Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« Est-ce normal d’être obligé à l’exil d’un pays qu’on voulait servir et par lequel on a été élu démocratiquement ? »
Il est vrai qu’Allende aurait plutôt dû être jugé et condamné pour sa responsabilité dans les activités illégales et anticonstitutionnelles de son gouvernement.
« Il me semble que la majorité l’a élu. »
Allende n’a jamais recueilli la majorité des voix des Chiliens, ni les députés de l’Unité Populaire non plus ; aux élections présidentielles de 1970, il a obtenu seulement 36,6% des votes et n’a accédé à la présidence qu’au terme d’une triangulaire, grâce à une disposition spéciale de la constitution chilienne et en escroquant les parlementaires démocrates-chrétiens. Si l’élection présidentielle chilienne s’était joué sur deux tours, comme en France, il est certain qu’Allende ne serait jamais parvenu à la présidence.
« Quels sont les « représentants du peuples » dont vous parlez ? »
Ceux qui furent élu par les Chiliens en mars 1973 et qui donnèrent la majorité aux partis réunis en opposition au gouvernement d’Allende.
« ...bizarrement la CIA n’a pas débloqué de fonds pour le faire sauter celui-là. »
« ...c’est sur que le régime de pinochet, avec ses dizaines de millier d’arrestation et de torture, ses millier de disparus... »
En quoi les crimes de la dictature militaire exonéreraient Allende et le gouvernement de l’Unité Populaire de leurs responsabilités dans la destruction du système démocratique chilien ? Le gouvernement d’Allende fut anti-démocratique et ne cessa de violer les lois et la constitution du Chili en plus de couvrir et protéger des criminels. Si le parlement chilien en arriva à faire appel aux militaires pour empêcher l’Unité Populaire d’imposer une dictature socialiste, ce n’est pas seulement pour une affaire de privatisation du cuivre (qui, au demeurant, est toujours resté majoritairement nationalisé, même sous la dictature militaire, jusqu’à aujourd’hui encore).
« ...si il faut tu n’étais pas nés lors de ces évènements au CHILI de l’époque , alors ton article ne tient pas la route ! »
Rarement on aura lu une réfutation aussi ridicule.
Non, je n’étais pas né. Mais les documents et les témoignages existent. Et que racontent-ils ? Par exemple, le toujours vivant Patricio Aylwin, premier président chilien élu après la dictature, qui déclarait que le gouvernement d’Unité Populaire tentait d’imposer une dictature socialiste et que l’armée sauva le pays d’un désastre semblable à celui que connurent les autres dictatures socialistes dans le monde. Ou alors, cette résolution du parlement chilien d’août 1973 qui demande aux militaires et aux forces de police de mettre fin aux agissements illégaux et anticontitutionnels du gouvernement Allende. Etc.