J’espère que les grecs ne vont pas faire la même erreur tragique que les ukrainiens qui ont cru naïvement que l’Union Européenne allait leur apporter le bonheur, et la Russie la catastrophe !
Quand je parle des ukrainiens, je veux dire ceux qui ne sont pas nazis, et qui représentent l’immense majorité !
La Communauté Européenne n’a rien à offrir à la Grèce ! Elle veut simplement que les spéculateurs de ses banques récupèrent leurs mises !
On reproche à la Grèce ses investissements dans le matériel militaire, mais on oublie de rappeler que lorsque la Turquie a envahi Chypre, les grecs se sont retrouvés tout seuls pour faire face à l’invasion, alors qu’aux termes des accords militaires européens, il était prévu de venir en aide à un pays de la Communauté Européenne, s’il était attaqué !
J’espère vivement que les grecs vont envoyer balader cette « Communauté », se retirer de l’OTAN, revenir à une monnaie nationale ( peu importe son nom ), et surtout se rapprocher de la Russie et de la Chine, qui sont de véritables partenaires et qui ne poignardent pas leurs amis dans le dos !
Vous verrez que ces deux pays seront parfaitement capables de sauver la Grèce, eux !
@Werner Laferier Et pourquoi seraient-ce toujours les Etats-Unis qui tireraient les marrons du feu ?
Je préfère personnellement que ce soit un pays qui ne porte pas la guerre aux quatre coins du monde qui soit l’allié de la Grèce, en l’occurrence la Russie, plutôt que les va-t-en guerre de Washington !
Tout le monde aura à y gagner, et surtout la paix !
La Russie est un partenaire commercial important pour l’Europe ( 650 entreprises françaises et 1500 entreprises allemandes y sont installées ), et même pour les Etats-Unis ( Bell Helicopter fait construire ses hélicoptères civils à Ekatérinbourg, et Coca-Cola, Chevron, e.t.c. y sont implantés entre-autres ).
Veut-on vraiment que Poutine vire tout ce beau monde qui crache sur son pays ?
Les chefs d’états européens ne se sont pas encore rendus compte qu’ils se faisaient rouler dans la farine depuis le début ( il faut dire que les Etats-Unis sont très doués pour ce genre d’exercice ), et continuent à gober la fable des méchants bolcheviques, la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang qui, sous l’emprise de la vodka, déferlent avec des milliers de chars sur nos campagnes, et violent même les mémés de 90 ans !
Vivement le concours européen du chef d’état le plus con ! On aura peut-être plus de chance qu’à l’Eurovision !
A mon humble avis, l’enjeu de la dette grecque et de son maintien au sein de la Communauté Européenne, n’est pas du tout économique, mais géo-stratégique.
Il ne faut pas perdre de vue que quand on dit Europe, il faut comprendre : Etats-Unis ( les européens n’étant plus que les vassaux serviles de l’oncle Sam ).
Or, depuis quelques mois, la Russie a proposé à la Grèce un marché extrêmement intéressant à tous points de vue : la réalisation du gazoduc Türkish-Stream, qui partant de Mer Noire, approvisionnera la Grèce, puis la Turquie, avant de se diriger vers le Sud de l’Europe ( marché signé fin Juin 2015 ).
En contrepartie, la Grèce s’est dite prête à autoriser sur son territoire l’installation d’une base navale pour la flotte russe de Mer Noire ( peut-être sur l’une des nombreuses îles du Péloponèse ).
La Turquie de son côté, souhaite réaliser un canal ( 42 km de long, 150 m de large, et 50 m de profondeur ), au Nord d’Istanbul, pour relier la Mer Noire à la Mer de Marmara et désengorger le détroit du Bosphore dont le trafic maritime devient périlleux.
Depuis la Mer de Marmara, la navigation pourra emprunter le détroit des Dardanelles et accéder à la Méditerranée sans aucune difficulté.
Le gazoduc bénéficiant clairement à la Turquie, il est facile de comprendre que les turcs renvoient ainsi l’ascenseur en permettant à la flotte russe d’accéder plus librement à la Méditerranée et de contrôler d’un peu plus près ce qui se passe au Moyen-Orient.
Sur le plan des royalties engendrées par ces projets, c’est du gagnant-gagnant pour la Grèce, la Russie, et la Turquie !
Bien entendu, tout ceci ne peut se réaliser que si la Grèce n’est plus soumise au diktat de Washington par Communauté Européenne interposée, mais ça n’est pas demain la veille que les Etats-Unis vont accepter d’être éliminés de la compétition !
Grosso-modo, la Grèce est exactement dans la situation de l’Ukraine, avant le putsch du Maïdan !
Ou c’est la solution « européenne » de Washington, ou c’est le début du bazar que ne manqueront pas d’essayer de déclencher à tout prix les Etats-Unis !
Mais il existe un frein à leur hégémonie : la Chine et la Russie sont des partenaires commerciaux de la Grèce, et les touristes de ces deux pays sont très attirés par ce pays.
En outre Russie et Chine coopèrent sur le plan militaire, et ça laisse à réfléchir !
Enfin, les banques de BRICS ont accepté d’intégrer la Grèce comme membre à part entière des BRICS, et Poutine a même proposé à plusieurs reprises à Tsipras d’aider son pays à sortir de la crise.
Je pense que si je suis au courant de tout ceci ( qui n’est un secret que pour celui qui ne veut pas le voir ), Alexis Tsipras doit en savoir encore bien plus, ce qui explique son obstination ( oh le vilain ! ) à
refuser la « main tendue » de la Communauté dite Européenne !
Je ne comprends pas ce que notre gouvernement peut reprocher à son homologue grec !
Nicolas Sarkozy, puis François Hollande ont accepté de faire construire deux porte-hélicoptères Mistral pour la Russie, laquelle a payé d’avance mais ne voit toujours pas arriver sa commande !
Car François Hollande n’a pas voulu honorer le contrat ( ça s’appelle ça une escroquerie, si l’on se réfère au Code Civil ).
Comme excuse, il a indiqué que la livraison n’était pas annulée, mais reportée sine-die !
Alexis Tsipras fait exactement la même chose avec la dette grecque !
Il n’a pas dit qu’il refusait de l’honorer, mais l’a reportée...aux calendes grecques !
On ne peut tout-de-même pas accepter de l’un ce que l’on refuse à l’autre, si l’on veut être juste !