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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 21 septembre 2015 17:02

    Un bel article, qui sent bon le poujadisme de bas étage. La réalité est tout autre.

    Il faut rationaliser les dépenses des communes, dîtes-vous, faire des économies pourtant évidente. Bien sûr ! Croyez-vous que ne l’avons pas déjà fait ! Le cru 2016 de baisse de la DGF ne sera pas le premier, loin s’en faut.

    Il y’avait sans doute dans certaines communes des économies à faire, des optimisations à rechercher. Peut-être fallait-il inciter les maires à le faire en baissant la DGF. Mais celà a déjà été fait les années précédentes.

    Oui, face à la stagnation puis à la légère baisse de la DGF, les communes ont déjà largement entamé depuis de nombreuses années, un mouvement de rationalisation, d’optimisation et d’économie de leur fonctionnement. Ce mouvement là, nous le faisons depuis de nombreuses années. Et dans ma commune, nous sommes arrivés au bout de ce que nous pouvions faire à ce sujet. Pour reprendre une expression bien connue, le mamouth a été dégraissé, là, on entamme l’os maintenant.

    Et en 2016, ce n’est rien de moins que 30% de la DGF, soit environs 10% de notre budget qui sont concernés. Qui peut prétendre absorber 10% de diminution de son budget en une année ? Ce n’est pas sérieux. Surtout quand parallèlement, l’Etat nous impose des dépenses supplémentaires, comme les rythmes scolaires, non compensés intégralement.

    Pour ma commune, je vais vous dire les pistes d’économies envisagées :
     -> Vente des colonies de vacances,
     -> Réduction du nombre de sorties scolaires
     -> Réduction des horaires d’acceuil périscolaire le matin et le soir,
     -> Suppression du bus municipal permettant de désservir les quartiers isolés mal desservis par la RATP,
     -> Passage au privé (ou en Délégation de Service Public) des maisons de retraites municipales,
     Et bien sûr l’abandon de la plupart des éléments de notre programme :
     -> Ouverture d’un centre social municipal,
     -> Etalement et report de nombreux programmes d’entretiens des stades, routes, réseau électrique....
     -> Maison des associations,

    Oui, le tableau est grave. Aujourd’hui, nous ne savons pas comment boucler le budget municipal. Même en supprimant des services que nous jugeons indispensables pour nos habitants, même en augmentant les impôts au-delà du raisonnable....

    Par ailleurs, vous avez raison, il y’aurait une réforme structurelle à faire sur certaines communes. Ce n’est pas la direction dans laquelle part l’Etat.

    Oui, il y’a des questions à se poser sur la multiplication des communes de moins de 1000 habitants. En lieu et place, l’Etat organise une immense machine à gaz pour forcer les communes de région parisienne, lesquelles font toute plusieurs dizaines de milliers d’habitants à fonctionner ensemble.

    Ma commune de 40 000 habitants est membre d’une communauté d’agglomération de 180 000 habitants (plus que le département de la creuse). Ca n’est pas encore assez, il faut nous intégrer dans un « territoire » de prêt de 600 000 personnes, lui même membre d’une métropole du grand paris de plusieurs millions d’habitants.

    Alors, avant de faire des supers-structures de plusieurs centaines de milliers d’habitants, oui, il faudrait s’occuper des communes de moins de 1000 habitants.

    Mais pour l’heure, ma commune de 40 000 habitants, intégrée dans une communauté d’agglomération de 180 000 habitants, ce qui est assez, je crois pour les économies d’échelles sans perdre le contact avec la réalité du vécu de nos habitants ne s’en sort pas avec les réductions de dotations de l’état.



  • Pingouin094 Pingouin094 21 septembre 2015 15:26

    Et sur les barils de TNT que ses hélicoptères larguent sur les populations civiles, qu’en pense-t-il ?

    Et sur les milliers de prisonniers politiques qui sont passés par ses prisons, y ont été torturés et tabassés, qu’en pense-t-il ?


    Ne refaisons pas l’histoire. Bachar Al-Assad est un dictateur qui a régné par la terreur pendant des années, puis a réprimé dans le sang une révolution naissante. A l’origine du conflit, il y’a la répression dans le sang du « Printemps Arabe » version syrienne. Dans toute analyse de la situation, il ne faut pas l’oublier.

    Mais il faut effectivement analyser la situation syrienne au regard de l’histoire que je viens de rappeler brièvement et au regard de la situation actuelle.
    La situation actuelle, c’est que l’opposition laïque, démocratique syrienne s’est considérablement affaiblie ses dernières années sur le plan militaire. Elle devient une force marginale de la guerre syrienne.
    La situation actuelle, c’est que d’une guerre civile entre un dictateur et un mouvement démocratique et laïque pour le renverser, on est passer à un chaos généralisé, entre un dictateur (Bachar), un mouvement rebelle profondément religieux (l’armée de la conquête), un mouvement indépendantiste (les Kurdes) et un mouvement du jihad mondial (Daech), les forces démocratiques et laïques étant plus ou moins passées sous la coupe des rebelles religieux.

    Donc effectivement, il devient impossible d’esquisser un scénario de sortie de crise en Syrie sur le principe d’une victoire militaire des forces démocratiques.
    Et par ailleurs, les priorités ont changés. Il reste certes important du point de vue de la moral et du droit de soutenir le droit légitime du peuple syrien à vivre libre (donc sans Bachar), mais la menace de Daech se fait plus impérative.

    D’où effectivement le retour enfin raisonable à l’idée d’une solution négociée avec Bachar Al-Assad, son départ non comme préalable mais comme aboutissement d’un processus entre rebelles et régime qui permette de reconstituer une syrie libre et démocratique pour s’opposer à Daech.

    Mais le légitime combat contre Daech ne doit pas servir à redonner des vertues qu’il n’a pas à un dictateur sanguinaire



  • Pingouin094 Pingouin094 21 septembre 2015 13:57

    Tsipras n’est en aucun cas un « Hollande Grec ».

    Il y’a une grande différence entre mener une bataille et la perdre dans un rapport de force défavorable et ne pas tenter de se battre du tout, voir faire cause commune avec « l’adversaire ».

    * A quel moment F. Hollande a-t-il voulu combattre la finance ? Jamais.
    * A combien de reprises A. Tsipras a-t-il proposé aux créanciers grecs des plans de relance basé sur un effort particulier des entreprises, des contribuables les plus aisés ? A chaque fois.


    La seule chose a discuter sur Tsipras et Syriza, c’est sur le fait d’avoir pour priorité de rester dans l’UE et de tenter de mener une politique anti-austérité à l’intérieur de l’UE ?

     Est-ce possible, dans quelle mesure, pour quel succès. Tel est la question.

    Mais sur les valeurs et les idéaux de Tsipras, je n’a aucun doute.



  • Pingouin094 Pingouin094 21 septembre 2015 11:21

    @Spartacus :
    Pourriez-vous détailler s’il vous plaît ?

    « Quelles libertés ont reculées ? » Je n’en connais aucune. A l’inverse, l’une des premières mesures symboliques fut de retirer les barrières de polices barricadant le parlement.

    « La TVA a augmenté jusqu’à l’absurde ? » C’est la Troïka qui a imposé l’augmentation de la TVA, contre l’avis du gouvernement Tsipras. C’est le libéralisme qui a fait augmenté cet impot.

    « 420 € maxi par semaine ... Quelle honte ! » Je me permets de rappeler que c’est la BCE qui a imposé cette limite en cessant de fournir des liquidités aux grecs... C’est le libéralisme, là encore...

    Pour le reste, je vous demande des chiffres, des détails.... Parceque je ne vois pas de quoi vous parler.



  • Pingouin094 Pingouin094 17 septembre 2015 16:24

    @njama : 

    La révolution syrienne initiale n’avait rien d’une « création facebook ». Elle s’inscrivait dans la continuité du « printemps arabes ». Oui, les réseaux sociaux y ont joué un rôle majeur, comme ils l’ont fait en Tunisie et en Egypte, ce qui ne dénigre en rien ces deux révolutions.

    Les manifestations, notamment à Homs y étaient massive. De nombreuses villes ont ainsi échappé au contrôle du pouvoir central sans violence, par le simple nombre des manifestants ; avant une reprise en main brutale.

    Et bien sûr, même si cela fut soutenu par les occidentaux, c’est leur donner trop de pouvoir que de croire que la CIA ou la DGSE peuvent mettre des centaines de milliers de citoyens arabes dans la rue en appuyant sur un bouton.

    Par ailleurs, les premières violences sont bien venus de l’armée régulière. La Syrie était une dictature, elle a réprimée dans le sang un mouvement de contestation pacifique. 

    Ensuite oui, ce qui était à l’origine un mouvement spontanné et pacifiste a été peu à peu entraîné dans la guérilla. Ce sont d’abords des éléments de l’armée syrienne régulière qui ont fait défection, refusant d’obéir et de tirer sur un peuple désarmé ; et qui ont formé l’origine de l’Armée Syrienne Libre.

    Ca c’était pour l’origine du conflit, qu’il convient de ne pas oublier :

    Bachar Al Assad est un dictateur, qui a voulu réprimé dans le sang un mouvement de contestation pacifique, l’entraînant en véritable guerre civile.

    Bon, depuis c’est devenu extrêmement complexe. L’opposition dite « modérée » est complètement morcelée, a tellement lié sa survie aux occidentaux qu’elle en a perdu beaucoup de crédibilité, les mouvements islamistes ont prospérés, sans parler des kurdes... Et puis Daech est arrivé...

    Mais si Daech est un mal à combattre, si une grande partie des rebelles sont également des intégristes religieux qui ne se différencie guère de Daech en terme idéologique mais seulement dans le fait qu’ils se concentrent sur la syrie sans vouloir faire de Jihad mondial, cela ne retire rien au fait que Bachar Al Assad soit un dictateur sanguinaire, le digne fils de son père. 

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