Le 19 décembre 1987, pour la première fois de son histoire,
l’humanité vivait au-dessus de ce que la terre pouvait lui offrir en un
an. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth
Overshoot Day) aura lieu cette année le 21 août.
L’humanité aura consommé le 21 août 2010 les ressources que la nature peut produire en un an. Incroyable non ?
en clair , on surexploite la terre et surtout l’occident
Qui sont les fautifs qui dérangent l’ébriété énergétique de l’Occident
La Chine vient de supplanter les Etats-Unis à la tête des plus gros
consommateurs mondiaux d’énergie, révèle le rapport statistique annuel
de BP. La consommation énergétique mondiale, tirée avant tout par les
pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.), a cru de 5,6 % l’an dernier.
La Chine serait promise au premier rang de l’économie mondiale d’ici à
2030,compte tenu de la croissance présente de son Produit intérieur
brut. Le New York Times a choisi cette semaine de mettre en avant une
tribune soulignant l’impossibilité physique, économique, écologique,
matérielle, substantielle (etc.) de voir s’étendre à la population de la
Chine ou de l’Inde le ’rêve américain’ commercialisé tout autour du
globe. Voilà qui est clair, les Chinois ne doivent pas prétendre à un
mode de vie à l’américaine
en clair notre modéle occidental ’est pas transposable
Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. On a
dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse
commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un. Il faudrait
ajouter que la pauvreté revient quand on en veut un troisième, car on
est toujours pauvre quand on a un désir qui n’est pas satisfait et le
système de production actuel, en ce sens, s’est donné pour but principal
de nous appauvrir. De nous appauvrir et de nous engraisser. Comme ces
roitelets des îles mélanésiennes qui voient l’obésité comme un signe de
succès, dans une culture dont la faim n’a jamais été éradiquée.
L’Occident est fini,
il doit céder son sceptre... Mais pourquoi maintenant ? Dans Civilization, The West
andtheRest ("Civilisation
l’Occident et le reste », publié en mars 2011 en anglais aux éditions
Allen Lane), l’historien écossais Niall Ferguson identifie " six="six" innovations="innovations">span>clés qui ont donné à
l’Occident l’avantage sur les autres civilisations : la concurrence, la science,
le droit de propriété, la médecine, la protection des consommateurs, l’éthique au travail », résume AndrewPreston dans une
critique du livre parue dans The Globe and Mail. Mais, après cinq
siècles de domination occidentale, ces valeurs sont tombées en désuétude. Selon
Niall Ferguson, l’Occident a dilapidé son propre héritage, causant les raisons
de sa chute. Pour l’historien lan Morris, qui a publié en octobre 2010 Why the
West Rules -For Now ( »Pourquoi l’Occident domine pour le moment »,
publié en anglais chez Fanas, Straus and Giroux), la chute des civilisations,
quelles qu’elles soient, est inéluctable. Passé un certain degré de //C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image003.gif" height="2" width="112">développement, elles
font face à un goulet d’étranglement et sont incapables de concilier leurs besoins avec la raréfaction des ressources et la
dégradation de l’environnement. Or l’Occident est allé bien au-delà de ce seuil. Une
« anomalie » qui pourrait prouver qu’il a su triompher de ce que lan
Morris appelle ’le paradoxe du développement social ».
//C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif" height="2" width="522">LE samedi 6 avril 1974, l’agronome René Dumont, toujours en vadrouille
aux quatre coins de la planète, revient d’Alger. A l’aéroport d’Orly, où il débarque en djellaba, deux hommes
l’attendent, Georges Krassovsky
et Brice Lalonde. Ils lui expliquent que, Pompidou venant de défuncter
subitement et l’élection présidentielle approchant, le mouvement école tout juste naissant a décidé d’y
participer et que ses représentants ne voient qu’un seul candidat possible : lui. Dumont demande une nuit de réflexion, au terme de laquelle il accepte.
Certes, il ne fait pas l’unanimité chez les
écolos : « L’on sent que M. Dumont est
un converti de fraîche date », fait remarquer le précurseur Bernard Charbonneau, dans « La Gueule ouverte » (n° 21). Mais, ayant découvert
sur le tard les méfaits
du productivisme et del’agriculture
moderne, Dumont a
fait son mea culpa et a livré, dans « L’utopie ou la mort », une
critique argumentée, écologique, tiers-mondiste du monde comme il va.
Au cours de sa brève campagne, Dumont dénonce « la poursuite absurde de la
croissance industrielle » et
lance en feu
d’artifice une série d’idées nouvelles. Rechercher un type de société à basse
consommation d’énergie. Construire de nouvelles villes ne dépassant
pas 100 000 habitants (« Au-delà, les inconvénients l’emportent sur les
avantages »). Arrêter
les industries d’armement. Restreindre « la
construction démente de voitures individuelles
». Réduire la duréedu travail :« En se
contentant du niveau de
vie de 1920, avec l’équipement de
production dont nous disposons aujourd’hui, il suffirait de travailler
quatre heures par jour, de 25 à 40 ans ». Manger moinsde viande
(« Pourquoi
fabriquer des protéines avec les protéines ? C’est absurde »). Supprimer lapublicité. Bloquer lacroissance de consommation énergétique (« En doublant tous les dix ans,
elle nous condamne
à recourir
à l’énergie nucléaire »). Réduire la croissance de la population dans
les pays riches en supprimant les
allocations familiales après le deuxième
enfant.Diminuer les pouvoirs de
l’Etat et des bureaucrates. Décréter la croissance zéro de l’agglomération
parisienne. Empêcher la spéculation
foncière en municipalisant les sols. Engager partout la plus grande autonomie
possible de toutes les entreprises, de toutes les régions, communes, de tous quartiers, villages : « Il est très important
que les gens participent aux décisions qui
les concernent. » Obtenir, notamment d’EDF, une gestion tripartite : les consommateurs,
les ingénieurs et les ouvriers (et les représentants de l’intérêt national). Instaurer une médecine préventive : « 80 % des médicaments sont inutiles
! » Refuser toute
centrale nucléaire. Stopper
le bétonnage des terres fertiles. « L’écologie implique un
changement complet des structures de production. »
Comme on le voit, il y avait à
boire et à manger. Pourquoi ce bref rappel historique ? Simplement pour montrer que, il ya trente-huit ans, l’écologie politique était plus radicale, offensive, inventive que
celle d’aujourd’hui.
Celle qu’incarne Eva
Joly, qu’on entend si peu et mal qu’elle a, nous dit « Le Monde » (29/1), « disparu
des radars de la présidentielle »...
citer Nous vivons dans une société façonnée depuis 30 ans par
les « élites » économiques, financières, médiatiques et politiques de
notre pays dont la spéculation, la complaisance, le copinage,
l’affairisme et le sexe en sont la base. La propagande sans cesse
rabâchée depuis 30 ans a fini par faire accepter, du moins en apparence,
à la population la médiocrité de sa vie par rapport à celle des
« élites ». Heureusement qu’il y a des riches pour nous faire
travailler, nous n’avons plus les moyens d’entretenir les pauvres, les
caisses sont vides…la lobotomisation des esprits avant la domestication définitive du peuple français est sur de bonnes rails !
sus pas d’accord , on a accepte ce monde de consommation sans esprit critique et des gens dans les années 70 , style Dumond , et d’autres comme la revue Gueule ouverte , ou Gébé , nous parlez d’un autre possible , mais comme beaucoup , on a préféré la facilité et la consommation