Si le public de Gad rit, c’est qu’il ne s’estime pas lésé, qu’il en a pour son argent en l’occurence.. (idem quand j’écoute une reprise de « summertime » avec un petit quelque chose de différent qui fait qu’on peut apprécier et l’original et sa reprise personnalisée, retravaillée, je ne m’estime pas lésée comme auditeur loin de là..)..
Les auteurs des reprises de Gad non plus semble t’il ne se sont pas estimé lésés, (d’ailleurs le devraient ils ?) puisqu’aucune plainte n’a été déposée.. (et puis cela serait ridicule à mon avis, que peut on leur prendre qui n’appartient qu’à eux et qui fait la différence (leur style, leur célébrité, leur talent propre)
perso comme beaucoup j’ai aimé, j’aime les sketchs sur le grand blond (notamment). Le style, la gestuelle de gad contribuent pour beaucoup au coté comique de ses spectacles.. bref on vient le voir, l’écouter aussi pour cela..
Tout ceci pour dire que j’ai éprouvé un certain malaise en visionnant cette vidéo. S’en dégage comme une intention malveillante sous-jacente, une volonté de nuire.. que je n’ai pas trouvé chez Gad, reprise ou pas reprise des sketchs de ses collègues humoristes..
Je crois bien qu’il l’a perçu lui aussi, d’ou sa riposte..
Votre calcul est basé sur un loyer qui ne correspond pas au prix d’un logement social...T1 . Ici dans le var, pour une ville moyenne, ils sont de : 250 euros pour un T1 de 25 m2 environ avec... un jardinet..(là encore selon, la surface il y a possibilité de faire un potager. Là encore, nombreux sont les maires qui mettent à disposition des minimas sociaux, des petits revenus un morceau de terrain à cultiver..)
Donc on va compter : entre 0 et 50 euros de part locative résiduelle.. en comptant large.
120 euros de chauffage cela correspond à un T4 (température moyenne : 20°)
Pour un T1 il faut compter avec chèque energie : 30 euros max mois.. sur 11 mois pour les fournisseurs d’énergie privés..
On en est déjà à 80...
Assurance habitation : 10 si mensualisé au max..
Eau : on va dire 30..
Rajoutez une connection internet : 10 euros la première année (tous les opérateurs ou quasi ont une offre promotionnelle) : 40 les suivantes
Allez je vais rajouter une assurance voiture : 30... evidemment pour l’entretien autant avoir des potes bricoleurs (il est bien rare dans un quartier de ne pas connaitre un ex mécano solidaire)
Bref, j’en suis tout compris à 190 euros de charges diverses incontournables ou quasi (on peut ne pas avoir de connection internet ni de voiture ou seulement l’un des deux)
Il reste donc approx 300 euros ou 290 pour l’alimentation, si je me base sur votre RSA avec AL ou une petite retraite équivalente..
Evidemment, si vous habitez dans le privé, si vous avez un logement trop grand, trop couteux (le parc social favorise les échanges) isolé dans une campagne mal pourvue en supermarchés et transports, si vous fumez, ca risque de coincer... idem en cas d’inflation non prise en compte..
La priorité à mon humble avis, c’est la formation professionnelle... la spécialisation dans certains secteurs notamment ou l’offre est abondante et les propositions affluent... (oui, cela existe !) fait face à certaines difficultés...
Quand l’organisme référent finance à hauteur de 137 euros une formation de 15 000 euros, que le demandeur d’emploi se doit de déménager à l’autre bout de la france pour obtenir une aide régionale faute de pouvoir accéder à un crédit, ce n’est pas évident...
Hormis cela :
Les minimas sociaux ? (rsa, minimum vieillesse), ils sont corrects ; si l’on tient compte de la part locative résiduelle du bénéficiaire lorsque celui ci est propriétaire ou vit dans un logement social approprié...(surface/coût), ne possède pas de véhicule ou roule fort peu... Son budget alimentation est alors de 10euros/jour..
Bref, sauf situations particulières (endettement, mauvaise gestion du budget), ce n’est pas non plus ce que l’on peut appeler la misère.. d’autant plus que le parc locatif social est en pleine expansion..
Quand à l’augmentation du smic, hors ajustement sur le cout de la vie, d’après mes recherches celle ci est suivie généralement d’une inflation tendant à compenser son coût pour l’employeur comme pendant les années qui ont suivi 1968...
Actuellement celle ci (l’inflation) est contenue, notamment grâce à l’importation de produits de base à bas cout (discount) dont la plupart sont d’excellente qualité.. Même le bio d’espagne ou d’italie est parfois moins cher que le produit standart francais aux pesticides (selon les enseignes)...
Des initiatives voient le jour qui permettent aux petits revenus d’avoir accès à la culture gratuitement..( installation dans le parc de mini bibliothèques à la portée de tous, en mode échanges... expositions de peinture, associations de loisirs fonctionnant grace au bénévolat..
Les transports : cout devenu dérisoire du billet de train province paris...en tgv
Mise en place de parking de co voiturage.. (partage de frais d’essence et de péage) pratique écologique... à quatre ou 5 dans une voiture c’est autant de moins de véhicules sur la route... donc moins de pollution.
le logement : généralisation de la co location, parfois intergénérationnelle.. pratique tendant à résorber la crise du logement en ville...
Malheureusement bien que cela soit nécessaire dans le monde ou nous vivons et au stade de notre évolution ; les lois, régles qui tendent à codifier, lisser les rapports humains en société, réprimer les stigmatisations diverses, n’empêcheront pas les hommes de se détester... d’user de violence (verbales ou autres), les uns envers les autres... de se jeter des reproches à la figure.
Devrait nous questionner ce paradoxe qui se revêle flagrant lors de l’agression verbale envers notre philosophe, soit : un homme traitant un autre de haineux, la narine frémissante de colère, allant jusqu’à le menacer des flammes d’un enfer-torture (à « peau renouvelable » pour l’éternité en l’occurence) pour faire bonne mesure au cas ou on n’aurait pas compris que le coléreux était dans le camp du « bien »., de l’amour ?.. de ce qui est juste.
dans un contexte ou l’on saccage tombes, livres et batiments religieux divers bref dans un climat délétère sur fond de difficultés économiques, soit propice à la désignation de populations boucs émissaires... Comment ne pas s’inquiéter ?
Sommes nous condamnés à reproduire/subir ad vitam aeternam par cycles, les erreurs et les horreurs du passé ?
Je crois bien pour ma part tant que nous ne prendrons pas conscience qu’il nous faut pour en finir un jour avec la violence, la terreur, la cruauté gratuite qui nécessite que l’on déshumanise l’autre pour s’en absoudre (ce qui en dit long sur au moins l’étincelle de prise de conscience de notre similitude) ;
Tant que nous ne prendrons pas conscience, qu’il nous faut disais je, pour réaliser une vraie paix autre que de papier, fragile par essence, transcender la dualité de notre mental, je crois malheureusement qu’il en sera ainsi..
Les murs, les lois, les armes n’y changeront rien. Les bonnes volontés si.
Une foule compacte, évitant tout contact visuel, semblant perdue dans on ne sait quelles pensées, bien que présente en chair et en os tout autours de moi, s’agite dans tous les sens, me croisant sans me voir comme m’excluant du vivant...
C’est alors qu’à l’insu de mon plein gré, un sentiment de profonde solitude m’ étreint, avec sa compagne l’anxiété (pour faire bonne mesure tant qu’on y est)... En témoigne ce coeur, (mon coeur, bordu !) qui soudain se met à battre de manière rapide et désordonnée comme s’il voulait me fuir lui aussi..
Tandis qu’en mon intérieur se met à souffler comme un vent de panique, en Echo, dans ce grand hall glacé dans lequel je me trouve en transit, le vent s’engouffre. Devant moi malgré ma vue qui se brouille, je perçois à quai ce long serpent métallique qui absorbe une marée humaine qui ne tarit pas et dans lequel je devrais moi aussi monter... ce que mon corps refuse de faire obstinément.
Celle ci se tasse, s’entasse, s’enlace, se piétine, se retracte enfin, réussissant ce tour de force qui consiste pour chaque élément de ce mêli mêlo de chair, à mêler son souffle à celui d’autrui sans le connaitre, sans même chercher à savoir à quoi il ressemble et encore moins s’il a faim, peur, froid, s’il est triste ou heureux.. Sans qu’un seul mot ne s’échange.
Quelque part, sur un autre quai bien plus loin, un cri fuse, déchirant, mélange d’articulation de mots fous, de maux flous qui se terminent sur une plainte, un gémissement...et qui me glace plus encore que ces rafales de vent qui emportent le peu qu’il me reste de chaleur corporelle avec ce cri, je ne sais ou...
Glacée jusqu’aux os, glacé jusqu’au coeur, je m’ effondre alors sur un banc, tandis que ma détresse intérieure prenant le contrôle de tout mon être laisse s’échapper larmes et gémissements...et cette supplication : « mon dieu, mon dieu, mon dieu... !
Une jeune fille, un humain sous forme d’une jeune fille, (ou bien est ce un ange déguisé en humain qui sait ?), se détache alors de la marée »humaine" qui ne se tarit pas, s’approche et s’enquiert de ma santé, me proposant de l’eau, le regard remplit de.... sollicitude...
Deux consonnes, une voyelle..... qui semblent faire toute la différence entre le sentiment de ne plus exister, d’être devenu invisible et celui d’appartenir au monde des vivants, de compter ne serait ce qu’aux yeux d’ un seul être...