"Pour le Pape et ses copains fondamentalistes et négationnistes, l’Occident, c’est foutu. Le matérialisme scientifique, l’individualisme forcené qui y règnent rendent inaudibles ces paroles d’une grande sagesse. Restent l’Afrique, et surtout l’africain. Certes, c’est un sacré fornicateur, un enfant malappris, un naïf béat, un adorateur des arbres et des vents mais justement, il est encore malléable, influençable, simple d’esprit, intimidé par les habits flamboyants et les discours totalitaires."
En tant qu’Africain, vivant en Afrique qui plus est, quand je lis ce genre d’argument, je me dis que le raciste dans cette affaire, c’est vous.
C’est vous qui faites un procès d’intention au pape en étalant au passage ce que vous pensez des Africains, "fornicateurs, malappris, naïfs etc."
Je ne suis pas catholique mais je comprends parfaitement la position du pape. Il n’a pas à entonner les modes décadents d’un occident impie, constitué d’homosexuels, de cupides de pervers et autres gens de mauvaise vie, comme vous, qui voudraient donner des leçons au monde entier.
"Si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra t-on ? "
Un dirigeant spirituel doit rester dans son rôle de dirigeant spirituel. Il doit rester une référence dans le monde perverti que des hommes comme vous appelez de tous vos voeux. Si la référence bouge, que restera t-il aux âmes en détresses à part des vos vomissures ?
Les Africains sont comme tous les autres peuples : ils pratiquent leurs religions avec autant d’hypocrisie.
Croire qu’ils ont besoin de l’aval du pape pour porter ou non un présevatif est l’argument infantilisant et mensonger répandu dans les médias occidentaux.
Les capitalistes occidentaux préparent la société de demain.
Chaque fois que je vais en France, je me marre : mes potes achètent de l’eau en bouteille, font attention au sucre et au gras, ne fument plus (ou tentent d’arrêter de fumer désespérément), font sport, ont peur de la fumée des pots d’échappement et de la pollution des villes etc. La liste est trop longue.
Logiquement, la prochaine étape, c’est d’interdire le bon vin de table (je crois vais m’ennuyer ferme lors de mes futurs déplacements dans ce pays), en attendant qu’ils décident d’interdire le sexe, le rire, le fait de respirer l’air du dehors, l’air qu’il faudra acheter en bouteilles (qu’ils vous vendront bien sûr) sous peine de taxes et autres déremboursements.
Et l’actualité du monde blanc est restée blanche comme la mort : crise financière, clodos qui meurent de froid, guerres, suicides dans les prisons etc...