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  • Premier article le 05/03/2013
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Derniers commentaires



  • Loatse Loatse 3 juin 2020 11:31

    A l’excès de yang qui caractérise notre société actuelle (toujours en mouvement, bruyante,) a succédé un excès de yin (immobilité, silence,). Ce n’est pas mieux et l’harmonie n’était pas au rendez vous.

    On s’emerveille de voir un caneton se promener sur la place de l’église, on rit de voir celui ci se diriger vers l’intérieur du dit batiment, un peu moins quand une souris ou une araignée vient squatter votre chez vous..

    dans lequel le quotidien s’est transformé en attente tandis que le corps sucrait les fraises et que les réveils vous plongeaient dans un cauchemar dont même l’inconscient ne pouvait vous sortir..

    pas plus qu’il ne vous était permis de sortir de vos logement devenus prisons si ce n’est pour des raisons dont il nous fallait rendre compte..

    Période de privation sensorielle (ne rien ni personne toucher) ce qui je crois ne s’est jamais produit dans toute l’histoire de l’humanité..

    Le regard lui se portait sur des espaces vide de toute présence humaine, l’ouïe souffrait de ce silence oppressant, sans rires d’enfants.. de tout ce qui fait la vie, nos vies. de tout ce qui fait lien.

    un petit syndrome de stockolm ?



  • Loatse Loatse 1er juin 2020 11:36

    Le marché : Déplacé et entouré de grillage et barrières : Une seule entrée ou les potentiels clients sont identifiés, gelhydroalcoolisés et sommés de porter un masque.. sous les 30° que nous avons eu la semaine dernière. Du coup y’a « déguin » (personne quoi)

    La place du village : Une famille nombreuse assise sur un banc, des policiers municipaux passent (la place est en vidéo surveillance)... je les vois de loin menacer le groupe en secouant un doigt à travers la portière..

    Le lendemain, toutes les assises et les dossiers de bois des bancs de la grande place ont été retirés.. reste plus que des armatures de métal vides !

    Déjà un grand panneau indiquait qu’il était interdit de la traverser en vélo, en skate, d’y jouer au ballon, de nourrir les pigeons et j’en oublie....

    Reflexe pavlovien après 2 mois ou être statique n’était pas permis, je me sens très mal à l’aise accoudée à mon pont en train de regarder les canards. Sensation pénible de n’avoir pas le droit d’y être, que je me dois encore de prouver que je me déplace « par nécessité »... mon regard scrute sans cesse les environs de peur qu’une voiture de police déboule..

    D« ailleurs la première semaine du dit déconfinement fut pénible ; Sans les petites cases à remplir et le formulaire adéquat dans mon sac, j’éprouvais la sensation d’avoir oublié quelque chose.. de ne pas être en règle.

    Ce jour ouverture des cafés enfin des terrasses ; j’imagine mal la population méditerranéenne dont j’ai adopté les us et coutumes , une population d’extravertis tactiles à forte imprégnation grégaire, boire un pot chacun seul dans son coing, sans se lever pour aller tchatcher avec un »collègue", rapprocher les chaises en rajouter d’autres....

    Faudrait pas que ca dure..



  • Loatse Loatse 30 mai 2020 09:45

    Les odeurs ; c’est ce qu’il me manque le plus... celles de la librairie rue des écoles à paris tenue par une dame plutôt très agée, Odeurs de bois ciré, odeur de cuir de certains ouvrages, de papier, d’encre..

    odeurs de cuir également « chez Madeleine », marchande de chaussures, fabriquées en france bien sur, tout en cuir jusqu’aux chaussons en peau souple. Celle ci au milieu des années 60 avait sacrifiée à la modernité en posant une moquette mais continait à trôner majestueuse derrière une immense et antique caisse enregistreuse en cuivre (ou en laiton) qui emerveillait la petite fille que j’étais.

    sa boutique était située non loin de la droguerie que nous appelions « le marchand de couleurs », odeurs de cire, de savons, de peinture...laquelle jouxtait un chapelier qui exposait ses modèles pour femmes en vitrine, un marchand de landaux et poussettes qui exposait ses modèles sur le trottoir. 

    il y avait (je crois qu’il existe toujours), le crémier place maubert, qui faisait rouler d’énormes meules sur le trottoir jusqu’à sa réserve en face de ma maison... (vous comprendrez que je ne mangeais jamais la croûte des fromages), Le dimanche cette place embaumait la pomme dauphine faite maison, le poulet roti de chez le traiteur.. Parfois un montreur d’ours, les jours de marché venait nous plonger en plein moyen age..

    Le fourreur russe, en bas de mon immeuble qui un jour de deuil réalisa pour me consoler un petit coussin en vison...

    Chiffonnier, rémouleur et vitrier poussaient chacun leur cri à travers les rues de la ville tirant chacun sa charrette à bras... tous gagnaient correctement leur vie. réparant ce qui était cassé, usé ou emmenant ce dont on ne voulait plus et dont on ne voulait pas encombrer les caves.. (lits d’enfants, cages à oiseaux, vielles chaises), lesquelles servaient de remise à charbon, livrés par le serrurier qui avait de ce fait, deux cordes à son arc..

    Les matelas, tous les dix, quinze ans était confiés au cardeur qui enlevait la vielle laine et en remettait de la neuve... impression jamais retrouvée de dormir sur un nuage..

    Peu de magasins de confection (sauf pour enfants) toutefois on n’y achetait pas de chandails ( mot qui vient de marchand d’ail), de tricots, les grands mère y pourvoyait et l’ouvrage ainsi réalisé durait des années sans boulocher. Chaque pâté de maison possédait sa couturière qui reproduisait à merveille les vêtements des celebrités..

    A saint malo, intra muros une malouine vendait du poisson frais pêché dans son panier plat qu’elle portait coincé sur son épaule, plus loin on pouvait acheter dans une échoppe des chaussons bretons à la pointe retroussée en velours brodé de triskels..

    A saint gilles croix de vie sur le port, une dentellière coiffée du traditionnel tuyau en dentelle crochetait des napperons, des nappes de toute beauté, derrière une petite table...

    Puis le monde a changé........... les petites boutiques pour beaucoup sont closes, les petits métiers on disparu des villes, restent de grands et laids hangars aménagés pour vous faire acheter ce dont vous n’aviez pas besoin..

    A se demander comment notre pays a pu devenir si prospère alors que nous n’achetions que le nécessaire..



  • Loatse Loatse 29 mai 2020 11:58

    Je ne vois pas d’intrus dans cet assemblage qui au premier abord peut sembler disparate..(un chef de l’état, un comique (enfin on va dire ca comme ca), un scientifique, un passionné d’histoire de france et un chroniqueur nostalgiques..

    Tous se sont donné les moyens de réaliser leurs ambitions.

    Ils ne lachent rien, se donnent à fond

    qui plus est, ils sont tous plus ou moins atypiques...



  • Loatse Loatse 22 mai 2020 12:02

    J’ai commencé par tout désinfecter.. la bouffe, les clefs, les poignées de portes, et j’en passe...

    Case savon de marseille en sortant, savon de marseille une fois rentrée.

    Puis est venu le réparateur de volet roulant avec son masque autour du cou... comme il en bavait pour enrouler manuellement le lourd volet, je suis venue à son secours, on a fait équipe, lui enroulant en haut, moi poussant en bas...

    l’observant téléphoner à la société mère dans ma cuisine, appuyé sur le rebord de fenêtre ouverte, je note : désinfecter l’appui..

    Il est sympa, je lui cause de mes déboires de machine à laver... Ni une ni deux il file dans son camion (je note ; désinfecter les poignées de porte du dedans et de la porte du hall), revient avec des clefs et se jette sous mon evier...(je note : désinfecter la tuyauterie, les portes du meuble, le tuyau....)

    Fin de l’opération. reconnaissance (c’est rare quelqu’un qui refuse vos sous), celui ci me dit « je vais me laver les mains », je suggère la salle de bain ou tout était prêt pour cela.. (gel, savon, serviette)

    Pensez vous dit il en se ruant sur l’évier de la cuisine, empoignant mon liquide vaisselle (je note...), éclaboussant avec toute l’ energie requise pour laver les minottes en temps de guerre, mes assiettes sur l’égouttoir (je note...)

    Puis une fois le gentil garcon parti, je m’écroule sur le canapé, vaincue, observant mon sol auparavant javellisé, disparu sous les milliers de trace de semelle de chaussure de chantier, pleines de ciments et de, je suppose, trace de déjections canines, de crachats de facheux et autres échantillons de résidus de trottoirs..

    Vaincue, je saisis mon charlie hebdo mis à désinfecter au jardin sur la chaise longue au soleil, empoigne la tablette de chocolat qui n’a pas passé ses huit heures en isolement et me jette sur mon canapé pour me désinfecter une fois pour toute la tête...

    .....les mains « sales » ( soit 1 heure 10 sans les laver ; le temps qui leur était imparti était largement dépassé)

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