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kavulum kavulos

kavulum kavulos

Un baba-cool libertaire et libertin et lacustre qui se fout d'un monde qui se fout de son monde. 
Se consacre presque exclusivement à la culture des épinards.

Tableau de bord

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Derniers commentaires



  • kavulum kavulos kavulum kavulos 24 juin 2011 07:05

    Bon, c’est cool de s’exciter comme ça (et encore, je n’ai lu que la moitié des commentaires !), mais c’est pas tout de se défouler sur AVOX.
    Quand est-ce qu’on fait quoi ? A part aller voter comme les boeufs vont à l’abattoir (ça se fera sans moi, comme à chaque fois).
    N’avez pas encore compris que le Web 2.0 a été inventé pour ça ? Pendant qu’on est là à fabriquer de la « liberté (conditionnelle) d’expression », eh bé on ne dresse pas de barricades et l’ennemi dort sur ses deux n’oreilles.
    Naïfs, va !



  • kavulum kavulos kavulum kavulos 22 juin 2011 21:27

    Ils singeaient la bourgeoisie dans leurs modes de vie, leur système de croyances, leur morale, le goût du paraître chez certains. Vouloir une ascension sociale pour ses enfants est une chose, se prévaloir de valeurs bourgeoises en imitant ce que l’on croit être une référence, c’est tout autre chose. Et puis ce goût forcené pour les stars, les vedettes, à travers la presse people et les programmes de variétés... L’engagement politique, syndical était plutôt le fait des cadres, des enseignants, des intellectuels venus de la classe ouvrière, c’est d’ailleurs toujours le cas pour ce qui concerne l’investissement associatif : ce sont moins les précaires et les ouvriers qui s’impliquent que les gens du tertiaire issus de milieux populaires.

    Peut-être parce qu’ils possèdent plus de recul ? Ou qu’ils ont acquis une culture qui leur a permis de se défaire des opiacées que le système, déjà à l’époque, diffusait à l’intention de ces classes-là pour mieux les asservir ?

     



  • kavulum kavulos kavulum kavulos 22 juin 2011 21:04

    En fait, Djack n’a rien inventé du tout. Il a permis la mise en place d’un projet du musicien Joel Cohen datant de 1976. Vers la même époque, Guy Béart voulait lancer une sorte de réveillon le 21 juin pour fêter en musique l’arrivée de l’été. Disons que l’idée était dans l’air et que Djack en a fait une réalisation personnelle dans la frénésie de mai 81.

    Dans ma petite ville (17.000 habitants), c’était la même ambiance sympa que les autres années, avec des groupes locaux souvent très jeunes et pas tous très virtuoses, mais la pêche et l’envie y étaient.

    Ce qui me frappe à chaque fois que j’écoute des groupes de jeunes non-pros, c’est que leur répertoire est souvent très daté. Ainsi ce groupe de metal dont le bassiste devait avoir tout juste 15 ans, qui reprenait des classiques des Stones, des Motorhead, de Metallica et de Police, ces chanteurs à gratte et accordéon qui oscillaient entre Gainsbourg et Aznavour, jusqu’au DJ d’une piste de danse improvisée dans une ruelle qui mixait du Clo-clo et les rappeurs de service qui appelaient au crime sur des samples d’Isaac Hayes !

    Alors ça veut dire quoi, ça ? Qu’il n’y a plus de chanson française valable ? Qu’il n’y a plus de rock qui tienne la route ? Que la musique noire n’a plus rien inventé depuis la Stax et la Motown ? Il paraît que les Beatles restent la plus grosse vente de disques actuellement. Je vois des ados arborer des t-shirts à leur effigie.

    Faillite de la musique de daube formatée pour les Ipod ? Juste retour des choses ? Espoir en une culture qui espère une renaissance ?

    La fête de la musique ça reste gratuit, encore assez spontané dans les petites villes, on y va, les gens sortent de chez eux, on sent très bien qu’ils ont une sacrée envie de s’éclater et le restau n’est pas une obligation.



  • kavulum kavulos kavulum kavulos 22 juin 2011 20:37

    @Strawman

    36.500 communes et presque autant de municipalités au sein de 24 régions et 95 départements en métropole, ben oui c’est énorme pour un pays relativement petit comme le nôtre, et c’est un peu là que se pose notre problème. Classe politique pléthorique, bureaucratie écrasante, dilution des responsabilités entre Conseils généraux, régionaux, commissions, réunions, le coût que représente tout ça pour la collectivité....



  • kavulum kavulos kavulum kavulos 22 juin 2011 20:28

    Tu te faisais terriblement critiquer, à la grande époque de l’Union de la gauche, quand tu disais et écrivais que le rêve des classes populaires était d’accéder à la petite bourgeoisie, que dans sa vie de tous les jours le prolo ne cessait de singer le bourge, que ses idées même et sa morale étaient profondément conservatrice et qu’en somme il n’existait pas de culture ouvrière au sens où l’entendaient les intellos marxistes de l’époque. Ceux-là croyaient dur comme fer que l’ouvrier se complaisait dans sa situation de bête de somme, qu’il en faisait une idéologie, que l’idée de conscience de classe le nourrissait comme Popeye ses épinards.

    Alors qu’il suffisait de grandir dans un milieu populaire les yeux grand ouverts pour se convaincre du contraire...

    Thatcher avait misé juste dans l’épisode que tu cites. Et s’il y a quelque chose qu’on ne peut pas enlever à Sarko, à la base, c’est la perception pointue qu’il avait de ce qui se trame dans la tronche du prolo : il veut des sous, pas l’égalité. Il veut une baraque à lui et une grosse cylindrée et payer le moins d’impôts possible. Il est attaché aux « vertus » du travail, aux valeurs religieuses, à l’idée d’ordre et au respect de l’autorité. En fait, il ne lui manque qu’un semblant de culture et le pognon qu’il n’a pas pour faire un parfait petit bourgeois. Si Sarko a parfaitement compris ces choses-là, même s’il n’a pas su les exploiter, cela a totalement échappé aux cocos, à l’extrême-gauche et aux syndicats prétendument ouvriers.
     

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