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Marc Dugois

Marc Dugois

Retraité d'une vie bien remplie d'HEC avocat d'entreprises en difficulté, je constate l'effondrement général d'un monde qui ne tient que par la montée vertigineuse d'emprunts non remboursables et par la croyance enfantine mais généralisée qu'il est normal et facile de laisser davantage à ses enfants que l'on a reçu de ses parents, ce qui dispense de trouver un autre sens à sa vie. Cette croyance se fonde sur une création mythique de richesses chiffrée par le PIB qui n'est que la somme de toutes nos dépenses financée par l'emprunt. On ne peut s'enrichir qu'en en appauvrissant d'autres qui, s'ils le font volontairement, justifient l'enrichissement.
Sur ce constat j'essaie de m'expliquer les racines de notre mal et de voir si, avec d'autres et en comprenant ce qui se passe, il serait encore possible d'affronter la machine suicidaire qui nous détruit et que pourtant nous alimentons.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2018
  • Modérateur depuis le 23/11/2018
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Derniers commentaires



  • Marc Dugois Marc Dugois 15 juin 2019 20:01

    @JL
    Désolé ! Nicolas Baverez le 12 mai dans le Figaro. Merci de me le faire remarquer.



  • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2019 14:08

    @joletaxi

    Seuls les associés dans une SARL ou dans une SCI ou les actionnaires dans une société par actions (les administrateurs sont obligatoirement actionnaires d’au moins une action) peuvent avoir un compte courant dans la société. Ce compte courant ne doit jamais être débiteur dans une société commerciale.

    Ce qui surprend à juste titre beaucoup d’observateurs c’est qu’en comptabilité débiter un compte veut dire le remplir et le créditer veut dire le vider, ce qui va à l’inverse du bon sens apparent. La raison en est que si la banque crédite votre compte en ses livres d’une somme en se reconnaissant votre débitrice de cette somme, vous débitez son compte en vos livres de cette somme en vous affirmant son créancier de la même somme.



  • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2019 12:47

    @joletaxi
    @Garibaldi2

    Attention aux observations hâtives. Il peut y avoir des comptes courants débiteurs dans une société civile, SCI par exemple. Ce n’est interdit que dans les sociétés commerciales.

    En comptabilité le bilan est une photo et le compte d’exploitation un film entre deux photos. La photo constate d’ou vient l’argent au passif et où il est à l’actif. La différence entre les deux donne le bénéfice ou la perte depuis la dernière photo. On retrouve le même résultat dans le film avec son explication entre ce qui est rentré et ce qui est sorti. Tout le reste est technique ou réglementation.



  • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2019 10:58

    @Hervé Hum

    Vous soulignez là le drame fondamental actuel. La monnaie n’est plus créée postérieurement à une production reconnue comme richesse par le groupe, ce qui en faisait une créance reconnue sur le groupe en légitimant son pouvoir.

    Aujourd’hui la monnaie donne toujours le pouvoir mais elle est fabriquée par les banques par la double écriture sans production utile antérieure. La monnaie actuelle ne fait donc que dévaloriser la monnaie existante antérieure entraînant la hausse des prix et l’immoralité de son pouvoir. 



  • Marc Dugois Marc Dugois 15 mai 2019 10:46

    @Hervé Hum

    Vous seriez sans doute plus efficace en évitant de me faire dire des choses que je ne pense pas et en étant plus démonstratif dans vos affirmations. J’ai relu attentivement vos écrits et j’ai eu une vraie difficulté à différencier ce sur quoi j’étais d’accord, ce sur quoi je me différenciais et ce que j’avais du mal à comprendre.

    Pour que l’argent que vous avez en poche ait un minimum de valeur, il faut nécessairement, absolument, impérativement, que quelqu’un soit d’accord pour dédier une partie de son temps de vie ou travail contre ce billet, sinon, il aura plus de valeur pour se torcher le cul.

    Vous dites à votre manière que la monnaie est un titre de créance sur n’importe quel membre du groupe et j’approuve cette réalité généralement mal comprise.

    De fait, moins vous disposez de réserve de monnaie, plus vous êtes dans la nécessité de travailler (sauf à voler) pour subvenir à vos besoins primaires. Par contre, plus vous disposez de réserve, moins vous êtes dans le besoin et à un certain niveau, vous n’avez aucun besoin de travailler, dédier de votre vie à cette activité, parce que votre réserve constitue une créance sur autrui telle que ce n’est pas nécessaire.

    Vous soulignez le besoin général d’argent sans distinguer dans ceux qui en possède, si cela vient d’un travail, d’un héritage ou d’un vol, ce qui n’est pas du tout la même chose vue par le groupe.

    Mais ne voyez-vous pas qu’on a affaire aux mêmes causes, que l’emprunt ne constitue fondamentalement qu’une avance sur le travail ?

    Nous sommes sur ce point en désaccord car la monnaie étant un titre de créance, elle doit être causée, la cause étant toujours antérieure à son effet. Une avance monétaire est un acte de charité et non économique. Il est essentiel en économie que l’apport utile soit antérieur à la création monétaire qui ne fait que le constater et c’est le point sur lequel les banques ont tout faux.

    La dette, liée au besoin, que je nomme systémique, est un devoir de soumission au créancier en échange d’une somme d’argent, donnant donc lieu à un contrat plus ou moins équitable, selon le rapport de force ou plus rarement, selon l’éthique du créancier. Ce n’est qu’une fois rempli la partie dette par son travail, que le salarié obtient le droit correspondant. En prenant possession de l’argent. Il devient alors créancier de cette somme sur tous ceux qui sont en demande d’une telle somme d’argent. Il a donc rempli cette dette par son travail, son temps de vie dédié, pour pouvoir en détenir la créance.

    Si je vous ai bien compris vous considérez l’employeur comme un créancier dont le salarié est de fait débiteur et donc soumis tant qu’il n’a pas gagné son propre titre de créance pour en soumettre d’autres. Je vois dans cette analyse un rétrécissement de la société à une dualité entre employeur et employé. Pour moi tous les membres du groupe sont à la fois créanciers et débiteurs. L’employeur doit avoir des clients qui sont ses employeurs et l’employé est l’employeur de tous ceux à qui il donne de l’argent par le ruissellement.

    Ce que j’écris est tautologique et pourtant, très peu de gens arrivent à saisir la simplicité, l’évidence logique de ce que j’écris, parce que l’enseignement reçu est si bien tordu et que vous êtes si convaincu qu’on ne saurait vous avoir menti à l’insu de votre plein gré, que vous affirmez que ce que j’écris est un salmigondis.

    Peut-être pourriez-vous réintroduire le doute dans vos convictions pour qu’elles soient moins des certitudes et que vous vous sentiez moins « glacé de solitude dans un monde bourré de certitudes » comme dit la chanson.

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