c’est une très bonne chronologie , seule façon honnête d’écrire sur l’Histoire ; les commentaires viennent après
vous avez eu raison de parler de coup d’état , certains historiens l’ayant qualifié de "coup d’état à basse intensité" utilisant une expression plutôt répertoriée pour les conflits ; la formule fait hérisser les poils des gaullistes dévots , mais il est clair que tout a été conduit en dehors de toute procédure constitutionnelle.
sur la place du Premier ministre, il n’y a jamais eu de doute dans l’esprit de De Gaulle ; cf le bouquin de Peyrefitte : "le Premier ministre n’est rien de plus que le premier des ministres , comme le primus inter pares" ; non élu et donc sans la légitimité des urnes ; les cohabitations successives ont trahi l’esprit de la constitution ,
cela répond aussi à l’andouille de morice qui suit comme il peut en essayant une fois de plus d’être spirituel
pour ce qui est du peu d’intérêt du forum pour un tel sujet , rien d’étonnant : le voxien de base préfère l’histoire racontée au 20 H par Pujadas !!
si je peux me permettre : très franchement je me fous de ton appréciation et de tes commentaires ; il se trouve que pour des raisons familiales je connais bien la dinde du Poitou ; donc on en reste là ...
vous ne savez pas comment fonctionne agoravox ? c’est simple, on vire le fil sur royal qui intéresse tout le monde vu le mal qu’elle se donne pour exister , et on fait remonter le fil sur le mariage d’un tétard sarkozy , quasi illettré , inepte et inapte , mais il faut amuser les foules
il faut dénoncer cette course aux armements relancée par les fous de Washington (comme on disait les fous de Dieu ; ils en sont d’ailleurs)
il y en a au moins qui savent très bien que ces outils ne sont pas destinés à se protéger contre d’hypothétiques missiles iraniens ; cf la déclaration commune hier président russe - président chinois !!!!
après nous avoir pris pour des cons avec les armes de destruction massives en Irak , il n’y a pas de raison que les yankees ne continuent pas de nous prendre pour des cons avec le danger iranien ; surtout en ayant de puissants relais dans notre beau pays pour enfoncer dans les cranes toute la propagande la plus fétide dont ils sont capables ; et cet agora en donne des preuves tous les jours
en France Dassault + Bouygues + Rothschild + Arnault + Pinault + Lagardère + Bolloré c’est 90 % des media ; et niveau mondial 1 habitant de la planète sur 5 en position d’accéder à des media est goinfré par les groupes de Murdoch ; cherchez l’erreur ...
l’auteur de l’article a parfaitement raison d’aborder cette question
« Si Ségolène gagne en novembre, le parti socialiste va entrer dans une phase noire »
Je n’ai aucun contentieux avec Ségolène, rien de personnel contre cette femme au regard clair, au physique agréable, mais sitôt qu’elle apparaît à la télévision, l’historien et militant socialiste que je suis est saisi de crainte, pour ne pas dire d’effroi. Je ne puis m’empêcher de penser à Léon Blum au XXXe congrès national de la SFIO, en juillet 1933, lorsque Marquet préparait avec Déat la scission néosocialiste sous le slogan de l’Ordre et de l’Autorité. Blum s’était exclamé : « Je suis épouvanté ! » Et de fait, je suis terrifié par Ségolène prétendant militariser le traitement de la délinquance ; je suis abasourdi par son projet de jurys populaires façon cours d’assises pour les élus, comme si le suffrage universel et les structures judiciaires appropriées n’existaient pas ; je suis confondu par sa planétaire indigence qui lui fait improviser cette réponse à propos de l’entrée de la Turquie dans l’Europe : « Mon opinion est celle du peuple français. » Je veux être leur chef, donc je les suis !
Mais d’où vient cette propension à la dérive populiste, au démagogique, à l’erratique, au saugrenu, et finalement à la mise en danger de la France ? Cynisme ? Voire ! La vérité est plus simple et bien plus inquiétante : Ségolène, c’est une inculture de taille encyclopédique, une sorte de trou noir de la science. Une ignorance crasse, pire que reaganienne : bushiste. Comme si elle n’avait pas lu un seul livre. Des cours seulement. Pour passer des concours...
Je la connais depuis plus de vingt-cinq ans, j’ai assisté à ses débuts. Sa carrière a commencé en Basse-Normandie, lorsqu’elle venait rejoindre sa mère en fin de semaine dans la demeure familiale de Villers-sur-Mer. Elle gravitait alors autour de l’Elysée, rédigeant des notes à l’intention de Jacques Attali. Dès 1983, elle était conseillère municipale minoritaire de Trouville. Deux ans plus tard, le scrutin proportionnel ayant été adopté en vue des législatives de 1986, se posait la question du deuxième de liste dans le Calvados. Au vu de nos résultats de 1981, même érodés par le désamour, l’obtention de deux sièges apparaissait certaine. Un ticket s’imposait : 1. Louis Mexandeau. 2. Henry Delisle. Mais comme ce dernier venait de perdre la mairie de Mézidon, sa position était fragilisée. André Ledran, qui m’avait succédé comme secrétaire de fédération, se mettait sur les rangs. Rude dilemme que de devoir choisir entre deux amis. La solution n’était-elle pas d’opter pour une troisième personne ? Nous étions dans une période où l’on commençait à parler d’un rôle accru des femmes en politique. Oh ! Avec frilosité, les socialistes se déclarant en faveur de la promotion féminine à condition qu’elle s’appliquât dans le département voisin...
A l’été 1985, lors d’une réunion de la commission exécutive du Calvados, à Caen, il fallut commencer à en débattre. Chacun des 60 participants n’avait encore en tête que l’enjeu entre Delisle et Ledran. L’atmosphère était lourde.
Soudain, sur la gauche de la grande salle de la rue Paul-Toutain se leva une frêle créature, une femme jeune et jolie dont j’étais le seul à connaître l’identité. Qui pouvait savoir alors que même sa timidité devait avoir été étudiée ? Même pas moi ! Elle déclara dans un grand silence : « Voilà, je m’appelle Ségolène Royal, je suis membre de la section de Trouville et conseillère municipale. J’ai 28 ans. Je suis mère d’un enfant. Je travaille à l’Elysée auprès de François Mitterrand. Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand. Je voudrais être candidate aux élections législatives de l’an prochain en deuxième position, derrière Louis. » Puis elle se rassit.
Il n’y eut aucune discussion. Suffoquée par tant d’audace, la salle restait muette. Que cette jeune personne, même présentant bien, même proche, prétendait-elle, du président de la République, mais n’ayant aucune expérience militante, revendique une candidature qui l’enverrait automatiquement au Parlement paraissait complètement incongru, ahurissant, surréaliste. On passa donc sans commentaire à la suite de l’ordre du jour et, au final, quelques semaines plus tard, ce fut Yvette Roudy qui fut choisie.
« Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand ! » Par ces quelques mots, et sans doute pour la première fois, Ségolène effaçait son compagnon, le père de son enfant. François Hollande, dont j’étais, ce soir-là, le seul à connaître le nom, ne cessera plus d’être évacué jusqu’à l’ultime humiliation. Berné, piétiné dès l’origine, le malheureux ! Début 2006, à la question de savoir qui d’elle ou de lui serait candidat à l’investiture, elle avait répondu : « Nous déciderons en couple. » Tu parles ! Vingt et un ans après l’épisode de la rue Paul-Toutain, revoici Hollande rejeté au néant. D’avoir vécu près d’elle pendant un quart de siècle ne lui aura servi de rien.
Surfant sur les sondages favorables, elle l’a lâché, tout comme elle a floué Jospin, Lang et les autres. Paralysés à l’idée de passer pour sexistes - Ségolène excellant dans la posture de prétendue victime - ils l’ont laissée faire la course en tête, tels ces coureurs pistards de l’ancien Vél’d’Hiv, au temps de Toto Gérardin et de Lapébie. Soucieux de ne pas partir les premiers dans le rôle du lièvre, ils n’ont pas pu, ou voulu voir le VTT chevauché par cette amazone qui les coiffe au poteau en leur lançant joyeusement le fameux : « T’as le bonjour d’Alfred ! » Une chose est certaine, en tout cas : si, à la faveur de cette dérive médiatique, elle vient à gagner en novembre, le parti socialiste risque d’entrer dans une phase noire de son histoire, une période glaciaire, telle qu’il en a connu en 1920 et 1940.