Je suis un citoyen lambda qui essaye de rester honnète intellectuellement aussi bien envers les autres qu"envers moi-même,marié trois enfants,trois petits enfants.
L’intégralité de cette page est due à un lecteur comique et aguerri
( merci Olivier )
Téléphoner à l’ASSEDIC ?!
Bonjour à tous,
Un truc idiot pour avoir une meilleure "relation" téléphonique avec l’ASSEDIC :
Ils me convoquent. Il faut que je les appelle pour leur dire que 8h30 c’est pas possible mais que 9h00, ça me va.
(Eh oui, les écoles ouvrent aussi à 8h30, et les chômeurs, qui n’ont que ça à faire, font des gosses ! Pas de chance...)
Evidement, pas de numéro pour les joindre (à part le 0810, mais... merde, j’ai l’illimité, c’est pas pour payer le tarif local).
Je repère, en bas du courrier, une ligne recouverte de marqueur noir : c’est leur numéro de fax. C’est déjà ça. Soyons bête, faisons numéro de fax -1 => ligne pas attribué. Numéro du fax + 1 => "Assedic bonjour !" (Gagné !)
— Pourrais-je parler à monsieur XXX ?
— euh... Oui, bien, mais... comment avez- vous eu notre numéro de téléphone ?
— Dans les pages jaunes. (hé ! hé !)
Je propose d’établir un annuaire direct des ASSEDIC... (parce que les numéros en 0810 ne sont pas inclus dans les offres illimitées)
Sinon, j’ai d’autres idées, rien que pour les embêter :
( T pour testé )
►T- Demander son identifiant à celui qui vous reçoit à l’ANPE, son nom, son prénom, tout noter sur un petit carnet, ne vouloir être reçu que par lui , et chaque fois qu’on entre dans l’établissement, aller lui dire bonjour. ( Je faisais la bise à ma conseillère qui était fort charmante...)
►T- Dire qu’on a perdu son mot de passe devant la borne ANPE, demander à pouvoir consulter Hotmail.
►T- Demander à passer un fax pour répondre à une offre d’emploi.
►T- Demander à pouvoir envoyer un mail (même raison).
►T- Demander son numéro de téléphone direct au conseiller.
Comme il ne voudra pas le donner, dès qu’il s’éloigne, s’appeler à partir de son tél qui est sur le bureau (faire le 0 pour sortir), et lire l’appel en absence sur votre portable ou faire le 3131 chez vous.
►T- Quand le conseiller vous sort des offres, les appeler devant lui (repérer à l’avance des offres avec tél), voir sa tête si l’offre est pourvue et si le gars rappelle parce qu’il reçoit trop d’appels...
►- Faire semblant de gerber dans leur locaux, en vous excusant d’être malade.
►- Faire semblant de pisser dans les plantes vertes, en vous excusant d’être pressé.
►- Se pointer avec le moutard, le changer en plein milieu du bureau.
►T- Aller aux toilettes (surtout aux Assedic), en disant que vous êtes très pressé.
►T- Aller aux toilettes, et gueuler depuis les toilettes : "j’ai plus de papier". (Non, pas la police !)
►T- Arriver en costard, et le lendemain en jogging : noter la différence d’accueil et le leur faire remarquer.
►T- Faire une pause casse-croûte parce que ça fait 3 siècles qu’on attend (de préf. un truc style maquereau au vin blanc...).
►- Arriver en tenu de travail, style "je suis prêt à bosser, môa" et leur tendre un main pleine de cambouis...
►T- Saluer tout le monde, bruyamment, et serrer fermement la main au gars de l’accueil, pour montrer votre détermination à trouver du boulot.
►T- Demander à n’être reçu que par le gars qui a son nom sur les courriers (surtout quand il n’y a aucun nom).
►T- Renseigner les gens qui attendent. Vous verrez, on finit par être aussi calé que la nana de l’accueil.
►T- Y’a pas Word Millénium pour taper les CV ???
►T- Aaah ! mais t’as Word dans les bureaux, je peux l’utiliser, alors ?!
►T- T’as pas un timbre ?
►T- T’as pas une enveloppe ?
►T- T’as pas un litre d’essence ? un ticket de bus ?? une capote (je crois que j’ai une ouverture, derrière l’annonce n°XZ2689P) ?
►T- Je vais faire des candidatures spontanées, ma lettre va bien : vous l’avez validée, le CV idem, il me faudrait 350 enveloppes et autant de timbres. (Comment ça, je ne suis pas motivé ???????! )
►- Repérer leur mail perso, et le faire suivre aux distributeurs de spam.
►T- Laisser 25 CV au conseiller, et une fiche à remplir pour savoir à qui il les a transmis.
►T- Faire ses propres formulaires à faire remplir par le conseiller. ("C’est pour m’évaluer")
►T- Monter sur une chaise, et brailler la litanie : "Camarade travailleur sans boulot, l’ANPE nous exploite, l’ANPE nous spolie..."
C’est tout pour l’instant....
Au fait je suis partisan du groucho-marxisme...
La Révolution par le rire, la rébellion de l’absurde.
Je ne savais pas comment j’étais arrivé là mais ce que je savais, c’est que j’y étais.
Je me trouvais en plein milieu d’une sorte de grande avenue bordée d’arbres. Le sol était fait d’une matière extrêmement lisse que je ne réussissais pas à identifier. De longs véhicules aux formes étranges, harmonieuses, planaient à environ un mètre du sol, se croisaient avec sûreté sur cette voie. De nombreuses personnes se déplaçaient également de part et d’autre, sur des chaussées au moins aussi larges que la voie principale. Ces gens utilisaient toutes sortes de moyens de transport : les piétons côtoyaient des cyclistes, qui croisaient des cavaliers, d’autres utilisaient des machines qui leur permettaient de planer à quelques centimètres. C’était un spectacle étonnant de voir tout ce monde s’entrecroiser sans jamais se heurter.
J’abordais l’un de ces passants pour lui demander où je me trouvais. L’homme, voyant mon étonnement et devinant mon ignorance, me pria de marcher avec lui. Il commença à m’expliquer le fonctionnement de cette ville.
En ce monde (il faut bien l’appeler ainsi parce que ce n’était pas le mien), personne n’était obligé de travailler pour vivre. Des machines remplissaient toutes les tâches embarrassantes. Les métiers qui ne pouvaient pas être exercés par des machines étaient occupés à tour de rôle par toute la population. Le système était tellement efficace qu’un individu n’avait pas à travailler plus d’un an au cours de sa vie et que personne ne refusait de rendre ce service, bien qu’il ne soit pas obligatoire.
L’argent n’existait pas dans cette société. Les industries tournaient à plein régime pour produire ce que tout le monde avait besoin et chacun se servait selon sa nécessité. Il n’y avait aucun abus, vol ou autre escroquerie car tout le monde avait accès au nécessaire autant qu’au superflu. Il n’y avait d’ailleurs pas de police ni de lois écrites mais une éducation suffisante qui inculquait aux enfants le respect de l’autre. Cette éducation était en grande partie assurée par les parents qui, n’ayant pas à travailler, pouvaient apprendre la vie à leurs enfants. L’école n’existait donc pas et l’éducation était individuelle et... agréable.
Tout en marchant, nous croisâmes un groupe d’enfants qui jouaient dans un jardin. Mon guide me fit remarquer, quand je lui demandais comment ces enfants s’étaient connus sans école, que les nombreux parcs, les nombreuses activités ludiques ou sportives de cette société, permettaient aussi facilement d’avoir des amis. Notre discussion se poursuivit, mon étonnement l’amusait et il semblait heureux de me présenter sa ville. Pour ma part, j’étais avide d’en savoir plus sur une société si parfaite. Nous en vînmes à parler de politique. Fonctionnaient-ils sous une démocratie ?
Les décisions importantes n’étaient pas prises à la majorité, contrairement à ce que je pensais. On ne prenait les décisions qu’à l’unanimité : on raisonnait, on discutait, on exposait, on argumentait jusqu’à ce que l’ensemble de la population soit convaincu. Toutes les décisions étaient ainsi prises. Ce système politique aurait pu être désastreux mais il n’en était rien car personne ne cultivait la mauvaise foi, n’ayant aucun intérêt au privilège qui n’existait pas, et chacun, par son éducation, était ouvert au débat et capable de reconnaître ses torts. Lorsque deux personnes débattaient d’une idée, elles n’essayaient pas de rassembler la majorité chacune derrière elle en usant d’hyperboles et en dénigrant les idées adverses mais elles cherchaient réellement à convaincre l’autre plutôt qu’à le battre.
L’homme continua à me parler ainsi pendant plusieurs heures, tant il y avait à dire sur cette ville. Il m’expliqua que la technologie automatisée permettait à chacun d’avoir des maisons confortables, des transports sûrs, rapides et qui ne polluaient pas, des loisirs aussi vastes que raffinés. C’est pourquoi cette société était si cultivée, si philosophe, si humaine. Il me montra comment la technique et la recherche, non pas du profit mais du bien public, avaient permis d’éradiquer quasiment toutes les maladies. Il me démontra comment les gens, grâce à leur énorme temps libre, ouvraient leur esprit en se consacrant aux sports et aux arts : il me fit découvrir les surprenantes beautés de sa ville.
Alors que nous discutions encore et encore, et que je l’écoutais en rêvant, faisant moi-même mille projets, la ville disparut brusquement.
Je me tournais vers mon nouvel ami, mais il n’était plus là, lui non plus.
Je me retrouvais en plein milieu d’une grande avenue bordée de poubelles. Cette fois, le sol n’était qu’en goudron sale et puant. Une voiture, sortant de nulle part, manqua de m’écraser : je m’écartais sous une cascade d’insultes.
Je n’eus pas besoin de demander à quiconque où j’étais. Cette fois, je le savais très bien !