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leréveur

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  • leréveur 3 mars 2008 05:31

    Rappel Le Figaro

    Samedi 28 Octobre 2006
     
     
    « Si Ségolène gagne en novembre, le parti socialiste va entrer dans une phase noire »
     

    Je n’ai aucun contentieux avec Ségolène, rien de personnel contre cette femme au regard clair, au physique agréable, mais sitôt qu’elle apparaît à la télévision, l’historien et militant socialiste que je suis est saisi de crainte, pour ne pas dire d’effroi. Je ne puis m’empêcher de penser à Léon Blum au XXXe congrès national de la SFIO, en juillet 1933, lorsque Marquet préparait avec Déat la scission néosocialiste sous le slogan de l’Ordre et de l’Autorité. Blum s’était exclamé : « Je suis épouvanté ! » Et de fait, je suis terrifié par Ségolène prétendant militariser le traitement de la délinquance ; je suis abasourdi par son projet de jurys populaires façon cours d’assises pour les élus, comme si le suffrage universel et les structures judiciaires appropriées n’existaient pas ; je suis confondu par sa planétaire indigence qui lui fait improviser cette réponse à propos de l’entrée de la Turquie dans l’Europe : « Mon opinion est celle du peuple français. » Je veux être leur chef, donc je les suis !

    Mais d’où vient cette propension à la dérive populiste, au démagogique, à l’erratique, au saugrenu, et finalement à la mise en danger de la France ? Cynisme ? Voire ! La vérité est plus simple et bien plus inquiétante : Ségolène, c’est une inculture de taille encyclopédique, une sorte de trou noir de la science. Une ignorance crasse, pire que reaganienne : bushiste. Comme si elle n’avait pas lu un seul livre. Des cours seulement. Pour passer des concours...

    Je la connais depuis plus de vingt-cinq ans, j’ai assisté à ses débuts. Sa carrière a commencé en Basse-Normandie, lorsqu’elle venait rejoindre sa mère en fin de semaine dans la demeure familiale de Villers-sur-Mer. Elle gravitait alors autour de l’Elysée, rédigeant des notes à l’intention de Jacques Attali. Dès 1983, elle était conseillère municipale minoritaire de Trouville. Deux ans plus tard, le scrutin proportionnel ayant été adopté en vue des législatives de 1986, se posait la question du deuxième de liste dans le Calvados. Au vu de nos résultats de 1981, même érodés par le désamour, l’obtention de deux sièges apparaissait certaine. Un ticket s’imposait : 1. Louis Mexandeau. 2. Henry Delisle. Mais comme ce dernier venait de perdre la mairie de Mézidon, sa position était fragilisée. André Ledran, qui m’avait succédé comme secrétaire de fédération, se mettait sur les rangs. Rude dilemme que de devoir choisir entre deux amis. La solution n’était-elle pas d’opter pour une troisième personne ? Nous étions dans une période où l’on commençait à parler d’un rôle accru des femmes en politique. Oh ! Avec frilosité, les socialistes se déclarant en faveur de la promotion féminine à condition qu’elle s’appliquât dans le département voisin...

    A l’été 1985, lors d’une réunion de la commission exécutive du Calvados, à Caen, il fallut commencer à en débattre. Chacun des 60 participants n’avait encore en tête que l’enjeu entre Delisle et Ledran. L’atmosphère était lourde.

    Soudain, sur la gauche de la grande salle de la rue Paul-Toutain se leva une frêle créature, une femme jeune et jolie dont j’étais le seul à connaître l’identité. Qui pouvait savoir alors que même sa timidité devait avoir été étudiée ? Même pas moi ! Elle déclara dans un grand silence : « Voilà, je m’appelle Ségolène Royal, je suis membre de la section de Trouville et conseillère municipale. J’ai 28 ans. Je suis mère d’un enfant. Je travaille à l’Elysée auprès de François Mitterrand. Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand. Je voudrais être candidate aux élections législatives de l’an prochain en deuxième position, derrière Louis. » Puis elle se rassit.

    Il n’y eut aucune discussion. Suffoquée par tant d’audace, la salle restait muette. Que cette jeune personne, même présentant bien, même proche, prétendait-elle, du président de la République, mais n’ayant aucune expérience militante, revendique une candidature qui l’enverrait automatiquement au Parlement paraissait complètement incongru, ahurissant, surréaliste. On passa donc sans commentaire à la suite de l’ordre du jour et, au final, quelques semaines plus tard, ce fut Yvette Roudy qui fut choisie.

    « Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand ! » Par ces quelques mots, et sans doute pour la première fois, Ségolène effaçait son compagnon, le père de son enfant. François Hollande, dont j’étais, ce soir-là, le seul à connaître le nom, ne cessera plus d’être évacué jusqu’à l’ultime humiliation. Berné, piétiné dès l’origine, le malheureux ! Début 2006, à la question de savoir qui d’elle ou de lui serait candidat à l’investiture, elle avait répondu : « Nous déciderons en couple. » Tu parles ! Vingt et un ans après l’épisode de la rue Paul-Toutain, revoici Hollande rejeté au néant. D’avoir vécu près d’elle pendant un quart de siècle ne lui aura servi de rien.

    Surfant sur les sondages favorables, elle l’a lâché, tout comme elle a floué Jospin, Lang et les autres. Paralysés à l’idée de passer pour sexistes - Ségolène excellant dans la posture de prétendue victime - ils l’ont laissée faire la course en tête, tels ces coureurs pistards de l’ancien Vél’d’Hiv, au temps de Toto Gérardin et de Lapébie. Soucieux de ne pas partir les premiers dans le rôle du lièvre, ils n’ont pas pu, ou voulu voir le VTT chevauché par cette amazone qui les coiffe au poteau en leur lançant joyeusement le fameux : « T’as le bonjour d’Alfred ! » Une chose est certaine, en tout cas : si, à la faveur de cette dérive médiatique, elle vient à gagner en novembre, le parti socialiste risque d’entrer dans une phase noire de son histoire, une période glaciaire, telle qu’il en a connu en 1920 et 1940.
     
    Louis MEXANDEAU


  • leréveur 21 février 2008 15:03

     

    Jacques JUILLET ???

     

    copie à revoir ...



  • leréveur 20 février 2008 17:20

    Eh oui un fil de plus.

    En ligne le jour où la presse annonce que les tueurs kmers rouge ne seront sans doute jamais jugés. Sans que l’on sache si leur crime porte sur 2 ou 3 millions d’êtres humains abattus. Comme aurait dit le borat gazouillant, c’est indécent de compter ; et donc on ne sait pas à un million près.

    L’auteur parle de l’unicité de la shoah : redisons que ce qui fait le caractère unique de l’industrie de mort mise en place à la réunion de Wahnsee, est l’assassinat de la communauté élue de Dieu.

    La boite de Pandore de ces discussions sans fin fut ouverte en juillet 95 par un président aussi pusillanime que l’actuel. Il faut relire son discours sur la raffle du Veld’hiv et ses accumulations d’ignominies contre son pays, La France.

    La mémoire ne touche que ceux qui ont été atteint dans leur chair.

    Les autres se réfèrent à l’Histoire.

     

    - L’Histoire demande que l’on juge les crimes du communisme avec la même mise en scène que le tribunal de Nuremberg. Un personnage peu connu arpentait les coulisses, un certain Andjez Vynchinski, procureur de Staline et premier tueur (officiel) de masse du XXème siècle. Il avait pour mission de circonvenir les alliés qui auraient pu se laisser emporter à mettre les soviétiques et les nazis sur le même plan ; sa mission fut un succès complet. A ce jour les 15 millions de victimes de Staline n’ont pas de mémorial.

     

    - Le génocide des Arméniens fut connu quasiment dès son déroulement (voir le livre de Toynbee et les papiers de Churchill de l’époque) ; sa reconnaissance fut l’objet de débats scandaleux en France, 80 ans après.

     

    - La réaction de Mme Veil est simplement révélatrice du profond malaise de la communauté juive devant la nième discussion ouverte sur un sujet où il faudrait laisser "les morts enterrer les morts". Ceux qui insistent dans ces opérations sont désormais au delà de l’indécence.

     

    - Comme les mots n’ont plus de sens, le journal du soir de lundi faisait de la publicité pour le bouquin d’un ancien mao spontex (et son fils), aujourd’hui à l’ultradroite de Bush "nous sommes tous des juifs hongrois". Vraiment ? Comprenne qui pourra.

     

    - Et comme on en est à insister dans le n’importe quoi, il est désormais relayé que le jeune Guy Moquet fut un résistant de la première heure. En oubliant que lorsqu’il se fait arrêter le 13 octobre 1940, il distribue des tracts dénonçant "des magnats d’industrie, tous qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons ... ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère". Simple copie par un gamin de 17 ans de la propagande d’un PC alors allié des nazis.

     

    - On voit très bien arriver l’étape suivante de la mise en accusation : "ce que les alliés savaient". Au moins cette question a-t-elle un certain sens. Car ce petit pays de France aurait dû savoir que les familles rafflées étaient envoyées à la mort alors que tous les grands chefs de guerre l’ignoraient. Plusieurs chercheurs soupçonnent que le seul à avoir été certainement au courant de la décision de la solution finale était Staline renseigné par Martin Borman, son agent selon des archives malheureusement non publiques. Qu’on les ouvre vite.

     

    Sanglantes moissons ! (Robert Conquest)

     



  • leréveur 15 février 2008 18:35

     

    encore un qui a vu Al-Quaida !!!

     

    envoie mous l’organigramme



  • leréveur 13 janvier 2008 17:38

     

    buget de la défense à l’index

    la classe le mec !

     

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