@Pelletier
Jean : La photo est bien un baobab, n’est-ce pas ? Mais,
d’où exactement et de quelle espèce ?
Quant
aux raisons du choix de la photographie, une explication serait la
bienvenue. ‒ Est-ce une façon de se moquer d’un comportement
irresponsable de beaucoup de gens en termes de déforestation,
c’est-à-dire, parler d’arbre à l’envers (un surnom du
baobab) ? ‒ Est-ce une façon de critiquer la
surexploitation du bois des forêts ? Le baobab n’intéresse
pas les menuisiers parce qu’il est plus gorgé d’eau que les
arbres « normaux » d’où son surnom d’arbre-bouteille.
@Pierre
saintrailles : Bonne initiative. Mais, un peu léger pour un
sortant de Science Po. La mondialisation de la criminalité
organisée et la cybercriminalité ont probablement conduit à
l’instauration d’une législation particulière ou, au moins,
d’une réflexion sur l’opportunité de mettre en place une
législation particulière, sur la question de la censure numérique
totale. Ce n’est qu’une supposition. Aux autres de confirmer ou
d’infirmer mes propos.
« Il
suffit donc de convaincre Orange, SFR et Bouygues simultanément pour
connaître un black-out total. » Sur quels arguments non
juridiques s’appuyer pour ce faire, selon vous ?
@yoananda : « C’est
bien pour ça qu’il faut développer l’Internet citoyen ! Des
solutions existent, comme FDN de Benjamin
Bayard, mais aussi le projet serval sur
Android. » Justement,
un sujet sur l’Internet citoyen et un autre sur Android,
le logiciel phare pour mobiles de Google, Inc.,
m’intéressent et intéresseraient, à n’en point douter,
beaucoup de personnes. Je vous invite donc à écrire des articles
sur la question. Je n’en ai pas vu récemment.
@progressiste94 : « La
révolution sur Android ?
C’est à pisser de rire quand on sait que ce système est aux mains
de la pieuvre Google… » Que pensez-vous de
l’affirmation selon laquelle Android
est un système ouvert et open-source ? En d’autres
termes, je souhaiterais que vous soyez plus explicite sur, d’après
ce que j’ai compris de votre commentaire, la mainmise omniprésente
ou omnipotente de Google, Inc. sur
les mobiles sous Android. En
effet, loin d’être un fan de cette multinationale, je pensais que
son système d’exploitation serait quand même préférable à
celui de la firme à la pomme croquée qui est un système
propriétaire et fermé. Ce n’est que mon opinion, bien sûr. Je
peux très bien être dans l’erreur. Bref, éclairez-nous, s’il
vous plaît.
@Stof : Merci
pour ces informations. Est-ce trop vous demander d’aérer et de
mettre en forme ?
@julius
1ER : Pas mal. Cependant, je serais plutôt sceptique quant au fait
qu’un « gouvernement vacillant » français
prenne un tel risque à l’échelle d’un pays. Quoique…
@Evrard : « Internet
est un trop grand danger pour le gouvernement en place. » Pas
mal. Et, pour le citoyen lambda ? Donc, jusqu’à quel point
serait-il pour ce citoyen une arme redoutable ?
@Maître
K… : J’ai à peine lu et déjà j’adore. En effet, vos
informations sont audacieuses et, surtout, ne risquent pas, je crois
bien, de se retrouver dans un journal télévisé. Puis-je me
permettre une suggestion, Maître K ? Aurions-nous un jour le
privilège de lire un article écrit par vos soins ? En
effet, je pense que vous auriez dû écrire un article, voire,
plusieurs, traitant de la question parce que j’ai dû copier et
mettre dans un fichier votre commentaire afin de le lire à tête
reposée. J’ai adoré le point numéro huit : « Free
software avoids the control of restrictive governmental and
commercial software. » Je vous recommande
vivement d’écrire un article sur la question dans la mesure où je
décèle qu’il y ait matière à débat. Je reste persuadé de
l’intérêt que de nombreux lecteurs porteraient à vos propos.
@Inquiet
de la Gauche décomplexée
‒c’est vous qui l’aviez écrit‒ : Désolé
pour le retard. Un troll
‒probablement d’extrême-droite très complexée‒ dont il a
fallu s’occuper il y a
quelques jours m’a,
par son comportement,
empêché de répondre promptement. En 48 heures, il récidiva trois
fois en republiant ‒certes,
avec quelques nuances‒
les mêmes posts
diffamatoires et fortement teintées de xénophobie. Je
dus écrire un courrier aux modérateurs en énonçant de mon mieux
les motifs de ma requête. Inutile
de demander à un troll de ce genre s’il est raciste ou xénophobe :
jamais il ne l’avouera, surtout s’il l’est. Le
pire est qu’il reviendra, je suis prêt à parier mon salaire
annuel. Je dis cela
seulement pour le cas où vous vous poseriez une question du genre
« pourquoi ne répond-il que maintenant ? » Ne voyez
là rien de méchant.
Revenons
à ce que vous postâtes à mon attention. « A ce moment
là justement, l’objectif d’être ré-élu sur des objectifs
démocratiques aura purement et simplement disparu. » Dans
certains pays, certes, mais, en France, croyez-vous vraiment que cela
soit possible à notre époque ? Qu’essayez-vous de me dire ?
Cela vous ennuierait-il de développer ?
« Avez-vous
entendu de notions comme « les pleins pouvoirs »
(d’exceptions ? lol), de couvres-feux ? » Dans
tous les pays du monde moderne, à ce que je sache, il existe
toujours des lois d’exception pour faire face à des situations
exceptionnelles. Les « pleins pouvoirs » sont, en
quelque sorte, le paroxysme de ces lois d’exception. Il faut
bien admettre qu’elles sont justifiées, ces lois d’exception,
pour parer au plus pressé, genre tsunami, à condition, toutefois,
que ces lois soient encadrées par les nécessités urgentes qui,
elles, doivent être clairement définies. Pas évident, je vous
l’accorde.
« Capito ? » Pas
vraiment, avouons-le. Justement, en ce qui concerne votre phrase
« Il n’y a pas qu’Internet dont on a prévu un bouton
ON/OFF, mais aussi l’exception démocratique. »,
je me demandais ce que vous sous-entendiez par « exception
démocratique ». Éclairez ma lanterne, sil vous plaît.
@Pelletier
Jean : Joyeux Noël ! Ravi de vous lire et de commenter
votre article. J’essaierai de faire de mon mieux : je suis là
pour comprendre.
Dans
une certaine mesure, la Chine est une menace pour un certain
équilibre du monde. Mais, n’oublions pas que récemment, il y eut
la guerre froide qui mettait bien en avant la présence de deux
forces antagonistes (États-Unis et URSS) qui s’affrontaient par
pays interposés (Guerre du Vietnam et de Corée, par exemple). Cette
guerre froide créa de facto une sorte d’équilibre qui fut
brisé après la fin de la guerre froide. Une autre forme de
menace remplaça le bloc soviétique : les entreprises
terroristes. La plus tristement célèbre est, bien entendu, celle
dont la responsabilité des attentats du onze septembre fut
attribuée. La particularité de ce genre de menace est qu’il reste
‒et restera‒ essentiellement invisible par rapport au temps de la
guerre froide.
Numériquement,
la Chine reste la première armée de la planète, mais, si on ramène
cela au nombre d’habitants pour une comparaison plus pertinente, on
constatera que l’armée chinoise est plus faible en effectifs que
l’armée française : environ 1 pour 650 habitants pour la
France, contre 1 pour plus de 1000 habitants pour la Chine populaire.
En d’autres termes, il est peu probable que la Chine chercherait un
conflit majeur avec un pays donné, même si c’était, en quelque
sorte, dans ses intérêts.
Je
dirais que l’armée chinoise, en faisant savoir au monde qu’elle
possédait un porte-avions, fut-il de mauvaise facture, voulut lancer
au monde un message symbolique du genre : « On ne
compte pas pour du beurre. » Et, sur ce plan, la Chine a
réussi quoi qu’on en dise. Hormis les États-Unis, les pays
possédant un porte-avions, même obsolète, se comptent, il me
semble, sur les doigts.
À
mon humble avis, le problème est ailleurs. Je m’explique. En
général, pour s’implanter en Chine, une entreprise est tenue de
faire une concession importante : le transfert de
technologie. Derrière cette expression, il est à noter la
notion d’assistance technique qui inclut, sans y être limitée, la
formation. Le constructeur de TGV français refusa, je crois bien, de
telles exigences. C’est le constructeur allemand Siemens qui
obtint le marché. Qui prit la bonne décision stratégique ? Je
n’ose répondre : trop de facteurs et d’enjeux.
Quant
à dire, au vu de certains commentaires, que les enjeux seraient dans
le Pacifique, je crains que cela ne soit vrai. Les industries de
pointe s’installent dans cette partie du monde : Chine,
États-Unis, Japon, Russie, Thaïlande, Vietnam, etc. J’ai même
ouï dire qu’on chercherait à y délocaliser la recherche, pour
des raisons de rentabilité (et, pas seulement de rentabilité
financière). Bien que l’Inde et le Brésil ne soient pas des pays
limitrophes à l’océan Pacifique, on peut les considérer comme
faisant partie des enjeux : l’Amérique du Sud est à l’Ouest
du côté du Pacifique, l’Inde est plus proche du Pacifique que de
l’Europe. Bref, dire que « avoir les yeux rivés sur le
Pacifique » est exagéré est, de mon point de vue, une erreur
d’analyse stratégique pour un pays qui en sous-estimerait
l’importance. La Chine l’a compris et manifeste sa présence en
ces lieux par un porte-avions pour devenir une pièce importante sur
l’échiquier international dans la région et non un simple pion.
Enfin,
au pays de « L’art de la guerre »
de Sun Tzu, je doute fort que la Chine, même en
position de force ‒ce qui n’est pas son cas‒, s’amuse à
déclencher quelque hostilité tant qu’elle peut l’éviter. Un
homme responsable n’accuserait jamais l’autre en premier,
avais-je écrit sur ce forum, et, donc, par extension, ne tirera pas
le premier, même si j’admets qu’on ne fasse plus dans la
dentelle de nos jours.
Bien
entendu, j’invite les lecteurs à apporter la contradiction :
je ne demande qu’à comprendre.
« Les
américains ne sont donc pas inquiets pour eux-mêmes. » Et,
ils ne le risquent pas : les meilleurs centres de recherche au
monde sont essentiellement basés sur leur sol, le record du monde
des prix Nobel remportés l’atteste indiscutablement.
« la
vélocité [que la Chine]
manifeste en matière économique et industrielle pourrait lui
permettre de rattraper très vite son retard. » C’est
sur ce plan que la Chine doit inquiéter à plus d’un titre le
monde : j’ai lu quelque part que toute l’Europe ne produit
pas plus d’ingénieurs que la Chine elle-même. Certains pourraient
ergoter sur la qualité de leur formation, mais, on oublie beaucoup
que les meilleurs chinois qui décident d’étudier à l’étranger
étudient logiquement dans le top ten
des meilleures universités de la planète (classement de
Shanghai). Par exemple, au début des années 2010 ‒je ne me
rappelle plus quand‒, le meilleur supercalculateur du monde était
chinois, c’est-à-dire, la conception et la fabrication de son
(ses) processeur (s) principal (aux) sont, à ce que j’ai compris,
entièrement chinoises bien que certains processeurs additionnels
soient américains (notamment ceux de la firme Intel,
Inc.). J’entends par
« conception », la conception dite « sur papier »
‒c’est-à-dire, au moins un schéma technique‒ jusqu’à la
maquette finale ou le prototype. J’entends par « fabrication »,
la réalisation matérielle (au moins, sous forme de prototype) d’un
modèle répondant à un cahier des charges donné (normalisation
technique, technologique, économique et sociale, par exemple) en vue
d’une exploitation techniquement viable.
« l’étendue
du potentiel militaire chinois »
révélée
par les Américains Évidemment, les Chinois sont loin
d’être naïfs. Ils savent comme tout le monde que les satellites
espions américains les observent. La Chine sait ce que l’Amérique
sait de la Chine, sur le plan militaire. Ce qui me paraît
intéressant est de savoir ce que l’Amérique a caché au reste du
monde et pourquoi.
« Le
contentieux prend une mauvaise tournure depuis les années 1970, date
à laquelle d’importantes réserves pétrolières et gazières ont
été découvertes. » Partout dans le monde, c’est
pareil : dès qu’on découvre un gisement stratégique qui
risque d’empiéter chez le voisin, les revendications territoriales
sont des prétextes à querelles, surtout en mer où la notion de
frontière est extrêmement vague ‒sans vouloir faire de jeu de
mots‒ dans l’esprit des gens. Le contentieux de la Chine avec
l’Inde concernant le Tibet n’est pas à sous-estimer non plus :
l’Inde et la Chine sont les deux plus grands marchés du monde et
possèdent toutes les deux l’arsenal atomique. C’est sur le plan
juridique que la Chine détiendra toujours un avantage sur l’Inde :
le droit de veto devant l’ONU. Au niveau mondial, la Chine
détiendrait un atout fondamental : les fameuses terres rares.
Ce sont a priori les produits stratégiques du futur. Pour
comprendre leur importance osons un schéma sur les produits
stratégiques : ‒ alimentation : le blé et le riz,
par exemple ‒ énergie : fossiles, nucléaire, par
exemple ‒ technologie : les terres rares, par exemple La
Chine dispose, il me semble, de ces trois produits stratégiques. La
France dispose-t-elle de terres rares ? Certes, je l’ignore,
mais, je crois bien que non.
Ce
fut un plaisir et un
honneur que de vous avoir
écrit et je suis ravi de vous avoir plu. J’avoue être surpris de
vous avoir touché. Vous attachez vraiment trop d’importance à mes
mots. J’espère avoir le plaisir et l’honneur de lire vos
articles et vos
commentaires
dans tout forum. Je profite de la présente pour vous remercier de
m’encourager à émettre quelque avis sur ce forum. Hélas, je dois
pour l’instant y renoncer. Ce
n’est que partie remise.
En
effet, je ne vous ai point
oublié, mais, un troll qui fut déjà banni par ce site persiste à
y écrire. Je dois encore déposer une requête ‒et
cette fois-ci en
bannissement‒
auprès de la modération. Je ne pensais pas que je ferais cela,
mais, je ne vois pas comment. Ce
qui me chagrine est que j’ai des commentaires qui attendent d’être
publiés.
Je
vous souhaite un
excellent joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année
pour compléter ce que je dis dans mon précédent message. Je
suis impatient de vous lire, alors, oubliez ce que je viens d’écrire
et amusez-vous bien. J’ai écrit cela juste pour le cas où vous
vous poseriez des questions sur mon « refus » (les
guillemets sont requis, ici) de commenter votre article.