Les Algériens ont beaucoup souffert et l’on ne saurait dire depuis combien de temps ils souffrent, les périodes de paix propices à la consolidation ayant été si rares.
Plutôt que de se lamenter une fois encore sur les causes de la situation actuelle, il faudrait accepter le fait que ce n’est pas possible de gouverner un ensemble de régions et de peuples aux identités si fortes sans les ramener toutes à un dénominateur commun. Dans un sens tout les pays issus de la colonisation sont des poudrières à ciel ouvert.
L’échec flagrant de ce rassemblement autoritaire sur les bases de la oumma arabe et de l’Islam en dit long sur le désir de liberté et de modernité des Algériens, à l’image de tous les autres peuples du monde. Il eut éte plus juste de rassembler sur les valeur propres à la démocratie et au respect des droits humains.
On ne peut malheureusement aller contre le sens de l’histoire. A l’heure ou les peuples du monde se libèrent pour vivre en conformité avec leurs cultures et leurs valeurs, les hommes politiques Algériens ne persistent aveuglément dans une utopie qu’ils qualifient de « unique et indivisible » que pour mieux masquer leur comportement clanique.
Depuis le Plant Patent Act jusqu’aux controverses actuelles sur la brevetabilité du vivant et des logiciels, nous avons suffisamment de recul pour comprendre qu’il est nécessaire d’établir des règles d’éthique universelles.
C’est sur que ce n’est pas aussi rentable que la taxe carbone...
« Je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la
probité dans l’exercice de la médecine. Je donnerai des soins gratuits
aux indigents, et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon
travail. Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce
qui s’y passe, ma langue terra les secrets qui me sont confiés, et mon
état ne servira pas à corrompre les moeurs ni à favoriser le crime. Je
ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de
race, de parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon
devoir et mon patient. Même sous la menace je n’admettrai pas de faire
usage de mes connaissances médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueux et reconnaissant envers les maîtres, je rendrai à leurs
enfants l’instruction que j’ai reçus de leurs pairs. Que les hommes
m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois
couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque ».
Les abris sous-terrains que l’on retrouve partout en Norvège, en Suisse et ailleurs sont la meilleure preuve qu’on peut avoir confiance dans le genre humain...pour s’autodétruire tôt ou tard.