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Emmanuel Aguera

Emmanuel Aguera

Assuré social, titulaire permis B.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/01/2009
  • Modérateur depuis le 04/02/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique



Prince Charles’ Azheimer

L’Azheimer de Charles

1271 visites 4 fév. 2011 | 5 réactions | Emmanuel Aguera  






Derniers commentaires



  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguéra 14 janvier 2015 16:45

    D’ailleurs votre titre est oxymore : être tout c’est être charlie, chère Karol. smiley



  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguéra 14 janvier 2015 16:41

    Excellent article, j’ai bien votre sentiment diffus de « croisée des chemins ». Je le pense aussi, et c’est que bien déjà, je pense entendent par « un avant - un après ». Mais excusez-moi, Karol, votre titre est aussi con que la une du Canard Enchaîné est intelligente.
    Jugez plutôt :
    « Allez les gars, vous laissez pas abattre ! Un pour tous, tous Charlie ! »
    Voilà pourquoi je ne refuse pas d’être Charlie.
    On met le seuil de la fin de la cohérence sociale où on veut. La fin de Wolinski et Cabu, intimes intemporels de ma conscience, et celles de Tigneux et Chtarbé, insousmis de l’insoumission, a changé la donne. On oppose les meilleures pensées du monde, non plus à des idéologies nauséabondes, mais à des crimes. Alors on assiste à un regroupement grégaire devant l’horreur. Ce ciment artificiel, fruit d’émotions et de pensées entrechoquées n’a de valeur que celle qu’on veut bien lui donner. La plupart des charlies d’aujourd’hui sont les colporteurs de guerre que combat Charlie. Et alors ? Tant mieux.
    N’être pas capable d’accepter les différences alors que de la cohésion dépend le changement, ça veut dire que nos amis sont morts pour rien. En faudra-t-il donc d’autres avant d’agir ? Les va-t-en guerre, je vous rappelle, sont de sortie, les actions anti-musulmanes, c’était à prévoir, se compte maintenant à la centaine, nourrissant, soyons-en surs, de nouvelles vocations désespérées et suicidaires chez les plus paumés des 2 côtés. Certains, sur notre échiquier politiques en font ouvertement profit.
    N’être pas Charlie, voyez-vous, pour moi Emmanuel, n’est pas une option. Qui qu’il soit, ce Charlie, il m’est une opportunité d’avancer. D’avancer ensemble, dans la société, ce qui est mieux que dans une manif unicolore ou un groupe de supporters en transe. « Ensemble, dans une société »... faut-il que nous soyons tombés si bas qu’il faille user de pléonasmes aussi déconcertants pour convaincre ?

    En fait, quoiqu’on pense de Charlie-Hebdo, être Charlie, c’est dire ensemble non à la connerie, au racisme, aux chapelles et aux fanatismes.

    C’est pourquoi les racistes et les fanatiques ne veulent pas être ni ensemble, ni Charlie. C’zest dur de penser par soi-même.



  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguéra 14 janvier 2015 16:06

    J’essaye, Bulgroz, j’essaye. Je ne prétends ni avoir la vérité, ni y être parvenu. Vous, vous avez déjà abandonné.



  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguéra 14 janvier 2015 14:11

    BULGROZ,

    Vous êtes un terroriste de la même espèce. On sent votre haine pour Olivier, mais pas votre compassion pour les victimes dont vos propos salissent et insultent la mémoire.

    Vos propos sont passibles des tribunaux.
    Si Olivier vous attaquait en diffamation poyur être publiquement traité d’imposteur, je me porterais immédiatement partie civile pour vous emmerder un peu plus, et me permettrait d’ajouter à la plainte pour diffamation publique et anonyme (ça s’appelle un corbeau, un anonyme), une autre pour apologie de l’islamophobie, que le juge sera intéressé de constater que vous écrivez publiquement qu’elle peut être lucide.
    A bientôt au tribunal, j’ajoute qu’Agoravox, ce merveilleux espace de liberté, est votre complice objectif, qui plus est intéressé. Revelli me fait penser à BFMtv qui balance l’otage planqué en direct.



  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguéra 14 janvier 2015 13:56

    Robert, Olivier, bonjour (ça me fait tout drôle de m’adresser à autre chose que des pseudos...)

    J’avais décidé d’espacer mes passages sur Avox. Plus que les terroristes qui ont massacré nos amis, et d’autres, plus que l’ambiance post-attentat et la psychose l’accompagnant, je suis affolé, ecoeuré (en fait les mots me manquent), par les réactions des commentateurs, notamment ce besoin irrépressible de se démarquer d’une « réaction de masse », devenue synonyme de panurgisme.

    Vous posez le vrai problème. Où s’arrête la liberté d’expression et où commence l’apologie des extrémismes ? Se poser la question n’est-il pas déjà, hors-sujet ? La différence entre le Résistant, (l’homme glorieux), et le terroriste (le hideux), n’existe pas. Elle est induite par l’histoire. les FFI étaient les résistants des uns et les terroristes des autres, et seule la tournure qu’ont pris les évènements a distribué les rôles à l’issue des hostilités. Si Hitler avait gagné, nous parlerions, peut-être en allemand, du terroriste De Gaulle...

    Dieudonné est en GAV ce matin. J’ai toujours supporté et supporte toujours la liberté d’expression et pas que la mienne. Par exemple, moins je suis d’accord avec un article en modération, plus je le favorise. Je fonctionne à contrario, traumatisé par une censure que je pourrais appliquer bestialement, par réflexe contradictif. Pour voir et apprécier leur accueil auprès des commentateurs. Donc, j’ai soutenu Dieudonné, j’ai même apprécié sincèrement ce sketch qui a mis y il 15 ans le feu aux poudres, avec le juif-SS, c’était une gifle bien placée, et les réactions furent injustes et destinées à carresser Israël dans le sens du poil. Mais Dieudo a mal réagi, heurté à juste titre dans sa sensibilté d’artiste ; je crois qu’il aurait dû essayer de comprendre le poourquoi de la réaction contre lui. Il s’est cabré, et la spirale politico-médiatique l’a fait partir en vrille, à la recherche du choquant ; c fut un succès. Il a choqué.

    Mais, comme Houellebec, comme Fourest, BHL et beaucoup d’autres, il a oublié quelque chose : L’ambiguité du second du troisième ou du Nième degré n’empêche pas la masse de prendre les messages au 1er degré. on peut rire de tout ça dépend avec qui, disait Desproges (était-il un ennemi de la liberté d’expression... je me suis attrapé avec Charb et Tignous sur le sujet) Exemple : je viens de retirer de ma voiture une des affiches « je suis Charlie » (elle en est couverte) que j’avais écrite en arabe, pourquoi ? Parce que, loin du message de solidarité que je voulais envoyer aux Francais arabes, elle était perçue à l’inverse par les bons Français indo-européens qui me félicitaient de me foutre de leur gueule... J’ai dû enlever l’affichette que ces connards interprétaient à contrario. C’est dire le niveau de ces va-t-en guerre inconscients.

    Liberté d’expression ; qu’en penser ?... dès lors qu’un message comme celui de Zemour est autorisé à répandre la haine en toute impunité, au mépris de nos lois, j’insiste là-dessus. Elles suffisent. Auraient dû suffire. J’ai interpellé plusieurs fois Carlo Revelli sur ce qu’il pensait de sa responsabilité à tout laisser passer. Bien des commentaires et parfois des articles, sur ce site sont des appels au meurtres à peine voilés, mais la charte ne suffit plus. Il devient aussi con d’argumenter pour cette liberté d’expression suicidaire par réflexe béat et conditionné que de faire l’apologie du terrorisme suite à un conditionnement, somme-toute pas très différent.

    On va me traiter de facho. Je m’en fous ; Sarkozy s’est réclamé de Jaurès, et on affecte lâchement de ne plus voir de différence entre les politiques... Hollande à été à la hauteur. Lepen a été minable, tant mieux. Sarko s’est ridiculisé avec son marathon pour doubler tout-le-monde... les lâches se sont désolidarisés.... Les différences existent, je suis fidèle à mes idéaux de fraternité et je pense que la liberté d’expression est trop précieuse pour être abandonnée au profit de la permissivité totale qui finira par la tuer pernicieusement. De la pure obsolescence programmée.

    Je me prépare en ce moment. A quoi je ne sais pas trop. Je cherche des armes intelligentes, pacifiques, pas forcément douces, mais surtout qui soient dénuées d’ambiguité et indépendantes des chapelles. Le combat doit massif et sans appel. Il existe des moyens, nous les avons tous. Béatrice, mon amour, a maladroitement mis en ligne une interview de Cerulnik qui ne passera pas la modé. Elle vaut l’écoute.

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