Pierre
Même réflexion que plus haut. Toujours plus , toujours plus fort avec le sang des autres.
De plus, même s’il décrit un échec, ce texte ne débouche pas sur un constat d’échec global et définitif.
Je suis sûr que la révolution bolivarienne ira de succès en échecs, d’échecs en succès ; c’est la vie de toute révolution. L’important c’est qu’elle continue.
Le trotskisme a pour constante de ne JAMAIS se retrouver dans la construction du socialisme confronté au réel. Ce n’est pas nouveau, c’est leur marque de fabrique ; ça, leur manie du scissionisme, leur entrisme, leurs tentatives de prendre le pouvoir dans les vraies organisations de lutte pour les dévoyer et leur façon de donner des leçons à ceux qui FONT.
Aucun intérêt.
Je crois que vous cherchez désespérement à justifier à l’aide de n’importe quoi et n’importe qui vos propres réticences.
Cette dernière contribution m’a plus interessé. Elle n’a pas le même ton que l’article et incite à la reflexion, ce qui change tout.
On a parfaitement le droit de se poser des questions à condition de respecter les expériences faites au Venezuela.
Il est sans doute vrai que la corruption n’a pas disparu comme par enchantement et des difficultés de tous ordres vont certainement se révéler, mais la question qui se pose en ce moment , c’est la survie de l’expérience face aux maneuvres réactionnaires diverses.
Il est évident que si la révolution bolivarienne est sans cesse menacée, elle risque de se durcir. A qui la faute ? C’est ce qui est arrivé à Cuba, en guerre depuis 50 ans et même aux débuts de l’UnionSoviétique quand le monde entier a tenté de briser militairement la révolution, par la terreur blanche.
On n’analyse jamais les déviations des révolutions en terme de responsabilité de la réaction ; c’est pourtant un facteur capital.
En attendant , les progressistes doivent soutenir de toutes leurs forces le Venezuela de Chavez, la Bolivie de Morales, l’Equateur de Correa, le paraguay de Lugo, le Nicaagua sandiniste, etc...Ce sont des lumières dans un monde de ténèbres capitalistes.
Chez nous, comme aux USA, on change régullièrement de dirigeant : pour faire la même politique au fond, à quelques détails près. L’avantage ne me parait pas probant.
De plus, se permettre de critiquer des progressistes qui font leurs expériences, nouvelles et démocratiques, dans des pays qui n’ont connu que les horreurs, les massacres et les tortures de gouvernements mis en place et maintenus de force par les USA, je trouve ça totalement indécent.
Je le regrette d’autant plus pour l’auteur que je le lis d’habitude avec intérêt.
Si Allende avait pu s’appuyer plus sur les chiliens pauvres, et se défendre vigoureusement sur le plan politique sans tenir compte des donneurs de leçons, le Chili aurait peut-être pu éviter Pinochet.