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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 21 décembre 2006 17:24

    Les langues étrangères ne se limitent pas à l’anglais ! A lire certains commentaires ou à voir ce qui se passe dans les écoles primaires, on pourrait en douter, d’autant plus que le temps pris à enseigner des bribes d’anglais - ou parfois d’allemand, et sans que les parents ou l’enfant n’aient eu le droit de choisir... - est un temps pris au détriment du reste, donc aussi de la grammaire ! Va-t-on faire comme le Luxembourg, qui consacre, je crois, jusqu’à 50% du temps scolaire aux langues ? Devons-nous tous devenir polyglottes chevronnés, traducteurs experts ? Et comment faire suivre la logistique, combien de langues au choix ?

    Par ailleurs, il est tout à fait normal que le niveau au bac en LV1 soit médiocre : il ne faut y voir ni syndrome français (l’herbe est toujours plus verte chez le voisin), ni mauvaises méthodes, ni enseignement trop tardif, ni manque d’heures, mais le simple fait que l’apprentissage d’une langue étrangère est un énorme travail qu’il est impossible de réussir à l’école sans cours de soutien, sans nounou anglaise, sans contexte familial multiculturel ou sans séjours linguistiques l’été. (et je passe sur les séjours quasi obligatoires des élèves ingénieurs en GB ou aux USA) Preuve en est que l’apprentissage du français, thème de l’article, nous occupe quasiment à temps plein toute notre enfance et adolescence, voire durant une part de notre vie d’adulte, car qui peut se vanter d’un zéro faute à la dictée de Pivot, ou de maîtriser toutes les subtilités du français ? Une infime minorité. Depuis tout-petits nous entendons répéter qu’ « on ne dit pas comme ça » , qu’on peut garer une voiture mais pas la dé-garer, alors qu’on peut faire et défaire ! Ou bien encore que le mot sentinelle est doté d’un article féminin, même si ladite sentinelle fait son mètre quatre-vingt-dix et ses 95 kg de muscles ! Qu’il faut dire quatre fois vingt plus dix, soit quatre-vingt-dix, alors que nos voisins francophones utilisent le logique et joli nonante ! celui-ci est d’ailleurs légal en France, même sur un chèque, mais quel enseignant l’accepterait d’un de ses élèves ? Ce mécanisme logique s’appelle l’assimilation généralisatrice, logique naturelle de l’enfance qui tend à généraliser le fonctionnement de la langue dès qu’on a compris un concept. Or, l’apprentissage de la langue dans les premières années consiste à assimiler simultanément ces règles mais aussi en même temps les nombreuses exceptions... Cela nous paraît facile simplement parce que nous avons oublié à quel point c’était difficile, et que nous avons finalement fait un séjour linguistique de plusieurs années, avec un facteur affectif très puissant (qui consolide les souvenirs), d’où vient l’expression « langue maternelle . »

    Il est donc totalement illusoire de penser qu’on va apprendre une langue étrangère comme notre langue maternelle, ou qu’on va en apprendre une, deux, trois, quatre, comme on prend des yaourts sur une étagère.

    Le fait que le nouveau CECRL (Cadre européen de référence en langues étrangères) soit un peu fumeux, ou qu’il n’existe aucune étude sur le vrai niveau en anglais dans le monde n’est pas innocent : le débat sur les langues étrangères est totalement occulté par le dogmatisme qui règne dans ce domaine.



  • Krokodilo Krokodilo 21 décembre 2006 16:37

    Avant de penser que le tout-répressif a échoué, il faudrait d’abord qu’il ait été réellement appliqué, or, ce n’est pas le cas. Les limitations en ville ne sont pas respectées, celles de l’autoroute guère plus, les semi-remorques se doublent entre eux pendant des kilomètres pour gagner une minute au final, et l’été quand la densité de voitures augmente, impossible de laisser une distance de sécurité sans qu’un adepte de la liberté vienne s’y coller ! Multiplions les radars par dix ou cent, respectons les limites en ville, voire créons de grandes zones 30, et là on verra !



  • Krokodilo Krokodilo 21 décembre 2006 16:25

    Pourquoi parler uniquement des fonctionnaires dans certains commentaires, en oubliant au passage que les militaires, la police, les infirmières sont aussi payés par l’Etat ? Le gaspillage est souvent sous nos yeux. Faut-il rappeler l’incroyable gabegie que représente le financement récent par le gouvernement actuel de la nouvelle chaîne télé en anglais France 24 (partenariat public-privé) ? Arrêter cette folie, ce serait tout de suite 80 millions d’euros par an d’économisés ! Pas besoin des grosses têtes de la Cour des comptes pour comprendre ça. Ce sont au contraire les pays anglo-saxons qui devraient financer par une taxe tous les pays qui souhaitent que l’anglais soit obligatoire à l’école, puisqu’eux-mêmes se la coulent douce et profitent du temps qu’ils ne consacrent pas aux langues pour leur formation professionnelle ou pour leurs loisirs !



  • Krokodilo Krokodilo 15 décembre 2006 17:12

    Echec par rapport à quoi ? C’est la seule langue construite au monde à s’être développée jusqu’à la reconnaissance officielle, jusqu’à vivre comme toute langue vivante minoritaire excepté l’absence de territoire ethnique (avec locuteurs, rencontres, écrivains, journaux,radios). Etant donné que c’est unique dans l’histoire, on ne peut savoir à quelle vitesse les résistances à ce phénomène peuvent être levées. D’autres langues nationales ont été remaniées par un génie (le russe, l’italien, l’hébreu), mais elles avaient toutes une base nationale, ethnique ou religieuse.

    Il y a une bonne analogie dans un Astérix : Panoramix a préparé des graines dopées à la potion magique pour accélerer la croissance des arbres. Lorsque Astérix en jette une, il sursaute devant la croissance de l’arbre en une seconde, puis s’étonne de l’absence de réaction d’Obélix. Celui-ci lui répond quelque chose comme ça :
    - Ben quoi ? Je n’avais jamais vu d’arbre pousser, je ne sais pas à quelle vitesse ils poussent d’habitude.



  • Krokodilo Krokodilo 15 décembre 2006 16:40

    Vous oubiez le facteur linguistique : une entité aussi grande ne peut se concevoir sans une langue de communication commune, et le multilinguisme de façade que l’UE prétend développer n’est qu’un rideau de fumée pour masquer l’incroyable pression vers le tout-anglais (voir la récente création de France 24 ou le protocole de Londres). Or, cette langue commune ne peut être l’anglais sans entraîner un profond et durable sentiment d’injustice, car c’est la langue du pays le moins européen (entré récemment et sans adopter l’euro), car les natifs sont ultra-favorisés à l’embauche, et qu’il restera toujours chez certains un refus de l’anglais pour des raisons liées aux Etat-unis. Comment construire un sentiment européen sur de telles bases, sur des fondations fragiles ?

    Seul l’usage de l’espéranto (bien entendu comme langue auxilaire, pas en remplacement comme l’euro), langue européenne par son vocabulaire et internationale par sa grammaire, peut cimenter cette création unique au monde qu’est l’UE. Sans quoi ce sera simplement un marché commun bancal et cahotique, avec quelques actions communes comme Airbus ou Eurocopter, Euronews, etc.

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