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legendre

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Je suis un citoyen lambda qui essaye de rester honnète intellectuellement aussi bien envers les autres qu"envers moi-même,marié trois enfants,trois petits enfants.

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Derniers commentaires



  • legendre legendre 22 octobre 2008 20:38

    Le problème c’est que ces comportements sont dictés par des objectifs personnels : en rendant service à quelqu’un, on gagne un « avoir », un service que l’on pourra demander plus tard .

    On assiste également à l’apparition de nombreux « requins », véritables chasseurs de réseaux, qui essaient de rentrer partout, des faux-amis, qui n’en veulent qu’à votre agenda. On tend vers une détérioration des rapports humains ? Où chaque acte représente un coût ? Où les amitiés et connaissances ne sont que de façade ? Les relations deviennent superficielles ?




  • legendre legendre 22 octobre 2008 20:19

    Il ne faudrait pas oublier non plus le facteur crise et chèreté de l’énergie qui fait que l’automobiliste lambda roule moins vite, fait moins de kms pour économiser.

    Ce facteur est aussi à prendre en considération mais quand nos infrastructures seront complètement délabrées faute de moyens que se passera t-il ? d’autant plus que beaucoup de gens renoncent à emprunter l’autoroute qui est factuellement beaucoup plus sûre.

    Quid de l’autoroute privatisée ?



  • legendre legendre 22 octobre 2008 20:03

    Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j’étais petit. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m’allongeais pour les longs trajets.
    Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le Smic comme plafond de verre et renoncer, petit à petit, à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile !), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur !), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais, même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.

    L’argent ne s’est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l’économie réelle. Parce qu’ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu’ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C’est ça, la crise des subprimes. L’étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n’allaient pas pouvoir payer deux fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d’une vie de labeur.
    C’est sûr, quelle surprise !

    La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l’école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1 000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l’État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu’il n’est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien.

    Le capitalisme, c’est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu’on y est ? Pour finir d’essorer le pauvre avant qu’il ne se rétracte. Directement dans le vif.

    Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion : "vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !)". Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une muleta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boîtes noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.

    Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
    Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
    Et les laisser dans leur merde.

    Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début.
    Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.
    La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.

    C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire.

    Parce que la peur nous est devenue tellement familière qu’elle fait partie de nous, de notre vécu, de notre quotidien.

    Ils n’ont parlé que de ce qui peut nous faire peur. De ce qui doit nous faire peur.

    Peur de la catastrophe climatique, de la fin du pétrole. Peur du soleil, qui file le cancer. Peur de la pluie, qui ravine et inonde. Quand elle n’est pas acide. Peur des belles journées de printemps, qui font grimper les pics de pollution. Peur du printemps qui libère les pollens meurtriers qui attaquent nos bronches sous cellophanes. Peur de ce qui pousse. À cause des pesticides. Peur de l’eau, presque plus potable. Peur de ce que l’on mal-bouffe  : des vaches folles, des francken-légumes, des aliments irradiés, transformés, dénaturés. Peur de trop bouffer. Peur du cholestérol, du sel, du sucre, de la viande trop riche, du poisson trop carré. Mais peur de manquer aussi. Peur de ne pas tout avoir dans le caddie, dans le placard. Peur du trop ou du pas assez.

    Peur d’être gros. Peur de ne pas être dans la norme. D’être trop dans la norme. Peur de ne pas exister. De ne pas s’affirmer. Peur d’être seul. Peur des autres. Peur d’aimer. Aimer, c’est prendre le risque de souffrir. Peur de ressentir. Peur de vivre.

    Peur de l’autre. Peur de l’étranger. Peur de ce que l’on ignore. On sert son sac contre son cœur, convulsivement. Peur d’échanger, de rencontrer. Si l’autre a peur aussi, va-t-il attaquer le premier ? Peur de perdre son territoire, son identité. Qu’est-ce que c’est ? On s’en fout. Il ne faut pas le perdre.

    Peur de tout perdre. Peur de son patron. Du petit chef. Peur du collègue : évaluation 360°. Mais on la ferme ! La peur du chômage est la plus forte. Peur de perdre un boulot que l’on exècre. Peur de déchoir. Peur de passer de l’autre côté. Peur de ne pas s’en sortir. Peur du conseiller ANPE, qui peut biffer une vie en un seul clic. Peur du facteur, qui n’apporte plus que les factures. Peur du manque. Le manque d’argent. Peur de ne pas pouvoir régler une traite de plus. De perdre sa maison. Sa voiture. Sa femme. Ses gosses. Même le chien.

    Peur d’être malade. Peur du cancer. Tapi partout. Dans l’amiante des murs ou même dans L’antirides de madame. Peur du SIDA. Peur de baiser. Peur des bactéries qui rentrent en résistance. Peur de la Sécu, qui nous lâche quand on en a besoin. Peur de vieillir. Peur des rides, des cheveux blancs. Peur de paraître faible, vieux, peur d’être une victime. Peur du système qui broie. Peur d’en changer. Peur du lendemain. Peur de vivre. De juste se regarder dans la glace.

    Peur de sortir. Peur de rester. Peur du monde. Peur des Chinois qui bouffent du riz et des parts de marché. Peur des terroristes, mais peur du grand allier, aussi maintenant.

    Même les planques virtuelles ne sont plus sûres. Peur du Net, le repaire tentaculaire des terroristes et des pédonazis. Peur des virus qui effacent les fichiers, de ceux qui caftent nos habitudes, de ceux qui détournent le numéro de CB. Peur de l’intox. Peur de l’info. Peur des monopoles de silicone. Le cyberespace est une jungle.

    Peur des flics. Ceux qui filent des prunes. Ceux qui lardent de pruneaux. Ceux qui racolent à la sortie des écoles. Peur des radars automatiques. Peur des chauffards. Peur des bestioles qui traversent la route sans prévenir : mais où est-ce que j’ai bien pu mettre mon putain de par-buffles ?

    Peur des gosses. Peur des jeunes. Peur de la jeunesse qui s’en va et ne revient pas. Peur de notre jeunesse. De notre avenir. Désir d’éternel présent. Mais avant. C’est toujours mieux avant. Peur des vieux aussi. Trop nombreux. Trop gourmands. Qui ne veulent pas lâcher la rampe et passer le flambeau. Et qui va payer nos retraites ?




  • legendre legendre 22 octobre 2008 19:16

    Ce que l’on ne vous dira jamais et que vous n’aimerez pas entendre non plus, sacrée bagnole ou sacrée utopie de liberté que nous avons avec .

    Chaque jour dans le monde, 3200 personnes meurent dans des accidents de la circulation alors que 30 000 autres personnes sont sérieusement blessées. Cela représente donc 1,2 millions de morts par année, c’est-à-dire l’équivalent des victimes du World Trade Center chaque jour ! (The Guardian).
     L’industrie de l’automobile réinvestit annuellement 2,6 milliards de dollars en publicité pour nous vendre l’idée de la liberté et de la performance. ( Richard Bergeron, Livre noir de l’automobile)

    Les enfants vivant en bordure des routes fréquentées par plus de 20000 véhicules par jour ont six fois plus de chance de développer un cancer que ceux qui vivent aux abords de voies peu parcourues (moins de 500 véhicules par jour) (Monitor Publishing, avril 2000).
     Les automobiles entraînent la dépendance de nos sociétés aux carburants fossiles ! L’automobile est responsable du tiers de la consommation de pétrole mondiale. (http://daac.gsfc.nasa.gov/).

    La voiture colonise l’espace public ! Aux États-Unis, elle monopolise 40% de l’espace urbain et occupe trois fois plus de place que le logement d’une personne (Transportation Alternatives ; New Transportation Vision).

    Un quart des dégâts écologiques engendrés par l’automobile résulte de sa production (Stattauto and the Green Consumer Guide). Par ailleurs, une automobile moyenne produit l’équivalent de son propre poids en CO2 chaque année (environ 300 millions de tonnes/an dans le monde).
     La voiture crée l’isolement et l’apathie. L’automobiliste moyen passe le quart de son temps de veille, soit 1200 heures par années, assis dans sa voiture ou à travailler pour payer celle-ci. (Transportation Alternatives)

     Deux voies de chemin de fer peuvent transporter autant de passagers par heure que seize voies d’autoroute. Dans un cas, il ne faut que 15 mètres de large, dans l’autre, 120 mètres (New Transportation Vision).

     Au-delà des coûts environnementaux l’automobile est le symbole d’un système de valeurs qui suppose la dépendance, le gaspillage, l’inégalité face à la mobilité et le carnage quotidien. (James McGurn, écologiste urbain)

    L’explication naïve de l’accident est nécessairement biaisée,en effet, l’enjeu social et économique représenté par l’accident (coûts, gravité de ses conséquences, incidence morale, menace qu’il fait peser sur l’intégrité physique et l’estime de soi) engage les gens dans une activité cognitive intense dont le but est non seulement de retrouver un sentiment de contrôle et un certain équilibre cognitif, mais parfois aussi d’éviter d’en porter la responsabilité ou de la faire porter par autrui.

    Parmi les motifs qui orientent la démarche du profane, figure le besoin de se protéger soit contre un blâme éventuel, soit contre l’idée de devoir subir soi-même un accident du même genre. Les explications défensives peuvent enfin être un manière ou une occasion pour se présenter sous un angle positif.

    Cependant, les explication naïves peuvent également résulter de mécanismes cognitifs liés au traitement d’information qu’opère l’individu : l’individu ordinaire traite les informations de sorte à confirmer ses hypothèses et croyances pré-établies sur les causes des événements.

     Mieux, ces biais proviennent pour une grande part, de la tendance qu’ont la majorité des gens à croire qu’ils ont un meilleur contrôle sur les événements que l’individu moyen, tendance diversement traduite sous les considérations de différents biais dont le biais de supériorité : l’observateur, comme la plupart des gens, pense qu’il est plus habile que la victime de l’accident, et que dans pareille situation il adopterait une conduite plus efficace ; sur le même registre, un grand nombre de conducteurs pensent qu’ils commettent moins d’infraction routières que les autres et sont ainsi persuadé qu’ils seront à même de faire face à un obstacle brusque, même à vive allure, d’ autres ont un optimisme irréaliste dont une tendance générale qu’on les gens à croire qu’ils ont plus de chance de vivre des événements positifs et moins de chances de vivre des événements négatifs que leur semblables, souvent on retrouve aussi le sentiment d’invulnérabilité : tendance de certaines personnes à se percevoir comme moins exposées qu’autrui à la victimisation ou aux conséquences néfastes d’événements négatifs, résultant de quatre considérations : 1) la croyance selon laquelle "s’il n’y a pas eu de problème jusqu’à présent, on est à l’abri d’un tel risque pour le futur" ; 2) la perception du risque comme évitable par des actions individuelles ; 3) la perception du risque comme étant rare ; 4) l’absence d’expérience personnelle directe avec ce type de risque. Il va sans dire que les personnes qui se croient invulnérables sont conscientes des risques. Seulement elles pensent qu’elles peuvent les gérer ou éviter les accidents.

    Que faire pour améliorer la prévention ?

    Améliorer le système d’information et de communication,pour qu’une information sur le risque paraisse pertinente et soit assimilée par un individu, il importe qu’elle soit en accord avec les croyances initiales de cette personne ; dans le cas contraire, l’information peut être considérée comme non crédible, erronée ou non représentative.

    Rechercher une meilleure adhésion aux mesures de prévention en intégrant le point de vue des personnes ordinaires, même si celles ci sont biaisées et apparemment subjectives.
     
    Apprendre aux gens à évaluer plus correctement leur propre vulnérabilité et leur pouvoir de contrôle, développer des techniques pour leur permettre de se rendre compte qu’ils ne sont pas plus à l’abri d’un accident que quiconque, et que les mesures de prévention s’adressent hélas aussi à eux
     
    Faire participer l’individu ordinaire à l’analyse causale des accidents et des risques de son environnement comme l’auteur de cet article l’a fait.






  • legendre legendre 22 octobre 2008 15:56

    Le feu couve dans les banlieues. Les incendies qui éclatent ici ou là ne sont pas la manifestation irrationnelle d’une épidémie étrange de combustion spontanée. Il y a longtemps que s’est accumulée la poudre et les pouvoirs de droite et de gauche qui se sont accommodés de l’apartheid social récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé. Ceux qui ne comptent pas ont montré combien cela peut coûter cher de les avoir passés en pertes et profits. La révolte de ces jeunes serait aveugle, entend-on parfois... Mais la société sage et raisonnable qui leur fait la morale leur a mis la tête dans un sac ; ils sont dans le noir et n’ont ni perspective ni espoir. Cette société les a élevés en les berçant dans le rêve vain du consumérisme ; elle leur offre le spectacle de la vie facile, du pouvoir de la force brutale et du cynisme et ne leur laisse en pâture qu’un avenir sans futur, dans les ghettos de la misère et de la discrimination, du chômage et des boulots précaires, des petits trafics et de la vie étroite. Quand on n’existe pas, détruire est l’acte élémentaire par lequel s’affirme l’être. Privé de la parole, reste l’acte. En s’en prenant à l’école du quartier, au bus qui passe dans la rue ou à la voiture du voisin, sans doute se trompent-ils d’adversaire... Encore que l’école soit le symbole de l’échec, la voiture le signe extérieur d’une richesse et d’un statut auxquels ils n’ont pas accès, quant aux services publics, ce sont aussi à leurs yeux les agents d’un Etat répressif. Et même si le mouvement retombe ce n’est qu’un début.

    Cette société qui idolâtre le fantasme de la jeunesse et lui rend, par les images publicitaires, un culte maladif est en fait en guerre contre la jeunesse réelle, particulièrement la jeunesse des quartiers populaires et des familles prolétaires, qu’elles soient d’origine française ou immigrée.

    Mais les enfants de l’âge des médias savent au besoin retourner les armes de la société du spectacle contre cette société.

    Cette jeunesse "karcherisée" par le soi disant président de tous les français doit se garder de ne pas être récupérée et servir au maintien de l’ordre en place.

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