JDD : Prendre dans votre équipe des personnalités du parti socialiste, c’est aussi un calcul politique ?
NS : Je le répète, je ne dois pas être l’homme d’un seul parti. Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu’il m’a paru être le plus apte à ce poste. J’ai déjà présenté sa candidature à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush... Je sais que c’est un poste très convoité. Pour l’obtenir, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte, Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI. Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu’il est socialiste ? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça. Je n’ai pas demandé à Dominique Strauss Kahn de ne plus être socialiste. Le Président de la République doit rassembler.
Ce n’est pas mon cas, mais avez-vous pensé aux gens de taille modeste qui se sentent blessés par ces incessantes références à la taille ou au physique ? Parlons des idées (si il y en a) mais laissons tomber le côté physique, ça n’apporte vraiment rien, au contraire.
Ce qui est amusant à noter c’est d’un part Hollande considéré comme gauchiste par les gens de droite, et considéré comme libéral par la gauche tendance radicale.