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Laconique

Laconique

Ne te figure pas être sage.
 
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  • Premier article le 30/06/2012
  • Modérateur depuis le 17/07/2012
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Derniers commentaires



  • Laconique Laconique 29 février 2020 15:41

    Vous savez, le rejet de l’Ancien Testament a un nom, et c’est une hérésie : Marcion.

     

    « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir. »

     

    « Pas un iota ne passera. »

     

    « Si tu veux te glorifier, ce n’est pas toi qui porte la racine, c’est la racine qui te porte. »

     

    Vous me faites penser à Pierre Regnier sur ce site, complètement traumatisé par les massacres du livre de Josué. Lecture littéraliste, rejet horrifié au nom des critères moraux actuels. Si vous ne comprenez pas les rapports entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, qui n’est ni abolition, ni obéissance littéraliste, mais accomplissement plénier dans la personne du Christ et don de grâce, alors effectivement ce n’est pas la peine de parler. C’est la base du christianisme, il faut relire tout saint Paul. Mais vous rejetez tout Paul bien sûr. Bref vous gardez ce qui vous arrange. Les gnostiques détestaient l’Ancien Testament, le mauvais dieu, le démiurge, tout cela est parfaitement cohérent. 

     

    Dans le fond je vous plains vous devez être malheureux.

     

    « Vous ramenez tout, toujours, (…) à des expériences subjectives. » 

     

    L’expérience subjective comme critère ultime de la vérité. C’est là votre argument final, imparable, ultime.

     

    C.Q.F.D.



  • Laconique Laconique 29 février 2020 13:08

    Bon ben on va squatter son fil avec des considérations théologiques, c’est Jordi qui va être content…

     

    Je sais comment vous fonctionnez Gollum, vous avez toujours réponse à tout… C’est le propre du gnosticisme, herbe parasite, qui se nourrit du christianisme orthodoxe pour s’exprimer et exister. Même phénomène chez un auteur comme Pacôme Thiellement, qui se revendique du gnosticisme et en revient toujours aux « chrétiens ». Je connais le processus. C’est sans fin. J’ai pointé votre contradiction fondamentale quant au monde moderne, que vous jugez selon les propres critères que vous dénoncez (critères techniques d’efficience). Et vous n’avez rien à répondre, vous n’argumentez pas mais vous invectivez. Et c’est ok, j’ai dit ce que j’avais à dire.

     

    Je n’ai rien lu de Simone Weil, donc je ne vais pas émettre le moindre jugement à son propos.

     

    Le Christ ne fait pas de politique, jamais. Mais toute la difficulté est qu’il ne renvoie pas non plus, jamais, vers une rupture avec le monde, que l’on retrouve dans les monachismes, dans le bouddhisme, et qui est une attitude totalement anti-biblique. Il faut toute une vie pour comprendre et définir le rapport juste de l’évangile avec le monde, et je ne vais pas régler la question dans cet échange. Les préceptes pratiques du Christ (et de saint Paul – aïe aïe aïe gros méchant) visent à la justification, à la réconciliation avec Dieu. Et c’est dans cette optique qu’il faut aimer son prochain, et non pour rendre la société meilleure. Bien sûr il faut des politiques, Paul préconise le respect de l’autorité politique, mais tout le propos de Paul et du Christ se situe sur un autre plan. Et c’est un plan que vous avez totalement perdu de vue. Vous ramenez tout, toujours, à des critères concrets, matériels. Je vous lis : les plaisirs de la pêche, la tranquillité de la nature, la pureté des eaux, une vie paisible délivrée de l’aliénation de la technique et du travail. Ou des états mystiques, là encore ramenés au critère ultime de la paix intérieure : méditation, Tao, vide intérieur, etc., c’est-à-dire, in fine, des expériences subjectives. Vous êtes un représentant à peu près parfait de la déviation gnostique, vers laquelle j’ai tendu très longtemps moi-même (j’ai lu tout Platon, et il y a une filiation de ce côté-là, vous-même vous admirez Plotin), c’est pour ça que je m’explique un peu plus amplement avec vous, je vois tous les rouages. Et tous ces ressorts subjectifs, vous les partagez totalement avec le monde moderne que vous dénoncez. Mais rien de tout cela ne concerne la révélation du Christ. La finalité véritable du christianisme est un point totalement aveugle de votre pensée, comme de celle du monde moderne. Cela ne rentre pas dans vos critères d’appréhension du monde. Et encore une fois – mais cela ne vous parle pas – il s’agit de sanctification, de justification, de réconciliation avec Dieu. « Soyez saints comme moi-même je suis saint » dit Yahvé dans la Torah. « Saint », non au sens moral, mais existentiel du terme bien sûr. Et tout le reste est accessoire à côté de cela : le confort, le bien-être, la préservation de sa propre vie. Le Christ et Paul se situent dans la droite ligne de l’Ancien Testament, qu’il faut avoir compris avant de juger le christianisme. Or vous détestez l’Ancien Testament, ici encore au nom de considérations tellement matérielles, actuelles : le rapport à la nature, aux femmes, etc. 

     

    Et Etienne Couvert est très éclairant sur toute cette mentalité qui vous possède jusqu’à la moelle, il énumère tout très précisément : le panthéisme (Spinoza), la réincarnation, l’émotion et la subjectivité, la nature, la rébellion, la divinisation de la créature, et pour finir le satanisme. Tout est lié, comme vous en êtes l’illustration. Ce n’est pas la pensée propre d’Etienne Couvert qui compte, c’est sa recension honnête du phénomène chez Goethe, Hugo, Wagner et toute la pensée moderne. A la limite on pourrait couper tout le texte de Couvert, ne garder que les citations, ce serait déjà très éclairant. Hugo par exemple : « Oui, bête, arbre, rocher, broussaille du chemin,/ Tout être est le vivant de l’immensité sombre. (…) Tous sont l’Ame, qui vit, qui vécut, qui doit vivre », « Avant d’être sur terre,/ Je sens que jadis j’ai plané,/ J’étais l’archange solitaire/ Et mon malheur c’est d’être né », « Satan est mort ; renais, ô Lucifer céleste », etc., etc.

     

    Donc pour conclure : oui vous êtes un authentique gnostique, un authentique déviant, c’est vous le vrai père de ce monde que vous détestez (gnosticisme → romantisme → New Age → société de consommation), et chaque fois que vous condamnez le christianisme, vous le faites selon des critères mondains, car la véritable finalité de la sanctification biblique vous est devenue totalement étrangère et incompréhensible.



  • Laconique Laconique 28 février 2020 18:10

    @Séraphin Lampion

    Pigmaei gigantum humeris impositi plus quam ipsi gigantes vident.

    C’est bon, c’est en latin, donc personne va se sentir visé.



  • Laconique Laconique 28 février 2020 17:09

    Oh man, you are never published for your own motherfucking articles, but only for other people’s writings. That’s not fair.



  • Laconique Laconique 28 février 2020 13:54

    @Gollum

    Ah c’est bien, vous êtes revenu avec le printemps. Disparu en septembre, retour en février, c’est ça qui est bien quand on adore les astres, on suit le rythme des saisons.


    Vous me faites rire avec votre « solution », vous y revenez toujours. On a eu la discussion mille fois. « 2000 ans de christianisme et voyez le résultat, donc le christianisme est faux. » Si vous en êtes encore à croire que le message évangélique est un mode d’emploi socio-politique pour organiser la société… C’est amusant d’ailleurs chez vous cette obsession pour les résultats, l’effectivité. Vous avez été complètement contaminé par le mode de pensée technicien. Les choses ne marchent pas pour le moment, tout va s’effondrer, mais bientôt, demain, ça va marcher. Vous ne pouvez pas concevoir que le monde n’est pas fait pour « marcher », que ça n’a jamais « marché », vous voulez transposer au niveau global l’effectivité technicienne et vous ne vous en rendez même pas compte. Et c’est la « nature » la « solution »… Tout cela est tellement simpliste, tellement conformiste...


    Et votre « interdépendance », on connaît cela, c’est la fameuse soupe gnostique, « tout est un », etc. Etienne Couvert a bien montré la prodigieuse fortune de cette idéologie chez les romantiques et dans toute la pensée moderne. D’où : primat de l’émotion sur l’objectivité, idéalisation de la nature, rupture avec la société considérée comme mauvaise, et au final individualisme, consumérisme, désespoir, mort.


    «  Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes. »

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