@Gollum Vous vous êtes extrait de ce milieu avant d’en avoir suffisamment appris, car pour affirmer « Simone Weil ne s’est jamais convertie au catholicisme », il faut ne pas connaitre grand chose au catholicisme du XXe siècle, dont elle est une des plus hautes figures. Vous pouvez encore revenir pour finir de comprendre, il n’est jamais trop tard !
« extrême droite ». Voilà l’étendard de votre pensée. C’est très court : personne ne sait correctement définir « l’extrême-droite », pas plus que « les valeurs de la République ». Tout cela est à géométrie variable, comme tous les clichés qui forment le « prêt-à-penser » de ceux qui sont incapables de penser vraiment par eux-mêmes.
Je profite juste de votre prose sans saveur, que l’on peut résumer à cette phrase : « le RN c’est caca boudin », pour dire mon admiration pour Agoravox qui accueille sans aucun doute le plus vaste éventail d’opinions de tout le web francophone, et aussi le plus vaste éventail de QI, car si on y trouve beaucoup de médiocres qui feraient mieux d’apprendre en lisant plutôt que d’écrire des choses qui n’enseignent rien à personne, on y trouve aussi parfois quelques pointures qui éclairent de façon passionnante les problèmes de notre monde. Je vous laisse deviner dans laquelle de ces deux catégories je vous range pour ma part.
@LucDolmont Erratum : j’ai écrit au sujet de Rampolla « Il a failli être élu pape au décès de Pie X » au lieu de « Il a failli être élu pape à la place de Pie X ». C’est précisément Pie X qui a finalement été élu après le véto autrichien à la candidature de Rampolla. L’histoire a d’ailleurs montré que l’Autriche a payé très cher l’affront de ce veto à la franc-maçonnerie, puisque d’Empire central de l’Europe, elle a été transformée en petite nation périphérique.
@Eric F Le fait que de mauvais cardinaux aient été nommés par de bons papes n’a rien d’impossible : chez Molière, le Tartuffe abuse les dévôts. Mais dans la réalité également : le cardinal Rampolla fut l’homme de confiance du pape Léon XIII, et cependant un illuminati de la pire espèce, ennemi juré de l’Eglise. Il a failli être élu pape au décès de Pie X, son élection ayant été empêchée de justesse par l’appel de Mgr Jouin à l’empereur d’Autriche qui disposait encore d’un droit de veto sur un candidat. Sans ce veto autrichien, Rampolla eut été élu en 1914, et le concile Vatican 2 aurait sans doute eu lieu 40 ans plus tôt : Ne sous-estimez pas le talent des hypocrites, qui peuvent se faire passer pour des modèles de vertu auprès des sages eux-mêmes, ceux-ci ayant peine à imaginer possible un certain degré de cynisme, d’où il vient qu’ils peuvent être trompés.
Mais le plus intéressant de votre dernière contribution est ici :
« Il y a eu des représentants des autres religions (d’où la désignation en tant que concile oecuménique), mais dialoguer ne signifie pas être affilié »
Vous montrez ici que vous avez vous-même été intoxiqué par la dénaturation du terme « oecuménique » qui est justement le « grand oeuvre » de la fourberie de Vatican II : En effet, cherchez, et vous découvrirez aisément que les 20 conciles précédents ont tous été déclarés « oecuméniques », ce qui les distinguait des synodes diocésains ou métropolitains : « oecuménique » signifiait que toutes les autorités catholiques pouvaient y prendre part, indépendamment de leur appartenance nationale ou territoriale.
Le fait d’inviter des protestants et des orientaux, même comme simple observateurs, est une innovation de Vatican II, et dénote une acception viciée du terme « oecuménique » : l’Eglise universelle est universelle, elle n’est pas une partie de la vérité. Or Vatican II fait semblant d’admettre que la vérité ne serait que partiellement dans l’Eglise catholique, qui devrait se « mettre à jour » en piochant chez les protestants hérétiques ou les orientaux schismatiques : sous une apparence de générosité ou d’objectivité, comme vous voulez, c’est précisément le rejet implicite des vérités révélées qui est réalisé ici.