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https://www.youtube.com/watch?v=5VEJRPx0yHM

Oh my god  ! Ils ont réalisé des opérations terroristes sous fausses bannières . Ils font maintenant des commentaires et des intoxs sous fausses bannières.
 
 
 

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  • Voici l’analyse (Octobre 2014) des capacités de reconnaissance aérienne des russes. Bientôt, les terroristes de l’équipe américano-israélo-saoudienne ne pourront plus se déplacer entre les villages et villes syriennes . 
    ...Nouvelle structure de reconnaissance et de frappe C4I de l’armée russe
      22 octobre 2014  Valentin Vasilescu

    Une armée moderne du troisième millénaire est basée sur des systèmes intégrés de reconnaissance-frappe, capable de détecter, de surveiller en permanence l’ennemi afin de déterminer ses faiblesses et le moment optimal pour le détruire.

    La seule forme d’assurance dans le combat connue dans les sciences militaires, c’est la détection en temps réel de la localisation des combattants ennemis, de l’état de leur matériel de combat et leurs intentions futures à travers leurs mouvements et leurs manœuvres dans l’espace et dans le temps. Contrairement à d’autres formes de reconnaissance, la reconnaissance aérienne/spatiale a l’avantage de couvrir l’ensemble du théâtre des actions militaires.

    En 2014, l’armée russe a achevé la mise en œuvre d’une nouvelles structures de reconnaissance, basée sur le complexe reconnaissance – frappe, conçu pour assurer la projection immédiate des forces, avec le maximum de précision, à des distances de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres de là. Grâce à ces structures complexes, la Russie dispose maintenant des systèmes de dernière génération que seuls les américains avaient. Et l’OTAN se rend compte qu’en raison de la nouvelle structure de reconnaissance, l’armée russe maintenant connait parfaitement l’emplacement de toutes ses forces et les moyens des armées des pays de l’OTAN dans le voisinage de la Russie. Elle est capable de détecter en temps réel tout nouveau déploiement de troupes de l’OTAN dans les zones situées le long de ses frontières.

    Il convient de rappeler que le succès de toute opération terrestre est impensable sans l’utilisation des drones (UAV ou avions sans pilote) avec caméras thermiques infrarouges ou capteurs divers patrouillant 24 heures sur 24 heures. Ces dix dernières années, les combats dans des zones peuplées dans des guérillas urbaines se sont avérés efficaces, justement à cause de l’utilisation simultanée de drones de reconnaissance, des avions chasseurs- Bombardiers et des hélicoptères d’attaque.

    http://englishrussia.com/2014/01/20/new-uav-for-the-russian-forces/

    Les armées modernes, celle de la Fédération de Russie comme celle des Etats-Unis, utilisent un programme complexe, basé sur trois niveaux de collecte et de traitement des données pour la formation d’une image complète de la situation sur le théâtre des opérations terrestres, en plus de l’information recueillie par plus de cent satellites militaires russes, équipés de capteurs de divers types.

    Le premier niveau est assuré par les 4 à 6 mini drones (UAV) de type ZALA 421-08 (Strekoza) dont dispose chaque bataillon des forces terrestres de l’armée russe. Ils sont silencieux, propulsés par un moteur électrique, avec un rayon d’action de 30 km, un plafond de vol de 2 000 m.

    36 autres drones de type Yakovlev Pchela-1 T et Rubej (similaire au RQ-7 Shadow américain) à faible rayon d’action volant à une altitude de 2 500-3 600 m, dépendent des brigades d’infanterie, d’artillerie et aéroportées russes. Tous sont équipées de dispositifs électro-optiques dans le spectre infrarouge et de capteurs capables de distinguer une cible en mouvement, détecter le déplacement de quelques dizaines de centimètres de l’ombre d’un homme à une distance de 700 m. Les drones à court rayon d’action ont une autonomie de 2 à 4 heures, avec un champ de vision complet, mais avec une ouverture et une profondeur faible.

    C’est la raison pour laquelle les brigades de chars russes, qui ont un rythme offensif élevé, disposeront, d’ici à 2015, de quatre avions de reconnaissance sans pilote Dozor 600, avec un rayon d’action intermédiaire, semblable aux MQ-1 B Predator américains. L’équipement de navigation est de type FLIR et inclut une caméra dans le spectre visible et l’infrarouge, un télémètre laser et un projecteur laser pour diriger les armes. Comme le MQ-1 Predator qui dispose d’un détecteur de mouvement SAR (Synthetic Aperture Radar), le Dozor est équipé de systèmes au niveau des ailes qui peuvent accrocher deux missiles guidés par faisceau laser, deux lanceurs de roquettes non guidées, ou 6 bombes de 20 kg.

    Le deuxième niveau de collecte et de traitement des données de recherche est étroitement lié à toutes les unités de terrain, et est composé d’une flotte d’hélicoptères d’appui des forces terrestres de la Russie. Il s’agit plus précisément des hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Mi-24V/Mi-35, Mi-28 et Ka-52 Alligator. Les capteurs de navigation FLIR, la gestion de tir et des données des recherches de l’hélicoptère sont montés dans un carénage spécial MMS sur le nez de l’appareil. L’équipement comprend une caméra pour la vidéo pendant la journée, et pour une empreinte thermique pendant la nuit, un petit radar dans la gamme de fréquences millimétrique, et un émetteur de faisceau avec un télémètre laser pour diriger les armes de haute précision.

    Le troisième niveau de collecte et de traitement des données est la recherche stratégique, représentée par des avions de reconnaissance à long rayon d’action. La Russie détient 17 drones furtifs type Skat similaire au RQ-170 Sentinel américain, utilisé en Afghanistan, avec une altitude maximale de 12 000 m et un rayon d’action de 4 000 km.

    Mais la base reste essentiellement les avions à contrôle ELINT, ayant à bord des équipages spécialisés dans la reconnaissance. La Russie possède une vingtaine d’avions de type Il-20M1, avec un rayon d’action de 6 500 kilomètres, un plafond de 11,800 m, chacun étant capable de patrouiller dans l’air pendant 12 heures sans ravitaillement. Le Il-20M1 a une équipe de 8 spécialistes ELINT avec un radar de grande puissance. Le radar Kvalat-2 permet d’afficher sous forme numérique la carte du terrain, le long de la trajectoire de vol, jusqu’à une distance de 300 km. Dans la mémoire du processeur, est enregistrée une carte à laquelle la carte en cours est comparée automatiquement en détectant l’émergence de nouveaux moyens de combat de l’ennemi ou la modification de ceux déjà connus enregistrés en mémoire.



  • Le chef de l’Apartheid israélien, Netanyahu, et son collègue Kényan, Barak Obama , en auront bientôt plein les bras en Syrie. L’activation des systèmes défensifs S-400 russes empêchera le réapprovisionnement - par la voie des airs - des terroristes de l’équipe américano-sioniste. Les convoies de terroristes ou d’armes seront détruits de jour comme de nuit. 

    Les américains s’enfonceront dans un nouveau Vietnam ....et abandonneront finalement les terroristes.... aux mains des familles des 250 000 morts syriens. Les terroristes n’auront été que les idiots inutiles de Zbigniew Brzeziński :




    IRIB- 6 autres chasseurs bombardiers russes, de type « Sukhoi 34 », rejoignent les 28 autres, déjà, présents, en Syrie. Ils sont déployés, dans une base militaire, en banlieue de la ville de Lattaquié.

    Selon les informations, fournies par le site The Aviationist, appuyées sur les nouvelles détectées par les radars, ces bombardiers, suivis par les « Tupolev 154 », survolant la mer Caspienne, ont franchi les espaces aériens de l’Iran et de l’Irak, pour arriver, en Syrie.
    Selon le rapport du département américain à la Défense et les médias occidentaux, la construction d’une base aérienne russe avancée, dans un aéroport, en banlieue de Lattaquié, est toujours en cours.
    Cette base militaire aérienne vise à aider le régime au pouvoir syrien, dans sa lutte contre les rebelles terroristes, dont les extrémistes de Daech.
    Selon les informations fournies par The Aviationist, des dizaines de chasseurs bombardiers, de type « Sukhoi 24 », douze, de type « 30 », et des dizaines d’hélicoptères, de blindés et d’autres armements militaires, sont déployés, dans cette base, en Syrie.



  • Le MOSSAD et la CIA n’ont pas l’exclusivité des sales coups en Syrie ; le MI6 est simplement plus discret

     smiley

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    .Un texte non signé...mais provenant probablement de l’excellent analyste T. Meyssan :

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    Les aventures d’un député français dans un pays sous embargo
      | 29 septembre 2015

    En février 2015, quatre parlementaires français avaient bravé leur ministre des Affaires étrangères et s’étaient rendus en Syrie, en qualité d’élus de la Nation. Trois d’entre eux, Jacques Myard, Jean-Pierre Vial et François Zocchetto, avaient été reçus par le président Bachar el-Assad, mais pas le quatrième, Gérard Bapt.

    M. Bapt avait justifié son absence par sa discipline au sein du groupe socialiste, qui était opposé à une telle rencontre. Il semble qu’au contraire, c’est le président el-Assad qui aurait refusé de la recevoir.

    Durant ce premier voyage, Gérard Bapt était accompagné d’une personne présentée comme son ancien assistant parlementaire, Jérôme Toussain.

    Gérard Bapt est à nouveau en Syrie, accompagné cette fois de deux nouveaux parlementaires français, Jérôme Lambert et Christian Hutin, mais pas de Jérôme Toussain, qui s’est vu refuser un visa.

    Il s’avère que durant le premier voyage, Jérôme Toussain et Gérard Bapt représentaient les intérêts de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française (GLAMF), une scission de la Grande Loge nationale française (GLNF), créée par Alain Juillet (ancien responsable de l’Intelligence économique au Secrétariat général de la Défense nationale).

    M. Toussain, qui multiplie les voyages en Iran, entend faire du business avec des États sous embargo, comme il l’avait fait avec l’Irak de Saddam Hussein. En outre, il entend servir les intérêts britanniques. La GLAMF a été reconnue, en 2014, par le Prince Edward, Duc de Kent, et sert de couverture au MI6, les services secrets extérieurs de la Couronne.

    Durant ce second voyage, Gérard Bapt a poursuivi les contacts de son « frère », Jérôme Toussain. Il a réuni, le 28 septembre, diverses personnalités économiques syriennes figurant sur la liste des sanctions européennes et leur a promis de les radier de la liste... sous certaines conditions.

    Bien entendu la GLAMF n’a aucun pouvoir sur la liste des sanctions européennes.

    À Damas, on s’interroge pour savoir si M. Bapt est simplement un député corrompu ou s’il intervient pour le compte des Britanniques afin de saboter les efforts des autres parlementaires et de perturber les nouveaux canaux de communication établis entre la France et la Syrie.



  • Voila que le régime Netanyahu d’Israël se rend a Moscou pour demander au gouvernement de la Russie  de ne pas combattre les terroristes en Irak et en Syrie. Le régime Netanyahu considère qu’il est un exemple pour le monde en fournissant des armes, des informations satellitaires et en soignant les terroristes- égorgeurs de l’EI. Il faudra réactiver le tribunal de Nuremberg (PARTIE 20 DE 88 )

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     smiley

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    Voici la dernière analyse de l’excellent T. Meyssan :

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    La 3ème Guerre mondiale n’aura pas lieu
    par Thierry Meyssan

    Les faucons libéraux et les néoconservateurs ne sont pas parvenus à provoquer l’affrontement avec la Russie pour lequel ils avaient été formés durant la Guerre froide. C’est en définitive la voix de la raison qui a prévalu. Alors que l’on négocie discrètement une sortie de la crise ukrainienne, la Russie et la Chine s’apprêtent à convaincre les États-Unis et leurs alliés de participer à une alliance globale contre le terrorisme islamique. Après 5 ans de tension, le projet de prise de pouvoir par les Frères musulmans —le « Printemps arabe »— et de proclamation d’un califat échouent, la paix est sauvée.

    | 28 septembre 2015

     


    En une semaine tous les dirigeants occidentaux, les uns après les autres, ont renoncé à l’objectif qu’ils poursuivent collectivement depuis bientôt 5 ans : renverser la République arabe syrienne et son président démocratiquement élu, Bachar el-Assad.

    Force est de constater que si tout change depuis la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran, ce n’est pas simplement à cause de la volonté du Guide de la Révolution ni du président Poutine, mais aussi parce qu’elles sont coordonnées avec celle de la Maison-Blanche.

    Au cours du premier semestre 2012, les États-Unis et la Russie avaient constaté l’ineptie du projet de prise de pouvoir par les Frères musulmans —le « Printemps arabe »— et imaginé un nouveau partage du « Proche-Orient élargi » qu’ils avaient commencé à concrétiser avec la conférence de Genève. Mais le président Obama s’était avéré incapable d’honorer sa parole. Une semaine plus tard, François Hollande appelait les « Amis de la Syrie » à relancer la guerre, puis Kofi Annan démissionnait avec éclat de ses fonctions de médiateur, tandis que la France, le Qatar, la Jordanie et Israël lançaient l’opération « Volcan de Damas » et assassinaient les chefs du Conseil national syrien de sécurité.

    Très vite, il apparaissait que la secrétaire d’État Hillary Clinton, le directeur de la CIA David Petraeus et le nouveau directeur des Affaires politiques de l’Onu Jeffrey Feltman tiraient les ficelles depuis le début. Il fallut attendre la fin de la campagne électorale états-unienne et la réélection de Barack Obama pour qu’il parvienne à arrêter —au sens policier du terme— le général Petraeus et à renvoyer Hillary Clinton. Feltman, quant à lui restait dans l’ombre et poursuivait le sabotage de la politique de la Maison-Blanche en assurant aux uns et aux autres, via ses subalternes Lakhdar Brahimi et Staffan de Mistura, que la République serait vaincue et qu’elle serait contrainte tôt ou tard à une reddition totale et inconditionnelle.

    La politique d’Obama (apaisement avec la Russie et pivot des troupes US vers l’Extrême-Orient) fut brutalement réduite à néant par la réussite de la « révolution colorée » en Ukraine, en novembre 2013. Cette opération, qui achevait le processus de destruction de l’Ukraine et d’isolation de la Russie débuté dès la dislocation de l’URSS, avait été déclenchée à l’insu de la Maison-Blanche. Les États-Unis préparent leurs opérations secrètes des années à l’avance et les déclenchent lorsqu’ils en ressentent l’opportunité politique. Cette fois quelqu’un en a donné l’ordre sans en référer au Conseil de sécurité nationale US. Le résultat fut une crise sans précédent, l’indépendance de la Crimée qui refusait le coup d’État, son rattachement à la Fédération de Russie, la révolte du Donbass et de Lougansk, les sanctions occidentales contre Moscou et les sanctions en retour de la Russie contre les Occidentaux. Bref, l’interruption de toutes les relations Ouest-Est.

    Étrangement, le président Obama semblait se laisser imposer par ses « faucons » une politique qu’il n’avait pas choisie. Cependant, il poursuivait en secret les négociations qu’il avait débuté avec l’Iran, au début de son second mandat. Les choses traînant en longueur, il fallut attendre juillet 2015 pour parvenir à un accord [1].

    Depuis cette date, nous assistons à un dégel entre Washington et Moscou, à une solution de la crise ukrainienne —les accords de Minsk II trouvent un début d’application tandis que la Russie a signé, le 26 septembre, un accord de fourniture de gaz à l’Ukraine—, et à un retournement politique au Proche-Orient. Nous nous retrouvons, de facto, dans la position où nous étions le 30 juin 2012, lors du Communiqué de Genève.

    Sauf que durant ces trois années, la Syrie a été largement détruite et a perdu plus de 200 000 âmes, les Frères musulmans ont proclamé le califat pour lequel ils mènent le jihad depuis 1928 et leur ambition menace désormais toute la région.

    Quoi qu’il en soit, la Résistance du Peuple syrien et de ses alliés —notamment le Hezbollah— et la détermination de l’Iran et de la Russie ont donné au président Obama le temps de devenir maître chez lui. L’ancien bras droit de David Petraeus, le général John Allen, qui avait réussi à échapper à la purge de novembre 2012, vient d’être renvoyé. Il commandait la Coalition « anti »-Daesh. Et les documents de travail de Jeffrey Feltman circulent parmi les membres du Conseil de sécurité.

    Des hommes courageux et sages ont évité que ce conflit artificiel, le « Printemps arabe », ne dégénère en Troisième Guerre mondiale.



  • A l’auteur : le programme US de 500 millions de dollars a bel et bien été dépensé. Non pas en formation....mais en armements pour les terroristes de l’équipe américano-sioniste.

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    Voici une excellente analyse qui explique les liens entre les gazoducs et les opérations terroristes que nos gouvernements financent.

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    Pourquoi les Américains ont perdu le match en Syrie ? Quelques éléments de réponse

      28 septembre 2015  Valentin Vasilescu

    En 2009, le géant Qatar Petroleum a lancé un programme d’investissement dans la réserve de gaz dans le nord du pays, visant à tripler la capacité de production annuelle de gaz, avant la fin de 2013. Dans la même année 2009, Assad a refusé de signer l’accord proposé par le Qatar, la Turquie et l’Arabie Saoudite, pour la construction sur le territoire de la Syrie du tronçon de gazoduc destiné à approvisionner les marchés européens en gaz du Qatar et d’Arabie Saoudite (Plan A). En Turquie, Qatar Petroleum comptait utiliser l’ancien trajet de Nabucco, soutenu par les américains et l’UE, mais que l’on savait mort-né en raison du débit trop faible de la réserve azerbaïdjanaise de Shah Deniz II. A la place, en 2010, Assad achève les négociations avec l’Iran pour un gazoduc alternatif passant à travers l’Irak pour arriver directement en Syrie.

    Comme par hasard, en 2011, la guerre civile éclate en Syrie. L’Arabie Saoudite et le Qatar ont dépensé 4 milliards de dollars pour l’enrôlement, la formation et l’armement de combattants qui, avec le soutien de la Turquie, seront infiltrés en Syrie sous l’appellation de « rebelles islamistes ». Dans la perspective d’une recherche d’approvisionnement de l’Europe avec du gaz provenant d’une autre source que la Russie, les motivations de l’Allemagne, la France, l’Angleterre, les Pays-Bas (pays de l’UE auxquels le gaz était destiné) pour soutenir le plus possible les rebelles syriens deviennent claires. Cela pourrait expliquer l’attitude extrêmement permissive de l’Allemagne (à la différence de la France et de l’Angleterre) vis-à-vis de la vague des migrants qui balaie l’Europe.


    Ce n’est pas une surprise dans les milieux informés que, à partir des rangs des rebelles qui agissent en Syrie, apparaisse plus tard l’Etat Islamique qui prendra par surprise le nord de l’Irak, ce qui empêche l’approvisionnement en gaz de la Syrie par l’Iran, en attendant d’ouvrir une autre route vers la Turquie pour un gazoduc de Qatar Petroleum ( Plan B ). C’est la principale raison du soutien des rebelles syriens par les Etats-Unis et ses alliés européens. Ce qui explique que l’EI soit apparu et se soit développé sous le regard des plus indulgents de la coalition dirigée par les États-Unis, une coalition qui bombarde l’EI depuis plus d’un an sans aucun résultat.


    Le concept du renversement de Bachar Al-Assad, pour le remplacer par un gouvernement inféodé aux intérêts américains et des Émirats du Golfe, repose sur la constitution d’une coalition dite « arabe syrienne ». Les plans américains prévoient de former un noyau dur de 5 400 combattants qui deviendront la coalition arabe syrienne, un groupe qui, en théorie, serait formé pour se battre contre l’EI. En réalité, l’objectif de la coalition arabe syrienne est de devenir une force politique et militaire qui fédèrera tous les rebelles syriens et prendra la direction de la Syrie. C’est pourquoi une des importantes missions était de trouver, capturer et convaincre des responsables syriens, désignés par la CIA comme étant utiles dans la formation d’un nouveau gouvernement, après la destitution de Bachar Al-Assad, tous étant inféodés à l’oléoduc de Qatar Petroleum.


    Le paradoxe, pour le XXIe siècle, est que les intérêts d’un minuscule sultanat féodal, créé artificiellement et en dehors de toute règle démocratique (le Qatar), qui n’a donné rien de notable à l’humanité, ait conduit à physiquement démolir un ensemble de zones géographiques, pleines de vestiges historiques multi millénaires. Si l’ONU fonctionnait vraiment, le Qatar devrait payer des centaines de milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie.


    En 2014, les Etats-Unis ont alloué 500 millions de dollars pour sélectionner, former et armer des rebelles supposés « modérés » pour obtenir une coalition arabe syrienne et les envoyer se battre contre l’armée nationale syrienne. Parallèlement à cela, les États-Unis introduisent en Syrie 1 500 installations de missiles antichars BGM-71E (TOW). Les combattants de la coalition arabe syrienne sont formés en Turquie, par des instructeurs des Forces d’opérations spéciales des États-Unis, à la manipulation de toute sorte d’armes et d’explosifs, et à acquérir des compétences dans l’organisation de guérilla urbaine. Une autre spécialisation consistait à créer sur le territoire syrien, des endroits secrets de dépôts d’armes et de munitions (parachutées par l’armée américaine).

    Il n’y eut, dans le nord de la Syrie, que le deuxième groupe de commandos, appelés Escadron 30, composé de 70 combattants formés par les Etats-Unis, qui sera remis au groupe Jabhat al-Nusra, la branche syrienne d’al-Qaïda. Du premier groupe de commandos, comprenant 54 combattants formés par les Américains, seulement 10 d’entre eux agissaient sous les ordres de l’US Army, le reste allant grossir le groupe Jabhat Al-Nusra.

    Pendant ce temps la Russie était en train de s’occuper de l’Irak pour contrecarrer le plan B de Qatar Petroleum, par la livraison de 56 hélicoptères d’attaque Mi-28 NE et Mi-35. La Russie a ensuite fourni à l’Irak 12 avions Su-25, surnommés « chasseurs de chars ». En vertu d’un accord négocié par la Russie, 7 autres avions Su-25, sont restitués à l’Irak par les Iraniens et sont envoyés à la base aérienne irakienne de Balad le 13 Juillet 2015 pour être mis en œuvre contre l’EI.

    Alors que les Américains ont des graves désaccords avec des gens formés par eux et l’Arabie Saoudite, les troupes terrestres de la Russie qui soutiennent l’armée syrienne avaient déjà commencé à opérer en Syrie.

    Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a effectué une visite à Moscou pour rencontrer le Président russe Vladimir Poutine. Ils ont discuté des détails d’un mécanisme de coordination des opérations aériennes, navales, et terrestres de la guerre radio électronique en Syrie, afin d’éliminer la collision accidentelle des deux États, et contraindre Israël de ne pas infiltrer les rebelles et d’éviter toute incursion de l’armée israélienne en Syrie, Israël n’ayant pas directement d’intérêt dans le gazoduc. L’adoption de ce mécanisme de coordination et d’arrêt des actions militaires par Israël est essentielle à la liberté d’action des Russes pour le déclenchement des opérations aéroterrestres selon le plan prévu pour la Syrie. Pour comprendre le jeu d’échecs engagé par la Russie, voir le lien ci-dessous :

    Encore plus intéressant, c’est que l’Arabie Saoudite a déclaré pour la première fois être d’accord avec la proposition russe, à savoir que Bachar Al Assad restera président pendant la période de transition, selon le général Saoudien Anwar Eshki. Ceci équivaut à une capitulation, ce qui signifie la suspension de toute aide aux rebelles syriens. Et pour cette raison, le projet européen de Qatar Petroleum a été définitivement enterré en faveur du projet commun des Iraniens et des Russes.

    Valentin Vasilescu

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