A les écouter j’ai l’impression de me retrouver dans un bouquins de jack london, qui faisait état déjà au XIXéme de l’obligation pour une certaine catégorie de population, de marcher toute la nuit, avec interdiction de s’asseoir sur un banc, de s’assoupir sous un porche.
Là une mamie voisine au logement orienté nord, qui ne sortait que pour prendre son journal tot le matin, me confiait : « j’irai bien prendre le soleil su un banc dans le square là (désert), mais c’est interdit ! »
et moi de penser : bordu, les carences de vitamine D, ca va se compter à la pelle !
Pourquoii infantiliser les gens ainsi ? A part quelques jeunes qui ne se sont jamais réellement confinés et qui se planquaient toujours avec les mêmes potes sous les arbres au bord de la rivière (et qui vont bien), je ne rencontre en grande majorité que des gens tellement flippés qu’on ne peut leur demander plus qu’il ne pratiquent au niveau distanciation.... s’assieraient pas d’eux même sur un banc avec un quidam dessus. même si le banc faisait 6 mètres.
Les 100 kilomètres ? J’ai absolument rien contre l’arrêt provisoire du tourisme de masse dans ma région avec les inévitables bouchons permanents et la pollution qui va avec... L’enfer du local qui doit se rendre à toulon l’été. empuanti de surcroit par la pollution des gros paquebots de croisières qui y font escale moteurs en marche. Un enfer pour les riverains de cette ville enclavée.
par contre, ne pas pouvoir voir ses mômes qui viennent régulièrement en train, ca c’est dur ! Les envoyer travailler en hp 6 semaines sans masques oui, là c’était possible, les surblouses réutilisables (un jour à l’envers un jour à l’endroit) c’est oui, mais venir voir sa mère en train, c’est niett ! Là c’est du domaine du « pas raisonnable »
Manque plus que cela soit une année à méduses (vu que l’autre il a l’air de nous porter la poisse), pour que même nager ca ne soit plus du domaine du possible.
Eh bien inventons le label de la meilleure entreprise avec des critères qui prendront en compte non seulement la qualité du produit (cela existe déjà sous une autre forme) mais aussi l’indice de satisfaction du personnel, euh pardon de ses collaborateurs... (leur met on constamment la pression ? leur demande t’on l’impossible ? Octroie t’on une prime d’intéressement aux bénéfices à ses salariés ?)
avec remise de médaille officielle, et campagne de pub gratuite (limitée dans le temps bien sur)
je resume : si les revendications s’expriment particulièrement ce jour là...(or qui dit revendication dit mecontentement dont je ne conteste pas pour autant la légitimité), ce ne peut (dans mon logiciel qui se réfère à la signification du mot fête), etre une fête...
D’ailleurs les riverains ne se sentent pas de participer de peur de se prendre un mauvais coup..
il suffit parfois, helas on l’a vu récemment que ces même riverains possèdent une plus belle voiture pour provoquer au « mieux » de l’animosité au pire de la violence (et qu’importe si son propriétaire, tel celui que je connais non loin des « Champs », à démarré sa vie professionnelle en tant qu’ouvrier dans l’industrie automobile, tout en étudiant le soir pour obtenir un diplome à même d’ améliorer sa situation)
J’ai 4 enfants, tous ont été boursiers, aucun n’a jamais défilé ni manifesté... quand cela n’allait pas, ils quittaient la boite (après négociations avec l’employeur) en choisissaient une autre, plus à même de reconnaitre leur savoir faire, d’apprécier leur conscience professionnelle à sa juste mesure... Aujourd’hui tous gagnent bien leur vie, ils le doivent à leur tenacité, à leurs efforts et aussi à notre système qui garantit à tous la possibilité d’accéder à des situations que leur milieu social ne pouvait leur offrir...
J’suis une fille pragmatique, pour que ces avantages égalitaires perdurent, il faut que nos entreprises marchent bien, pour qu’elles marchent bien il leur faut vendre leurs produits et donc que nous les leurs achetions...
On a tout pour ca, le savoir faire, la créativité... il faut juste changer de paradigme : soutenir nos boites, les talents, acheter moins mais de meilleure qualité...
je le dis et redis parce que cela me semble évident : le pouvoir des français réside dans l’usage qu’il font de leur argent...
Il y avait jadis en france un jour férié en l’honneur des travailleurs.. Toutes les corporations défilaient, avec leurs outils, leur vêtement de travail, et c’était là, malgré la dureté de la vie, l’occasion de vraies réjouissances avec distributions gratuites de friandises diverses fabriquées pour l’occasion).
Le sort du prolétariat s’est aujourd’hui amélioré, grâce il est vrai à ceux qui ont lutté pour obtenir une plus juste rétribution de leur labeur, de meilleurs conditions de travail dans leurs ateliers..
Mais aussi également, parce que des chef d’entreprises aussi se sont souciés du bien être de leurs employés/ouvriers... (petites maisons ouvrières non loin de leur lieu de travail, immeubles construits pour eux avec chose nouvelle, électricité et eau courante à tous les étages, premières prestations familiales pour les veuves à charge d’enfants, coopératives ou ceux ci pouvant se procurer à moindre cout ce dont ils avaient nécessité.
Ce que je déplore c’est que dorénavant, il n’y a plus de place pour la fête. Pourtant, il y a lieu d’être fier pour tous ces travailleurs, de leur savoir faire, d’être des maillons essentiels de notre économie..
Il n’y a plus place depuis des décennies que pour des revendications, mécontentement et rapport de force permanent... sans répit. sans journée pour exprimer la fierté de ce que l’on crée, de ce que l’on apporte à nos concitoyens, plus de jour pour se réjouir sans réclamations.
Aujourd’hui au gars qui voudrait défiler afin de simplement démontrer qu’il est fier du de contribuer au bien être de tous, sans doute l’accuserait on d’être fier d’être exploité... d’être un traître...