« Si on ne paie pas un logiciel, alors qui finance son développement ? » Qu’on se la pose soi-même ou qu’elle sorte de la bouche d’un décideur, cette question reste trop fréquemment posée. Au delà de l’anecdote, elle révèle une incompréhension des fondements économiques du Libre préjudiciable à nombre d’entreprises, car elle les cantonne dans un schéma d’innovation vieillissant.
Le Gartner Group estime que les grands organismes font appel au logiciel libre pour 80% de leurs besoins d’infrastructure. L’étude FLOSS Polls a confirmé cet ordre de grandeur côté administrations, en faisant apparaître un élément surprenant : plus du tiers des organismes utilisateurs d’Open Source... ne le savent pas !
La majorité des décideurs n’ont que de vagues idées, souvent fausses, sur les aspects juridiques, les modèles économiques, les opportunités d’innovation dans le monde du logiciel moderne. Au delà du cercle fermé des informaticiens initiés, beaucoup pensent encore que ces questions ne les concernent pas. C’est une erreur, car les démarches d’innovation ouverte seront une clef pour la société de l’information - et le logiciel libre en est à l’avant-garde.
Dépasser le modèle propriétaire
Les années 80 ont vu monter en puissance les éditeurs de solutions propriétaires. Grâce à un effort de R&D interne, ceux-ci créent des logiciels dont ils vendent des licences. Ce schéma est simple et compréhensible par tous.
Mais en 25 ans le monde a changé. Internet a révolutionné les usages. Des communautés mondiales se sont créées. La base de code libre de qualité professionnelle double tous les deux ans. Vu son rythme de croissance exponentiel, la logique Open Source pourrait devenir devenir la référence, et l’édition propriétaire un phénomène à la marge.
Une étude commandée par la Commission Européenne a mis en évidence fin 2006 que la contribution des entreprises européennes aux projets libres représentait un investissement de 1,2 milliard d’euros. Mais la base de codes à leur disposition, forte de centaines de milliers de projets, leur aurait coûté plus de 12 milliards si elles avaient dû la développer en interne. Par cet effet de levier, le Libre permet aux entreprises européennes d’économiser 36% de R&D dans le domaine du logiciel pour mieux investir ailleurs.
Pour ma part je trouve que l’auteur a raison sur un seul point, même si l’évidente provocation qu’il à commise le disqualifie d’emblée de parler de pauvreté. Il pointe le fait que les gens n’ont plus conscience de la valeur des choses et tombe dans le piège de croire que la classe la plus défavorisée est la seule concernée.
Il parle de possessions matérielles alors que le ferment de la colère se répand face à l’attitude crapuleuse d’une minorité aux commandes. Bref, ça m’étonnerait pas qu’une personne tenant de tels discours soit largement à l’abri du besoin.
Son message c’est « vous n’avez qu’a manger de la brioche » revisité et habillé avec les préoccupations du moment, décroissance de la qualité de vie et développement durable de la misère...
Votre article est intéressant mais il s’adresse à un public qui veut encore croire que nous vivons dans une démocratie médiatico-parlementaire ou l’expression de nos votes serait respectée et mise en application. Hors nous savons désormais qu’il en est rien et que la posture même de rebelle fait partie de la panoplie des rôles qu’il nous est permis de jouer dans le théatre global.
Le rebelle d’aujourd’hui, culpabilisé par le mythe du rebelle agressif et jugé immature, ne songe qu’à ressembler à l’image autorisée du rebelle de salon, largement diffusée par la société du spectacle. Rebelle oui, mais rebelle respectueux des limites imposées par ceux qui l’exploitent.
Désireux de s’intégrer au système, d’avoir un bon boulot et persuadé qu’il est définitivement impossible de changer les choses de l’extérieur, il est surtout inquiet de perdre son petit confort matériel. Sa principale justification pour sa soumission au système est la nécessité d’une insurrection intelligente, ce qui fait passer sa jalousie envers la bourgeoisie pour de la réflexion stratégique.
Lorsque la temporisation se transforme en rejet brutal de toute action efficiente et que l’hostilité nécéssaire et légitime à l’encontre de l’idéologie dominante est jugée excessive, nous n’avons plus affaire à un rebelle intelligent mais à un larbin apeuré.
Son entêtement à vouloir changer les choses par le vote alors que la nation brule et que les seuls pompiers qui s’activent sont des pyromanes confondus ne fait que démontrer que la seule conclusion possible à une opposition de complaisance est l’intégration pure et simple au système décrié.
Article juste mais trop optimiste qui considère qu’ils nous reste encore 40 ans avant que tout ne se désagrège. Pourtant on voit déjà les lézardes et les premières fissures.
Malheureusement on a pas 40 ans devant nous car au point où nous en sommes et vu la nature des décisions politiques qui n’adressent très imparfaitement que le très court terme, on sombrera bien avant.
C’est juste une pièce de théatre pour amuser les foules. Vous croyez sincèrement que les adeptes de la « Real Politik » en ont quelque chose à faire des cadavres que les deux pays trainent dans leur placards ?
Dix-neuf ans après la fermeture de B2-Namous, le Nouvel Observateur
révélait l’existence de cette base française d’essais d’armes chimiques
de plusieurs milliers de kilomètres carrés dans le Sahara algérien (N.O,
23/10/1997), ce qui n’est pas rien, mais aussi la complicité foncière
des liens entre états et armées, français et algériens, quels que soient
leurs simulacres de chicanes officielles, ce qui est bien plus.