Je me rappelle certains journalistes qui osaient faire croire qu’ils étaient sur le terrain, lors de la première guerre du Golfe. Ils étaient, certes, au Koweit ou en Arabie Saoudite, mais sur les terrasses des hôtels, au courant de pas grand chose sinon de la radio locale. Cela avait été vivement critiqué par la profession.
Se baser sur des photos prises sur le vif pour acréditer l’information ? La manipulation de l’image existe aussi.
Je ne partage pas ton argument sur les députés qui auraient le temps de parler dans le vide. Si un député fait bien son boulot, il est pris à temps complet. Il n’y a pas que les réunions de l’Assemblée, il y a toutes les réunions de bureau qui, elles, préparent les textes de lois, et le travail sur le terrain. Cela dit, on pourrait aussi limiter le nombre de parlementaires.
Je recopie un extrait de Daniel Arasse, Histoires de peintures :
« Ce qui m’intéresse dans la période contemporaine, c’est l’ouverture des pratiques et l’ouverture des oeuvres à l’action du spectateur. Celui-ci devient co-auteur. Donc, même la notion de spectateur, née au XVIII° siècle, n’a plus de sens. A la fin du XX° siècle, elle n’a pas disparu puisque des oeuvres se poposent toujours aux spectateurs, mais beaucoup sont considérées comme des oeuvres d’art sans avoir de spectateurs mais plutôt des coacteurs, ou des coauteurs, ou des coperformeurs... La notion d’oeuvre est très critiquée, on préfère le processus de création à l’oeuvre elle-même, cela montre en même temps qu’on a toujours besoin de l’art... »
Je précise aussi que Daniel Arasse avait écrit à propos du photographe Andres Serrano et du peintre allemand Anselm Millet à la demande de .... Yvon Lambert.
Pour revenir au coup de poing, je recherche dans mes documents une affiche ou une reproduction de tableau représentant une déchirure povoquée par un coup de poing. Mes propos ne cherchent pas à minimiser ou à excuser le vandalisme de désoeuvrés à Orsay.