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leréveur

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  • leréveur 8 mars 2008 09:01

    Pour répondre à la question de l’auteur "Que reste-t-il de l’Empire américain ?"

     

    une immense crise morale à laquelle le Talmud ne répond pas ...

    qui va élever un monument en souvenir du million d’Irakiens massacrés depuis 1991 ?



  • leréveur 8 mars 2008 08:55

    Lu dans les mémoires d’Alan Grenspan "Le temps des turbulences"

     "... Je déplore qu’il soit politiquement déplacé de reconnaître ce que tout le monde sait : l’un des grands enjeux de la guerre en Irak était le pétrole de la région ... "

    edit JC Lattès p. 558

     



  • leréveur 7 mars 2008 19:46

    Le Monde 28 fev 2008

    3 000 milliards de dollars, le coût de la guerre en Irak selon Joseph Stiglitz
    LEMONDE.FR | 28.02.08 | 15h26 • Mis à jour le 28.02.08 | 16h28

    Combien coûte la guerre en Irak ? Cher, très cher. Et pas seulement à l’économie américaine. Joseph Stiglitz, le Prix Nobel d’économie, et Linda Bilmes, professeur à Harvard, spécialiste des questions budgétaires, estiment qu’elle a déjà coûté 3 000 milliards de dollars aux Etats-Unis, dans un livre intitulé The Three Trillion Dollar War : The True Cost of the Iraq Conflict (éditions W. W. Norton, sortie le 3 mars). Une commission du Congrès devrait se pencher sur la question, jeudi 28 février, et auditionner Joseph Stiglitz, qui devrait répéter ce qu’il écrit dans ce livre : Bush s’est fourvoyé sur les bénéfices et les coûts de la guerre en Irak.
    Le coût des opérations a déjà dépassé celui des douze ans de la guerre du Vietnam, et représente le double du coût de la guerre de Corée. Les Etats-Unis dépensent pour la guerre 16 milliards de dollars par mois, soit l’équivalent du budget annuel de l’ONU. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes indiquent que les 3 000 milliards de dollars auraient pu financer la construction de 8 millions de logements, 15 millions de professeurs, les soins de 530 millions d’enfants, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants, offrir une couverture sociale pour cinquante ans aux Américains. Le Prix Nobel remarque que les Etats-Unis ne versent que 5 milliards de dollars pour l’aide au développement en Afrique, et craignent d’être dépassés par la Chine. Cinq milliards de dollars, ce sont dix jours de combat de l’armée américaine.
    TOUTE L’ÉCONOMIE MONDIALE EN PAIE LE PRIX
    Les auteurs s’attaquent surtout au mythe qu’une guerre est toujours bonne pour l’économie. L’un des buts de la guerre était de sécuriser les approvisionnements pétroliers, relèvent-ils. En cinq ans, le baril est passé de 25 dollars à 100 dollars, note le Prix Nobel d’économie. "Les gens ne s’attendaient pas à ce que l’économie remplace la guerre comme thème dans les élections", explique Joseph Stiglitz dans le Guardian. L’un des enseignements du livre est de montrer que la guerre et la situation économique des Etats-Unis ne sont pas deux sujets distincts, mais un seul et même sujet. Surtout, les coûts de cette guerre dépassent la seule économie américaine pour toucher le système mondial.

    Parce que les Etats-Unis n’ont pas d’épargne, l’administration Bush doit emprunter à l’étranger, à la Chine, par exemple, observe les auteurs. "Le déficit de l’Amérique est tel qu’elle ne peut sauver ses propres banques." Des établissements comme Citigroup ou Merrill Lynch, qui étaient l’orgueil de Wall Street, ont été contraints d’aller quémander des fonds auprès de fonds asiatiques ou moyen-orientaux pour ne pas sombrer. Au risque de perdre leur indépendance et de passer sous pavillon koweïtien ou singapourien.

     

     

     

     

    In figures

    $16bn
    The amount the US spends on the monthly running costs of the wars in Iraq and Afghanistan - on top of regular defence spending

    $138
    The amount paid by every US household every month towards the current operating costs of the war

    $19.3bn
    The amount Halliburton has received in single-source contracts for work in Iraq

    $25bn
    The annual cost to the US of the rising price of oil, itself a consequence of the war

    $3 trillion
    A conservative estimate of the true cost - to America alone - of Bush’s Iraq adventure. The rest of the world, including Britain, will shoulder about the same amount again

    $5bn
    Cost of 10 days’ fighting in Iraq

    $1 trillion
    The interest America will have paid by 2017 on the money borrowed to finance the war

    3%
    The average drop in income of 13 African countries - a direct result of the rise in oil prices. This drop has more than offset the recent increase in foreign aid to Africa

    ·The Three Trillion Dollar War, by Joseph Stiglitz and Linda Bilmes



  • leréveur 7 mars 2008 19:07

    un article du Fig du 10 oct 2005 ; qui n’a pas vieilli ; les chiffres des déficits ont simplement augmenté ; toute rêverie sur l’écroulement des US est vaine ; il faut attendre l’arrivée de contrepoids comme la Chine ; l’augmentation du budget militaire chinois va dans ce sens ; c’est évidemment souhaitable

    Le hold-up financier des Etats-Unis sur le reste du monde
     
    Depuis longtemps, les Cassandre pronostiquent l’effondrement du dollar. Avec un argument simple : lui seul pourra résorber les déficits jumeaux de la balance commerciale et du budget américains. Pourtant, le billet vert tient toujours. Deux jeunes Français, Hélène Rey, chercheur à l’université de Princeton (New Jersey), et Pierre-Olivier Gourinchas, à Berkeley (Californie), ont donc décidé de regarder ce sujet de plus près. Leurs travaux, diffusés par le National Bureau for Economic Research et le Center for Economic Policy Research (1), revisitent les vieux raisonnements, en tenant compte de l’intégration financière de plus en plus étroite au niveau mondial.
    Pour eux, il ne faut pas se focaliser sur les déficits américains, mais plutôt regarder le bilan du pays, en comparant les actifs détenus par les Américains à l’étranger (libellés en monnaies autres que le dollar) et la dette émise (libellée en dollars). Pour 10 000 milliards de dollars de dette, les Etats-Unis ont 7 000 milliards de dollars d’actifs en devises étrangères. Résultat, si le dollar se déprécie de 10 %, les actifs américains à l’étranger s’apprécient d’autant. « Cela représente alors un gain équi valent à 5 points de produit intérieur brut (PIB), soit l’ordre de grandeur du déficit de la balance commerciale », commente Pierre-Olivier Gourinchas. Ce qui rend le déséquilibre des comptes courants quasi indolore.
    Il est d’autant plus indolore que, bien que leur dette soit supérieure à leurs actifs, les revenus financiers perçus par les Etats-Unis sont plus élevés que les intérêts qu’ils paient. Depuis 1973, le rendement des actifs étrangers des Américains a été supérieur de 3 % par an aux intérêts qu’ils ont payés sur leur dette.
    Les Etats-Unis ont-ils gardé, après la fin du système de Bretton Woods, une forme de « privilège exorbitant » du dollar, que dénonçaient le général de Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing ? Pour les deux économistes, l’Amérique, qui offre des actifs liquides et sans risques (donc peu rémunérés) aux épargnants du monde entier, investit surtout mieux son argent, dans des actifs plus risqués mais plus rentables, notamment des actions. Les Etats-Unis sont devenus le « capital risqueur » du reste du monde, écrivent les deux économistes.
    Cela n’exonère toutefois pas l’Amérique de rééquilibrer ses comptes, insistent les deux économistes, dont les travaux sont suivis avec d’autant plus d’attention à Washington, qu’ils sont voisins de ceux de Ben Bernanke, nommé conseiller économique à la Maison- Blanche en juin. En effet, si les investisseurs étrangers soupçonnent que les Etats-Unis ont une stratégie délibérée de dépréciation de leur dette, ils changeront de monnaie de réserve. Surtout, la dette gonfle si vite que l’écart entre les revenus et les intérêts payés risque de disparaître. Le déficit des comptes courants connaîtra alors un effet boule de neige. Dans ces deux cas, une crise violente est à prévoir. 

    (1) From world banker to world venture capitalist :
    US external adjustment and the exorbitant privilege, NBER et CEPR, août 2005.
     
    Le NBER
    Le National Bureau of Economic Research (NBER) constitue un réseau américain de chercheurs universitaires, basé à Cambridge dans l’Etat du Massachusetts, et qui permet d’assurer une plus grande diffusion à leurs travaux. Son équivalent européen est le Centre for Economic Policy Research (CEPR) qui se trouve à Londres.
    www.nber.org/www.cepr.org


  • leréveur 7 mars 2008 15:56

    @grasyop

     

     ??????

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