L’histoire des diamants de Giscard a été montée de toute pièce par Péan et Angeli. Utilisant comme source un fonctionnaire français en poste auprès de Bokassa, un certain Espinasse, ils ont utilisé un vrai document montrant un cadeau en « cailloux » de très faible valeur, selon une coutume que Bokassa avait mise en place vers ses hôtes de marque.
Espinasse était un gaulliste pur sucre de chez Focard, et la droite la plus sectaire du RPR a vu l’occasion de se payer Giscard. En utilisant les margoulins de la gauche la moins regardante sur les méthodes.
Ce que je vous dis a fait l’objet d’une émission complète sur Planète avec interview de Péan et Angeli eux même. La bouche du cheval en somme.
Que vous rappeliez très approximativement ce sordide épisode montre assez les limites de cet exercice fumeux que l’on appelle le journalisme d’investigation. En l’espèce Péan et Angeli savaient parfaitement qu’ils utilisaient des réseaux gaullistes acharnés à flinguer Giscard.
Et prendre cette histoire comme exemple de bonne santé de la démocratie est pour le moins cocasse.
Le titre est téméraire : Dasquié passe son temps à les fréquenter, en particulier la DST. Outil difficile à utiliser le boomerang, et en pleine poire ça fait mal.
Redisons que Dasquié n’est pas allé chercher ces documents à la DGSE ; ces notes ont été diffusées vers plusieurs cabinets ministériels en leur temps ; il y a donc beaucoup de sources possibles.
il n’y a pas à incriminer un traitre dans les services spéciaux
en tout cas le but de faire le maximum de boucan autour de la duplicité américaine est atteint ; Dasquié est ce que l’on appelle en terme de métier « une truffe »
il est absolument faux de dire que toutes ces infos étaient connues du grand public ; les documents publiés sont d’une grande précision et sont le produit d’un travail remarquable sur plusieurs années ; aucune source n’est compromise ; et comme les mirontons de la DGSE ne sont pas tombés de la dernière pluie, c’est même leur première précaution de rédiger leur papier pour que personne ne puisse remonter aux sources primaires ; quant aux sources dites techniques (les écoutes), cela s’appelle du renseignement tombé du ciel et ne compromet pas de source humaine
rappelons aussi que Massoud s’est fait buter 2 jours avant les attentats de Manhattan et cela n’a pas fait de peine aux amerloques (principale source française) ; les politicards français l’avaient reçu à peine poliment un mois avant à Paris.
Ces documents montrent une sordide incurie à tous les niveaux.
Petit rappel : marrant d’utiliser l’immonde comme support pour jouer au justicier ; en oubliant le premier papier-carpette du Colombani de service, véritable brevet en busherie.
personne n’a jamais dit que la source de Dasquié était à la DGSE.
les documents ont été diffusés vers plusieurs cabinets ministériels ; ils sont en outre assez anciens , donc mal archivés.
Tous ceux qui connaissent Dasquié savent qu’il a le profil classique du pisseur-de-copie qui s’autodésigne comme journaliste d’investigation. Personnage qui n’investigue rien du tout mais est utilisé pour organiser des fuites. Lui et d’autres, style Péan. Avec la teinture mégalo-affabulateur-justicier-chevalier blanc qui va avec le rôle.
Sa crise de nerfs devant les flics de la DST vient du fait qu’il avait des relations privilégiées avec ce service et qu’il ne pouvait pas envisager une seconde d’être un jour attaché au radiateur. Balancer sa source alors qu’il ne risquait certainement pas de partir au trou est tout simplement minable.
Reste le fond des documents : la dangerosité des réseaux talibans et ce qu’ils faisaient en Afghanistan , était largement connu avant septembre 2001.
Reste aussi l’attitude de la DST : ils savent très bien qu’ils ne peuvent pas traiter un journaliste comme un barbu de la banlieue lyonnaise ; et donc auraient ils voulu faire un vrai tintamarre autour de ce dossier qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. Ou alors ils sont complètement tombés sur la tête. Mais comme ils étaient une douzaine sur ce truc, ils ne sont pas douze à avoir pété les plombs. La démarche est donc calculée. Pour quel but ? à suivre et on verra.
Qui publie le nom du haut fonctionnaire qui a fourni le freluquet ?