• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

L’Ankou

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 152 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • L’Ankou 11 juillet 2013 15:57

    Mon pauvre périscope,

    Vous vous êtes tellement forgé un réflexe pavlovien de marquer votre territoire d’un petit pipi nerveux ou d’un étron nauséabond, à chaque fois que vous lisez le mot « famille » que vous ne vous apercevez même plus à quel point vous êtes hors sujet. C’est pathétique et consternant.

    @ Erik Gruchet : Je trouve votre remarque ci-dessus bien plus riche et profonde encore que votre article. Et ce n’est pas peu dire.

    Au plaisir de vous lire.

    Bien à vous, L’ankoù



  • L’Ankou 24 juin 2013 16:43

    Vival et Scual, au moins, votre façon de poser la controverse me semble plus intéressante que l’article lui-même et la grande majorité de ses commentaires.

    Si vous essayez (en scénariste de fiction, à défaut de pouvoir le faire en scientifique documenté) de vous mettre à la place d’un homme préhistorique, ou peut-être même des premiers pré-hominiens à avoir pu s’interroger sur le Monde, vous vous appercevrez vite que ce Monde, avec ses changements, ses aléas, ses accidents, ses intempéries, ses prédateurs inquiétants, les maladies incompréhensibles, la foudre, les tremblements de terre et les tempêtes, ne pouvait certainement pas passer pour un monde ordonné.

    Or, avant même que l’idée de divinités puissent exister, il y a dû y avoir le constat qu’à ce chaos du monde terrestre, s’opposait des faits réguliers, d’apparence constante, récurrents : l’alternance régulière du jour et de la nuit, les phases de la Lune, l’alternance des saisons, et la fixité des étoiles les unes par rapport aux autres, mouvement des planètes et des comètes exceptés. Il était facile à la première espèce consciente de compter les jours, d’organiser les récurrences, d’interpréter le ciel comme un lieu d’ordre, dictant sa loi, commandant mystérieusemnt aux marées, aux retour des saisons, à la croissance des plantes, au migrations du gibier et à la pousse des baies. Il était facile de croire que le ciel avait un sens, et qu’il suffisait de savoir comprendre les signes pour rendre une partie au moins du chaos plus prévisible.

    Cette espèce consciente étant déjà dotée d’un cerveau condamné à chercher du sens même où il n’y en a pas (et à en trouver, en plus, coûte que coûte !) devait fatalement, en même temps qu’elle passait ses nuit à observer le ciel (la télévision ne diffusant déjà que des merdes !), inventer le calendrier, l’astronomie, l’astrologie, voire le dicton du jour.

    Il y a des travaux scientifiques, je crois, mais dont j’ai perdu les références, qui considèrent que les représentations pariétales les plus anciennes pourraient bien être un zodiac, au sens d’une cartographie céleste.

    Du point de vue de nos probables ancètres, la croyance avait, en plus, plein d’avantages : Une croyance, une légende, une histoire symbolique du monde, une narration fictionnelle de l’univers, ça simplifie, ça explique, ça comble les blancs mystérieux de l’inconnu et de l’inexplicable, ça donne prise à la raison sur le monde, ça le rconte, ça permet de le trouver logique, d’associer les conaissances à un récit, et donc de les transmettre d’une génération à l’autre. Ca permet d’expliquer les échecs, les malchances, les épidémies, les coups de bol... Autre avantage monumental : ça permet de croire qu’on peut avoir une action sur le monde, une influence sur la chance... plutôt que de ne rien pouvoir faire contre les agressions chaotiques du monde on peut croire que, par un sacrifice, un rituel, un chant, une danse, on met la chance de son côté, on s’attire la sympathie du monde, on s’allie des entités invisibles qui nous soutiennent. Bref, ça fait sens. Littéralement.

    Voilà, à mon avis, les premiers stades du sentiment mystique, à défaut d’être déjà religieux. La question « Comment expliquer qu’à partir du chaos nous parvenions à un univers ordonné et terriblement efficace ? » trouve, à l’époque une réponse assez simple : « apprends à lire l’ordre dans les cieux, et tu y trouveras des logiques et des raisons à ce qui te semble chaotique dans le Monde terrestre (et maritime) ! ». Il me semble que l’Homme ou son ancêtre, a même pu commencer à chercher du sens dans les cieux bien avant de les peupler de divinités.

    En tout cas, je te rejoins, sur ce point, Scual : nous avons une façon très contemporaine de reformuler cette question, qui ne se pose pas dans la réalité, mais surtout qui diffère tellement de la façon dont nos ancêtres pouvaient se la poser que ça n’est pas d’une grande utilité pour comprendre comment des hominidés en sont venus à se doter de croyances mystiques et d’une représentation narrative du monde.

    Je rectifie quand même mon point de vue trop négatif sur certains autres commentaires précédents : l’anthropologie, la primatologie et l’éthologie nous ont effecivement apporté des regards assez passionnants sur la façon dont ces croyances se sont intégrées aux organisations sociales, pour finir par constituer avec elles un corpus culturel très complexe.

    La questtion à se poser, c’est ce qu’il doit advenir de cette culture mystique à laquelle des gens sont viscérealement attachés (certains en font même une question d’Identité, au sens d’un marqueur culturel, voire « civilisationnel »), lorsqu’une meilleure compréhension de l’Univers permet enfin de gommer les traits de (re)construction provisoires que nos ancêtres avaient esquissés pour combler les vides et ne pas céder au découragement devant l’injustice chaotique d’un Monde périlleux...

    Il aurait été décourageant et effrayant de voir le monde sans but et sans dessein, sans pouvoir l’expliquer, le décrire, le raconter, sans avoir l’impression de le comprendre. Même erronée, même approximative, même illusoire, la croyance explicative avait son utilité heuristique, pédagogique, structurante socialement, aussi indispensable que le grigri du pêcheur qui prend la mer sur un frêle esquif pour oser affronter les dangers et l’inconnu.

    Replacer cette utilité primale dans son contexte probable (quoique peu accessible) reste un pas intéressant vers la remise en question des croyances inutiles, dépassées, celles qui freinent la recherche, la compréhension du monde, la connaissance, la découverte prométhéenne, galliléenne, copernicienne, nietzschéenne... Celles qui, comme l’opium, ont pu apporter un soulagement passager et lointain, duquel il ne reste plus que les addictions, la peur panique du manque, la... crise de foi.

    Dans l’urgence historique, ce qui me semble le moins malsain, en tout cas, c’est d’en revenir à une lecture directe du Monde (mystique ou non, peu importe après tout), plutôt que de croire que le monde « réel » est finalement moins vrai que le contenu d’un livre « sacré » qui promet un arrière-monde qui serait le seul vrai (au point que si le monde ne correspond pas au Livre, c’est le réel qui « ment »).

    Bien à vous, L’Ankoù



  • L’Ankou 10 juin 2013 02:54

    Cela peut probablement jouer. Dans d’autres cas, la raison peut être que vous vous reprogrammez pour lire lentement. Enfant, j’ai très vite pris spontanément des habitudes de lecture très rapide. Puis j’ai fait des études de droit. En cette matière, l’obligation de ne rater aucun sens, aucune nuance, aucune subtilité, oblige le juriste à lire avec une attention littérale très soutenue, incompatible avec la lecture rapide, qu’il s’agisse d’une loi, d’une décision de justice ou d’un contrat.

    Il me faut désormais plusieurs chapitres d’un roman (et il faut qu’il soit passionnant !) avant de reprendre des habitudes de lecture rapide, et il est probable que je ne retrouverai jamais la vitesse optimale de lecture que j’avais avant mes études.

    Et j’ai encore une bonne vue...

    Ceci étant, je ne tiens pas la lecture rapide pour la lecture la plus efficace. Il me semble que le plus efficace est de savoir (et de pouvoir) varier le rythme de lecture selon le type d’ouvrage que vous lisez, par exemple, un roman, une thèse, un code, un mode d’emploi, un article de journal ou une recette de cuisine, et selon l’intérêt que présente tel ou tel passage pour comprendre le sens général de cet ouvrage...

    Bien à vous,
    L’Ankoù



  • L’Ankou 8 juin 2013 15:20

    @JL : « Quelqu’un qui coupe comme vous les phrases en deux pour critiquer chacune des moitiés indépendamment de l’autre n’est pas crédible. »

    Par rapport à quelqu’un qui accole deux conneries ensemble pour en faire une vérité ? Faire plus stupide que moi est assez facile et vous le démontrez bien. Etant donné votre aversion manifeste pour les pratiques sodomites, je m’abstiendrai de vous inviter à faire de vos invectives l’usage quelles méritent.

    @Roungalashinga :

    Vous savez comme moi combien l’histoire, lorsqu’elle n’est pas édifiée par de vrais historiens qualifiés qui procèdent avec méthode et objectivité scientifiques, apprend beaucoup plus sur les fantasmes du présent que sur les réalités du passé. A défaut, elle risque bien d’intégrer par mégarde - ou par propagande - la dimension « idéalisée » que j’évoque.

    C’est aussi pourquoi j’ai recherché des exemples dans l’histoire et la géographie qui brisent les mythes du mariage en tant qu’il serait un invariant universel. Sans aller jusqu’au néolithique, la simple lecture du code civil de 1803 renvoie bien à un mariage porteur de nombreuses autres significations - dont une domination manifeste du mari sur son épouse - que nous ne pourrions plus tolérer de nos jours. Et incidemment, je maintiens que les aspects de gestion patrimoniale et de sécurité juridique des cocontractants des époux tiennent une place juridiquement plus centrale que la procréation dans ce qu’a prévu le législateur de l’époque.

    J’ai bien compris votre point de vue sur l’homophobie, mais un discours très voisin aurait pu se tenir en d’autre temps à propos du racisme, qui a longtemps interdit dans beaucoup de pays le mariage entre personnes de couleurs de peau différentes. Si le racisme s’avère finalement dissociable du mariage, l’homophobie pourrait l’être aussi.

    Par ailleurs, si vous admettez que la procréation, si centrale vous paraisse-t-elle dans le mariage n’en est ni une condition nécessaire (caractère non « dirimant » de la stérilité, même dans le droit canon), ni suffisante (la procréation existe hors mariage), alors vous êtes nécessairement conduit à admettre au mariage une valeur possible, voire une nécessité juridique propre, même pour des personnes qui ne sont pas féconds. Je me suis employé à souligner cette valeur « hors procréation » du mariage, à travers notamment ses conséquences immédiates et patrimoniales sur les droits des créanciers. C’est un aspect que des « usagers » de l’institution maritale qui sont stériles peuvent légitimement considérer comme plus central que la procréation. Les partisans d’une centralité de la procréation dans le mariage, qui ne constituent donc pas les seuls usagers du mariage, sont logiquement infondés à exiger la dissolution ou l’annulation des mariages stériles ou inféconds, dès lors que les intéressés trouvent effectivement des avantages assumés au mariage, en dehors de toute perspective de procréation. A partir de là, refuser ces avantages aux personnes de même sexe, pour motif d’infécondité, alors qu’on les accepte pour, par exemple, des personnes âgées qui se marient sur le tard, laisse penser qu’on le fait pour d’autres motifs que la centralité de la procréation... motifs qui peuvent être notamment des préjugés condamnables - on doit l’envisager !

    Là encore, je ne dis pas qu’aucun argument ne serait susceptible de justifier le refus d’un mariage entre personnes de même sexe : j’indique juste que celui-là me semble aussi faible que les autres. Je me crois assez ouvert d’esprit pour changer d’opinion sur ce mariage si un seul bon argument me démontre qu’il est inacceptable, mais ne n’en ai pas encore trouvé. Dans l’attente de vous lire...



  • L’Ankou 7 juin 2013 12:41

    De quelle mariage idéalisé je parle ?

    De celui par référence implicite auquel vous fondiez les questions que vous me posiez :

        un mariage tel que l’enfant né en dehors seraient considéré comme un déchet, un « bâtard », une « anomalie monstrueuse »

        un mariage si obligatoirement fécond qu’il impliquerait « de toute éternité » un modèle bisexué monogame : « l’homme et la femme » mis au centre du mariage à raison de sa finalité procréatrice princcipale, sinon exclusive.

        un mariage où la relation sexuelle serait « essentielle », (pour ne pas dire obligatoire, et pour ne rien dire non plus des pratiques non-fécondantes ou contraceptives)

        un mariage en dehors duquel les relations sexuelles seraient « honnies » et l’auraient « toujours » été...

    un mariage dont vous-même estimez que le monopole auquel il prétend sur toutes les relations sexuelles justifie une « homophobie traditionnelle et millénaire » et une intolérance « à ce que deux hommes établissent un contrat semblable au mariage entre eux »

    Ce sont bien vos termes, à peine reformulés, et non les miens. Il me paraît juste de clarifier les préjugés qu’ils contiennent, l’imprécision, la bétise et l’ignorance qui en guident l’expression, et la multiplicité des contre-exemples par lesquels on peut les renverser (avec une facilité d’autant plus évidente qu’ils sont effectivement prsentés comme des vérités intemporelles et universelles).

    Alors désolé que mon « verbiage » vous semble pénible et lourd, mais il me semblait salutaire d’autre aussi exhaustif que possible.

    Je peux admettre que votre conclusion générale selon laquelle le mariage ne repose que sur la procréation n’est pas nécessairement invalidée par la démolition méthodique de chacun des éléments sur lesquels vous la faisiez reposer, mais au moins, défendez-la mieux qu’en me répondant que vouss ne voyez pas le rapport entre vos affirmations et mes critiques !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv