Vous dites : " Sarko qui devra justifier sa tactique électorale aventureuse devant ses
troupes et, surtout, se faire du souci pour 2012."
Ce qui m’étonne, c’est que personne ne s’indigne du fait qu’un président de la République ( donc de tous les Français ) puisse s’impliquer dans la campagne de l’UMP.
Concernant l’échéance de 2012, je pense que la crise financière balayera tout sur son passage bien avant cette date et que la priorité actuelle est de finir de piller le pays et de partir avec la caisse ou ce qu’il en reste....
Vous prêchez un convaincu car je suis d’accord avec tout ce que vous
dites (hé oui, relisez attentivement le post auquel vous réagissez).
J’ai bien lu votre post et je l’ai même plussé, je voulais juste précisé la position du climato-septique que je suis et que d’aucun n’ont pas hésité à traiter de négationniste, afin de démontrer que le sujet était ailleurs et qu’entre défenseurs et détracteurs du GIEC, il y avait au final comme un certain malentendu. Mais comment faire comprendre aux climato-sceptiques qu’il y a un
illogisme fondamental dans le fait d’utiliser les preuves - réelles - de
récupération du problème par le système pour invalider ce problème ? Nous sommes d’accord. La
litanie de liens publiée par Leviathan est une parfaite illustration de
cet illogisme : tous ces liens démontrent l’extraordinaire capacité du
système à faire feu de tout bois pour étendre son emprise, et sur ce
point nous sommes bien d’accord. Pendant que le sage montre la lune....cependant le GIEC a tout fait pour attiser les antagonismes et les faux problèmes. A maints égards, cela ressemble à une nouvelle religion, il n’est pas si mal qu’un débat puisse avoir lieu. Mais cela ne démontre rien de plus, et
n’invalide aucunement les preuves d’un réchauffement climatique
d’origine anthropique dont pour ma part j’entends parler depuis plus de
vingt ans. Là je n’ai pas vos certitudes, mais peu importe à conditions de ne pas se servir de ces conclusions pour opter pour de fausses bonnes solutions en vérité sans effets. Je trouve extraordinaire qu’au moment où les effets du
réchauffement commencent à se faire sentir, tant de gens foncent dans le
panneau de la thèse du complot. Ici je vous ferais remarquer que le discours officiel tend à basculer de réchauffement climatique à désordre climatique, ce qui est un peu différent et certainement plus proche de la réalité. Pourquoi préfèrent-ils croire que le
soleil soit en train de s’activer précisément au moment où les premiers
scientifiques à s’intéresser au problème prévoyaient son émergence ? N’étant pas scientifique, je ne suis pas à même de contester ou d’infirmer ces assertions, je me borne à essayer de comprendre les tenants et les aboutissants derrière ces assertions et c’est déjà assez complexe à comprendre.
Faut-il donc considérer que ces scientifiques « alternatifs », que
personne n’écoutait à l’époque, préparaient déjà l’avènement du nouvel
ordre mondial ? Ou ne serait-il pas plus sensé de dire que face à la
concrétisation d’un problème menaçant l’ordre établi, celui-ci se défend
en le récupérant ? Personnellement, j’aurais tendance à pencher pour la deuxième option, mais la première est également plausible et défendable, là encore je ne crois pas que ce soit le problème primordial.
Pour moi, la thèse du bouclier développée dans cet article est une
bonne explication à la facilité avec laquelle s’installe le
climato-scepticisme dans les esprits. La remise en cause du
réchauffement est pilotée en sous-main par le système, ce qui lui permet
de profiter de la crainte de la population pour développer le
capitalisme vert tout en instillant suffisamment le doute pour éviter
une remise en cause radicale du capitalisme lui-même. C’est tout à fait possible en effet.
Vaut-il mieux consacrer son énergie à la remise en cause du
réchauffement climatique ou à celle du système qui en est responsable ?
Voilà le vrai problème et là dessus je suis en total accord avec vous. Malheureusement, je constate que nous sommes peu nombreux sur cette ligne. Si cette question nous fait peur, c’est à juste titre, puisqu’elle nous
force à nous interroger sur un mode de vie que nous considérions comme
acquit et allant de soi. D’où le bouclier défensif... En effet, j’ajouterai que curieusement, les gens les plus conscient autour de moi, ne sont pas les plus instruit, ni ceux qui ont le plus à perdre au changement.