l’eugénisme n’est pas loin. On commence par la pub ciblée sur votre profil génétique, puis l’embauche selon votre profil génétique, sans oublier l’accès aux soins déterminé par votre profil génétique.
« désolé monsieur, je sais que vous venez d’échapper à un grave accident de la route, mais nous n’allons faire que le minimum de soins, car votre profil indique que vous êtes susceptible de développer un cancer du pancréas d’ici 5 ans... »
Tout ira alors pour le mieux dans le meilleur des mondes...
Effectivement, le coeur du problème est l’énergie. Comment fournir de l’énergie à nos infrastructures et industries sans pour autant aggraver, voir mieux, en diminuant le rejets de gaz à effets de serre. Le photovoltaïque peut être une solution pour les particuliers. Si chaque habitation était dotée d’un système photovoltaïque, ça limiterait les besoins en provenance du réseau général. 25% de l’énergie des foyers fournit en interne (et c’est faisable), ce serait toujours ça de gagné pour le reste (surtout si en plus l’eau par exemple était chauffée par le photothermique). Par contre, il est douteux d’espérer faire de grandes centrales solaires. Trop couteux et aléatoire.
L’éolien peut être aussi une énergie d’appoint intéressante, mais là-aussi, les sites pour des parcs d’éoliennes sont limités en nombre, et des études récentes semblent montrer que le réchauffement climatique risque de faire baisser la quantité de vent « efficace » disponible en France, notamment.
Si on considère que le pétrole va sur sa fin et que l’hydroélectrique a déjà utilisé la quasi-totalité des sites disponibles, que reste-t-il donc ? Le nucléaire... et le charbon.
Il existe encore de grandes réserves de charbon à travers le monde, et je crains que certains pays ne soient tenté de l’utiliser afin de pallier au manque de pétrole. Inutile de préciser que ce serait une catastrophe pour l’effet de serre...
Reste donc le nucléaire, n’en déplaise à certains groupes de pression. Le thermonucléaire étant encore très théorique, et loin d’aboutir, il va falloir que nous continuions de construire des centrales nucléaires pour assurer nos besoins en énergie.
J’oublie ici volontairement la biomasse, dont font partie les « biocarburants » : avec le manque de surface arable pour les besoins des pays du sud, est-ce réellement un bonne idée d’en sacrifier davantage pour faire rouler des véhicule ?
On voit bien les limites du tout sécuritaire. Après avoir retiré la police de proximité de ces quartiers, et installé à la place la BAC et les CRS, conformément à sa politique répressive, Nicolas Sarkozy n’a plu qu’à contempler les dégâts de son oeuvre. Mais s’il est le responsable direct des derniers chiffres, je persiste à penser que c’est les diverses politiques menées dans ces quartiers depuis les 25 dernières années qui sont les plus à critiquer. Je le dis et je le répète : parquer les gens dans des clapiers à lapin pendant 30 ans, en espérant que tout aille bien, c’est d’une stupidité rare. Le moindre mal était cette police de proximité, qui permettait un dialogue (certes ténu) entre les habitants et la justice de l’Etat.
Maintenant que le tissu social est déchiré, il sera très difficile d’y faire revenir un début de dialogue. Qu’on se rassure, la société américaine idéale est toute proche : nous avons déjà notre Bronx...
Le PS est un parti hétéroclite parce qu’il a été conçu comme ça. Le PS actuel a été fondé en 1971 avec le Congrès d’Epinay (ça ne nous rajeunit pas n’est-ce pas ?) sur la base de la SFIO et de la CIR. C’est un partie de rassemblement qui était conçu pour placer un homme de gauche à la présidence, en l’occurrence celui qui prépara ce congrès : François Mitterand. Si à l’époque ça a payé, le PS n’a par contre pas su se moderniser. Conçu pour mettre Mitterand sur le « trône », il n’a pas vraiment su quoi faire de son vaste spectre politique interne, et s’est petit à petit coupé de sa base, persuadé qu’il représentait la Gauche, sans voir qu’il s’éloignait petit à petit des vraies valeurs de cette gauche.
En fait, on peut voir qu’il y a deux courants au sein même de ce parti, et tu as bien su les identifier : celui de la social-démocratie, proche des Travaillistes de Blair, dont l’un des phares est DSK, et celui de la gauche anti-capitaliste et anti-mondialiste, plus proche de l’ancien PCF et de la LCR (ou du moins de leurs idées en tout cas) avec notamment en son sein Jean-Luc Melenchon...
Une fois de plus, on ramasse ce qui s’est mis en place pendant plus de 40 ans. On a fait venir des travailleurs du maghreb et des colonies pour reconstruire la France pendant les 30 Glorieuses, puis lorsqu’on a autorisé 10 ans plus tard les familles à venir, on les a parqué dans des cages à poules, et on a laissé la situation pourrir. De temps en temps, on mettait un cataplasme sur la jambe-de-bois pour calmer les masses lorsque ça bougeait un peu, et récemment on s’est rendu compte que les banlieues étaient devenues de vraies bombes à retardement.
Du coup, on a fait passer la consigne de les aider au maximum (trop tard, après avoir sacrifié deux générations) et avec la crise, les français dits « de souche » (quoi qu’un français de souche, j’aimerais un jour en voir un seul mais bon...) se sentent lésés vis-à-vis d’eux, faisant le jeu des groupes aux idées les plus xénophobes.
Là, franchement, je pense qu’on a loupé le coche, et il y a bien longtemps. Gauche comme droite ! Je mets tout le monde dans le même sac pour le coup. Du coup, un communautarisme est en train de se former et de se durcir en France, et il sera très dur de rompre le cercle de la haine...