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Le bateleur

Le bateleur

Né le 11 Octobre 1955 près du Rup de Mad (ruisseau Lorrain)
un peu de sang noir, teuton, saxon
premier de classe en cp, second en spé
le plus souvent cancre entre les deux
Très impressionné par le conflit du Biafra (? ... tant pis)
(ce doit être pour cette raison à maturation lente, que j’ai quitté Saint Cyr après un an)
Animateur de colo, directeur, manche dans la rue, pion, responsable d’un centre permanent informatique, développeur didacticiels, praticien de diverses méthodes de re-médiation cognitives,membre d’un groupe du ministère de l’EN concernant les nouvellles technologies, prof de maths, conseiller en formation d’adulte, dépot de quelques traces de pensées mortes dans divers recueils de poésie, lecteur de Daumal, Gurdjief, Dhotel et Jacotot
...
n’achève jamais rien, la preuve ... je suis encore vivant.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/03/2006
  • Modérateur depuis le 18/04/2006
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Derniers commentaires



  • Le bateleur Le bateleur 10 janvier 2007 20:55

    Oui pour que la société des vainqueurs (et du désir d’en être) fonctionne, il faut des exclus des peurs

    A propos de la question de Marseille

    Dans les principales métropoles occidentales l’immobilier flambe. Souvent le prix des appartements a doublé en dix ans. Si le phénomène paraît enrayé aux Etats Unis, où la « bulle immobilière » se dégonfle, ailleurs, il se poursuit, alimenté par le désir des privilégiés de consacrer une partie de leur fortune à l’achat d’une résidence secondaire (ou tertiaire...) à Madrid, Barcelone, Londres ou New-York. La greande ville redevient désirable. Une fois nettoyée, ripolinée, enrichie, sécurisée, valorisée par de nouveaux musées, elle ne peut plus être peuplée par des habitants en manque d’argent et de culture. Et, justement, elle s’en débarrasse...

    "Car les habitants, installés dpuis dix, vingt, trente, quarante années, n’ont pas quitté la place en sifflotant guillerets. Ainsi de Mme Garcia et de ses « quatre fois vingt ans », ex-secrétaire à la mairie, là depuis 1953 et contrainte de déménager : « On m’a foutue dehors. On m’a dit : »Il faut que vous partiez. Ça s’est pasé d’une façon inhumaine, sans mettre de gants".

    Avec d’autres, plus jeunes, la seule injonction n’a pas suffi. On a reocuru à des méthodes moins avenantes : des faux squatteurs ont envahi des immeubles, détruit les canalisations, pourri la vie des locataires attitrés. Ailleurs des incendies ont éclaté. Ailleurs encore, on a glissé des enveloppes, etc. Et aussitôt l’appartement vidé, des « dévitaliseurs » entrent en action : "On casse les vitres, témoigne l’un d’eux, on casse les tubes, on casse les toilettes, tout ce qui est salle d’eau, pour éviter que les gens ne se relogent dedans.
    - Et les logements que vous cassez, ils sont habitables ou bien...
    - Oh oui ! C’est des palais dedans et moi je casse des palais, vous comprenez monsieur ! Ça me dégoûte mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? On est payés pour faire ça, 1 212 ? brut. Le smic, quoi."

    Marseille compte ainsi trente trois mille appartements vides, soit environ un sur dix, dont 57% sur la longue durée. Ceci dans une agglomération ou 40 000 demandes de logements sociaux demurent en attente.

    il s’agit bien
    - d’organiser la chèreté
    - de ne pas permettre de prendre en compte (organiser la rareté) une part importante du parc existant (dans ces 35% du territoire où de nombreux français aimeraient bien habiter si elles ne se transformaient pas en désert)



  • Le bateleur Le bateleur 10 janvier 2007 20:49

    Précisément avec les transports faciles et les possibilités d’internet une politique active en faveur des lieux de la France « hors communication » (et même pas excentré, cela siginie juste qu’ils ne sont pas à l’entrée d’un TUBE TGV autoroute avion) pourrait
    - revitaliser la France
    - lui redonner de l’unité
    - désengorger les lieux où les populations s’agglomèrent pêle mêle
    - et donner l’occasion à ceux qui ne veulent pas vivre en ban lieu de trouver un environnement de vie (près d’une petite ville) en accord avec leurs choix de vie.



  • Le bateleur Le bateleur 9 janvier 2007 19:25

    Ce qui est proprement étourdissant c’est de voir le nombre d’émission qui prétendent comme l’a fait France Culture aujourd’hui, définir « l’origine de la crise du logement en France » et qui ne font que tourner à l’intérieur du petit territoire qui convient à tous (et notamment aux maires des grandes villes, aux acteurs de l’immobiliers, à tous ceux qui prédèrent les gros dossiers ...) à savoir « crise de l’offre », « crise de la demande sociale qui n’a plus la possibilité de se positionner sur le marché » , « conséquences financières de la disponibilité de liquidité après le crack de la bulle internet » ... c’est à dire de l’argent et du béton.

    Aucun acteur ne fait cette fameuse démarche du détour qui caractérise principalement l’intelligence Comme la poule qui en est incapable et qui voyant le grain de l’autre côté d’un grillage ouvert est ne sait faire autre chose que de se jeter sur l’obstacle, les analystes refusent (consciemment ou non) de revenir en amont de la pression sur les acteurs pour tenter d’envisager autre chose que davantage de concentration et surtout d’évaluer enfin la politique d’investissement massif (parfois de laisser aller) dans les voies de transport du type TUBE c’est à dire peu d’entrée et de sorties qui favorisent encore la concentration.

    Une remarque, il est faut de considérer que cette désertification ne concerne que les zones rurales un grand nombre de villes de tailles moyennes sont menacées directement, les autres étant transformées en banlieu et perdant une part de leur activité de ce fait (une grande partie des consommations se faisant sur le lieu de travail)

    On peut donner comme exemple parmis tant d’autres le cas de Sainte Menéhould qui perd 0.4% de ses habitants par ans (sur les 10 dernières années) et qui devrait subir de plein fouet le choc du TGV EST asséchant davantage encore les régions à plus de 100 km de Metz.

    Une carte plus précise des zones à déclin persistant (35% du territoire et pas que rural) ici

    http://idata.over-blog.com/0/02/31/49/cartes-du-monde/france/demographie-francaise-evolution.jpg

    Un complément à cet article est disponible ici

    http://www.garde-a-vue.com/article-5158015.html



  • Le bateleur Le bateleur 8 janvier 2007 19:34

    Vous écrivez « Le sujet est lourd, il est complexe, mais il ne peut avoir lieu si on nie les mécanismes qui lient vendeurs et acheteurs, propriétaires et locataires. »

    Le sujet est surtout non traité !

    Vous partez du problème du logement et vous dessinez un cadre autour qui vous conduit à ne plus parler que de cette question des « vendeurs et acheteurs, propriétaires et locataires »

    Sortez du cadre et prenez en compte les raisons réelles qui font qu’il y a pénurie de logement au lieu d’emprunter une fois encore la logique fonctionnelle problème de sécurité dans les bus « police des bus » problème de logement « construction de logements » ou « bidule ... logement » Problème de fièvre « cachet à faire baisser la fièvre »

    Bien évidement l’approche technique qui court circuite le débat intéresse ceux qui ont à voir avec l’immobilier et la spéculation (organisée ou non) c’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous les partis se sont engouffrés dans les solutions techniques et sous forme de nouveau droit.

    Luc Comeau-Montasse



  • Le bateleur Le bateleur 8 janvier 2007 19:25

    C’est précisément la question qui est mauvaise et la réponse que vous proposez est effectivement alors la seule possible « comment construire davantage de logement en France ? »

    (question qui intéresse évidemment ceux qui souhaitent avant tout doper la croissance de la France immédiatement, même si les conséquences sont mauvaises pour tous excepté les spéculateurs immobiliers)

    La question en amont de tout cela, celle qu’il faut poser avant tout, est l’aménagement du territoire.

    La priorité du transport par tube (TGV autoroute avion) qui possèdent des points d’entrées limités conduisent à cette catastrophique agglomération des entreprises et donc des personnes là où les accès sortent.

    Evolution de la population Sainte-Menehould Rang National Population (1999) 4 971 hab 1 807e Population (1990) 5 177 hab 1 627e

    Variation de population 1990 - 1999 -206 hab 7 928e

    Solde migratoire 1990 - 1999 -282 hab 7 695e Taux annuel moyen de variation de la population 1990 - 1999 -0,4% 7 304e Superficie 57,11 km² Densité 87 hab / km²

    Pour information cette ville de moyenne importance pour un département de province est sur la nationnale qui va de Paris à Strasbourg en passant par Metz le TGV EST devrait encore accroite le désintérêt la concernant puisque ce nouveau moyen de transport l’éloigne en temps relatif des grandes métropoles.

    Ici encore vous abordez la question de la fièvre et non celle de la maladie.

    Luc Comeau-Montasse

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