Le réchauffement climatique : mystifications et falsifications
par Bernard Beauzamy
PDG, Société de Calcul Mathématique SA
Le présent document réactualise une Note adressée au Secrétariat Général de la Défense Nationale
(Premier ministre) en 2001.
février 2006
Nos conclusions
1) Il n’existe actuellement aucune raison de penser que le climat global de la Terre
connaisse une modification quelconque. Tous les arguments présentés pour prouver
ces modifications reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle,
des fautes de raisonnement.
2) Le climat, de tous temps et en tous lieux, a connu de fortes variations locales. Il
n’existe aucune raison de penser que les variations locales actuelles sont plus im-
portantes que par le passé. Bien plus, les données recueillies (par exemple l’éléva-
tion du niveau de la mer) montrent que le climat a été beaucoup plus sage au cours
des 2 000 dernières années qu’au cours des 20 000 ans qui ont précédé. A l’inverse,
les arguments prouvant par exemple une augmentation récente de la force des cy-
clones reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes
de raisonnement.
3) Si le climat global de la Terre évolue (ce que nous n’avons actuellement aucun
moyen de savoir, faute de données suffisantes), des variations d’activité solaire
peuvent en être la cause. On sait que de telles variations existent, mais on ne sait
pas les quantifier, ni quantifier leur influence sur le climat. A l’inverse, les argu-
ments portant sur des variations de l’orbite terrestre reposent sur des erreurs de
raisonnement.
4) L’ensemble des actions humaines entreprises pour lutter contre le "réchauffement
climatique" (limitation des gaz à effet de serre, etc.) est absurde, grotesque, dé-
pourvu de contenu scientifique comme d’efficacité : il s’agit d’une prière lancée en
une langue incompréhensible à un dieu qui n’existe pas.
5) Si un réchauffement venait à s’installer en France, ce ne serait qu’un retour à une
situation ancienne : par le passé, le climat français a été plus chaud qu’aujourd’hui.
Il n’y aurait aucune raison de s’en plaindre, puisque nous dépensons actuellement
une quantité considérable d’énergie à nous chauffer.
I. Introduction
Tous les experts ou presque considèrent le réchauffement global du climat de la Terre
comme un fait acquis et démontré ; il n’est pas de jour où les médias (presse, radio, télé-
vision) ne l’évoquent, le présentant comme une certitude, apportant de nouvelles preuves
(la fonte des glaces, les fortes tempêtes, etc.) et réclamant, bien sûr, une réaction rapide.
L’opinion publique s’émeut, les politiques réglementent et légifèrent.
Il s’agit pourtant, comme nous allons le voir, d’une complète mystification :
1. Les données disponibles sont insuffisantes pour permettre quelque conclusion que ce
soit ; seraient-elles mille fois plus nombreuses qu’elles ne le permettraient toujours
pas ;
2. Les modèles employés (et c’est précisément notre métier de mathématicien que de les
juger) sont à ce point sommaires, grossiers, empiriques, fallacieux, que les conclu-
sions qui en sont tirées sont dépourvues de toute valeur prédictive ; seraient-ils mille
fois plus précis qu’ils ne le permettraient toujours pas ;
3. Les « preuves » apportées ne prouvent absolument rien ;
4. Les énergies que l’on nous présente comme renouvelables ne le sont pas ;
5. L’effet de serre, si nous étions capables de l’obtenir, serait une bénédiction.
Nous allons examiner tous ces points successivement. Il faut dire au préalable quelques
mots sur la manière dont on tire des conclusions à partir des données : c’est là que le bât
blesse !
« Quand le prince Charles vient skier dans l’Oberland, il a au moins la politesse de nous le faire savoir », lâche un responsable du protocole au département fédéral (ministère) des Affaires étrangères à Berne. Depuis quelques semaines, les séjours de Cécilia Sarkozy, d’abord à La Réserve, puis au Beau Rivage, deux palaces genevois, embarrassent fortement la diplomatie helvétique, très à cheval sur les principes. Il est dans la tradition que les personnalités étrangères informent, via leurs ambassades, les autorités suisses de leur séjour dans la Confédération. Le Service fédéral de sécurité propose habituellement de mettre à la disposition du VIP un ou deux policiers. La procédure est courante : le seul canton de Genève accueille chaque année plus de 2.300 personnalités, chefs d’Etat, ministres, têtes couronnées, émirs du Golfe. Mais voilà, la mission permanente de la France auprès de l’ONU à Genève n’apprend « que par les journalistes » les séjours de la première dame de France sur les bords du lac Léman. Quant à l’ambassade de France à Berne, elle « ne s’occupe pas des affaires relevant de la vie privée » et ne peut donc servir d’intermédiaire avec les services de Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération.