vous exprimez. Dans ce monde sans boussole où le peuple n’est plus qu’objet de manipulations et de calculs électoraux, où tout ce qui est populaire est méprisé ou ne sent plus très bon, Il faudra bien, qu’un jour, au lieu de se laisser distraire par le jeu électoral pipé, ceux qui se revendiquent d’un « socialisme authentique » se mettent autour de la table pour écrire un programme d’actions qui ouvre des perspectives et donne les moyens réels, à tous ceux qui le subissent au quotidien, de s’ émanciper de la tutelle de ce monde ultra libéral oppressant injuste et qui accapare les ressources communes au profit de quelques uns, avec la complicité plus ou moins active de l’ensemble de nos « élites politiques ».



  • Karol Karol 20 décembre 2013 08:00

    2 livres pour le prix d’un :
    « En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes » et « Je suis mort en Amazonie »

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