Je vous écris pour vous exprimer ma condamnation de l’affront fait
par votre gouvernement, au président de la Bolivie Evo Morales lors de
son retour du sommet des pays producteurs de gaz en Russie.
Sur injonction des États-Unis, vous avez interdit le survol du
territoire national à l’avion officiel du président de la Bolivie, le
forçant à se poser en Autriche à Vienne, au prétexte qu’Edward Snowden
se serait trouvé à bord alors qu’il n’y était pas.
Vous le savez, un avion présidentiel est considéré comme territoire
souverain du pays et tout chef d’État jouit d’une immunité diplomatique
absolue conformément au droit international. Depuis 1945, aucune nation
au monde n’avait empêché un avion présidentiel de survoler son
territoire. Vos services ne pouvaient ignorer qu’il s’agissait de
l’avion du président bolivien puisque l’autorisation de survol avait été
accordée à la Bolivie le 27 juin 2013 par le Bureau des survols et des
escales navales (ministère des Affaires étrangères).
Grâce aux révélations d’Edward Snowden, nous connaissons désormais
l’ampleur de l’espionnage auquel les services états-uniens soumettent
leur peuple et ceux de l’UE. Cela inaugure de nouvelles violations de la
vie privée si, par malheur, le Partenariat transatlantique était signé
puisque la protection des données à caractère personnel fait partie du
mandat que le Parlement européen a donné à la Commission, Parlement au
demeurant étrangement silencieux dans cette affaire.
Ce n’est pas parce que l’ex président G.W.Bush a réussi à imposer le Patriot Act aux Américains que nous devons le subir.
Je vous demande par conséquent d’accorder l’asile politique à Edward Snowden.
Je vous demande de vous rendre immédiatement en Bolivie pour
présenter les excuses de votre gouvernement auprès du président Morales
et renouer des liens avec les pays d’Amérique du Sud.
Recevez, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma plus haute considération.
EDWARD SNOWDEN EST UN HÉROS, LA FRANCE DOIT LUI ACCORDER L’ASILE POLITIQUE
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
Le 7 juillet 2013.
Edward Snowden, ancien agent de la CIA et de la NSA, a porté à la
connaissance du monde entier une nouvelle preuve des agissements
illégaux du gouvernement des États-Unis. Ce dernier espionne de nombreux
pays, dont certains membres de l’Union européenne parmi lesquels la
France, par des moyens techniques sophistiqués permettant d’intercepter
les conversations téléphoniques, les courriels et textos.
Devant ce scandale, l’Union européenne n’a pris aucune décision.
C’était pourtant une raison supplémentaire d’interrompre les
négociations du Partenariat transatlantique sur le commerce et
l’investissement dont l’objet est clairement la reconstruction d’un
monde unipolaire contrôlé par l’impérialisme américain, avec l’aide de
l’UE. L’inaction de l’Union européenne confirme une nouvelle fois le
rôle de vassal des États-Unis que joue le système de Bruxelles. Les
démocrates, tous les citoyens attachés à l’État de droit et à des
relations internationales fondées sur la confiance et la coopération
trouveront dans cette lâcheté des oligarques européens un motif
s’ajoutant à ceux déjà très nombreux de sortir de cette construction
monstrueuse.
Ce qu’il est peut être le plus difficile à admettre dans ce genre de cas, c’est qu’il s’agisse justement d’un être humain qui est capable de faire les pires horreurs (idem pour les pédophiles, terroristes...). Son acte est monstrueux mais lui reste humain, aussi insupportable que cela puisse nous paraître. Comment a t’il pu en arriver là ? Rien ne peut justifier l’injustifiable, pourtant on aimerait comprendre ce qui pousse un homme a tant de violence. En attendant, la complaisance du système judiciaire envers les plus riches est écoeurante au plus haut point, la comparaison de traitement avec les mineurs grévistes est saisissante.