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  • marine marine 24 mai 2008 11:27

    @ Avatar

    Vous usez votre salive ou le bout de vos doigts pour rien. Les "vérités" qu’ils profèrent ne peuvent être discutées. Ils ont des oeillères, l’esprit fermé à double tour par un cadenas dont ils ont avalé la clé. C’est ce qui, sans aucun doute, leur donne des aigreurs d’estomac et les rend si acides. On ne peut que compatir à leur malheur. La vie doit être si difficile pour eux.

    Je propose un instant de recueillement en faveur de tous ces malheureux rongés de l’intérieur par leurs sucs gastriques.

    cordialement, aigue-marine.



  • marine marine 24 mai 2008 11:18

    "on ne nait pas xénophobe on le devient"

    Je ne peux que souscrire à ceci. Cette maladie de l’esprit vient par l’éducation ou la non-éducation plutôt. 30% de la population de la France aujourd’hui n’est pas "de souche" française. J’attend avec une impatience non dissimulée le jour où nous serons tous métis. Les disparités et autres fariboles racistes et xénophobes s’éteindront alors d’elles-mêmes et nous pourrons enfin respirer en paix.

    Certains d’entre nous vivent encore au Moyen-Age, et j’entendais encore récemment sur un marché quelqu’un parler des Maures en terme peu flatteurs. Comment peut-on encore utiliser ce mot. Décidemment, nous ne vivons pas tous sur la même planète, d’aucuns doivent arriver d’un autre espace-temps. Je ne m’explique pas cela autrement ...

    Je m’en vais de ce pas acheter ce livre, voir de quoi il en retourne. Discuter d’un livre qu’on n’a pas lu revient à faire du verbiage et parler dans le vide. De même qu’on ne convaincra jamais les xénophobes et nazillons de tout poil qu’un nègre ou qu’un arabe est un être humain au même titre qu’eux. Quoique parfois, je me demande lesquels on devrait rejeter de la catégorie "être humain" pour les placer dans celle des amybes unicellulaire mono-neuronale

    cordialement, aigue-marine.



  • marine marine 23 mai 2008 22:26

    Et la Mère fermant le livre du devoir,
    S’en allait satisfaite et très fière, sans voir,
    Dans les yeux bleus et sous le front plein d’éminences,
    L’âme de son enfant livrée aux répugnances.

    Tout le jour il suait d’obéissance ; très
    Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits,
    Semblaient prouver en lui d’âcres hypocrisies.
    Dans l’ombre des couloirs aux tentures moisies,
    En passant il tirait la langue, les deux poings
    A l’aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
    Une porte s’ouvrait sur le soir : à la lampe
    On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
    Sous un golfe de jour pendant du toit. L’été
    Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
    A se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
    Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.

    Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
    Derrière la maison, en hiver, s’illunait,
    Gisant au pied d’un mur, enterré dans la marne
    Et pour des visions écrasant son œil darne,
    Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
    Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
    Qui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue,
    Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
    Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
    Conversaient avec la douceur des idiots !
    Et si, l’ayant surpris à des pitiés immondes,
    Sa mère s’effrayait ; les tendresses, profondes,
    De l’enfant se jetaient sur cet étonnement.
    C’était bon. Elle avait le bleu regard, − qui ment !

    A sept ans, il faisait des romans, sur la vie
    Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
    Forêts, soleils, rios, savanes ! − Il s’aidait
    De journaux illustrés où, rouge, il regardait
    Des Espagnoles rire et des Italiennes.
    Quand venait, l’œil brun, folle, en robes d’indiennes,
    − Huit ans, − la fille des ouvriers d’à côté,
    La petite brutale, et qu’elle avait sauté,
    Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,
    Et qu’il était sous elle, il lui mordait les fesses,
    Car elle ne portait jamais de pantalons ;
    − Et, par elle meurtri des poings et des talons,
    Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

    Il craignait les blafards dimanches de décembre,
    Où, pommadé, sur un guéridon d’acajou,
    Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
    Des rêves l’oppressaient chaque nuit dans l’alcôve.
    Il n’aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu’au soir fauve,
    Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
    Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
    Font autour des édits rire et gronder les foules.
    − Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
    Lumineuses, parfums sains, pubescence d’or,
    Font leur remuement calme et prennent leur essor !

    Et comme il savourait surtout les sombres choses,
    Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
    Haute et bleue, âcrement prise d’humidité,
    Il lisait son roman sans cesse médité,
    Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
    De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
    Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
    − Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
    En bas, − seul, et couché sur des pièces de toile
    Écrue, et pressentant violemment la voile !

     

    Ceci n’appelle aucun commentaire. Cela parle de lui-même. La version en musique du grand Léo est une pure merveille.

    Après les polémiques mousseuses ? moussantes ? de Raphaël TrucChose me laissent de marbre, d’autant que le bonhomme se réfugie derrière des arguments à la noix pour éviter de répondre.

    (douce nuit également Blondinette)

    Cordialement, aigue-marine.



  • marine marine 23 mai 2008 22:17

    La guerre civile c’est franchement pas mon truc. Je suis pacifiste.

    C’était juste une petite réaction, vaguement ironique, sur Raphaël TrucChose, que je trouve au dela de la mégalomanie. A ce niveau, ça n’a plus de nom ...

    Mais on s’éloigne franchement de Rimbaud là non ?

    Cordialement, aigue-marine.



  • marine marine 23 mai 2008 21:53

    ça m’a toujours fait sourire ces mecs qui causent ... qui causent ...

    aucun désir là d’dans ! juste un p’tit sourire en coin ...

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